Chrétiens dans l’Enseignement public

Avant la rentrée, avec Philippe Bacq

Chrétiens dans l'enseignement public Chrétiens dans l'enseignement public   Les "Chrétiens dans l'Enseignement public“ ont pris le temps d'une journée de grand air et de réflexion avant la rentrée scolaire.

 

Lors de la rencontre d’avril, des témoignages avaient montré un système d'instruction publique en crise, des personnels qui paraissent de moins en moins nécessaires dans transmission des savoirs, des enseignants qui, pour beaucoup, ne s'estiment pas consacrés prioritairement à la mission d’éducation et souffrent d’un manque de soutien social, des débutants lancés avec une formation bricolée… Il n’y a plus guère de consensus sur ce qu'est enseigner ou sur les conditions de l'éducabilité, un partenariat avec les parents de plus en plus difficile, des familles qui scolarisent leurs enfants mais ne croient plus à l’école actuelle, une attente des jeunes largement utilitaire.

 

L'enseignant chrétien ne peut échapper à un état de tensions éprouvant. Un point d'ancrage essentiel est alors de considérer alors chaque enseigné, comme fils de Dieu, dans son parcours de vie propre et lui donner conscience, autant que possible, qu'on considère comme important de l'aider à progresser.


Philippe Bacq, jésuite, professeur au centre Lumen Vitae de Bruxelles, a participé à notre réflexion. Il nous a aidés à nous situer comme croyants dans ce quotidien : être chrétien dans le milieu de vie, c’est apporter une certaine qualité de relation avec les élèves, avec les autres enseignants. Il faut dépasser la culpabilité de ne pas parler de Dieu en toute circonstance, mais en contrepartie mettre l’accent sur la relation, se préoccuper des plus faibles.


Jésus a délivré tous les hommes rencontrés de ce qui les empêchait d’être dignes. Dans beaucoup de familles, il y a un déficit parental dû à des situations sociales. On peut guérir des enfants en les aidant, en les respectant, leur donner « une figure d’humanité « suggérer le désir de vivre ; les rendre plus heureux d’exister.


Une douzaine de personnes ont bravé les conditions météo pour la balade de rentrée. Ils y ont retrouvé le partage de l’expérience humaine et de l’Ecriture. Dieu invite à la confiance ; est-ce qu’on répond à son appel ? A chacun de lire les « signes des temps » et voir comment, à travers des routes diverses, se vit l’Evangile.


L’attention aux réalités a été au cœur des échanges, lors de la rencontre nationale d’animation en août : sortir de ses certitudes - ce qui n’exclut pas les convictions – faire les déplacements nécessaires pour être capable d’accueillir, rechercher les outils d’analyse pour contrer les arguments fallacieux et les raisonnements biaisés, permet d’avancer en humanité.
C’était encore l’invitation de l’aumônier du CCFD au cours de la session d’été : « l’Ecole dans le monde, le monde dans nos classes ». « Est prophète celui qui est capable d’analyser et de relever ce qui va contre le bien commun aujourd’hui, et ce qui peut donner sens au monde ». A nous d’ouvrir les yeux dans les classes, dans nos vies pour accueillir la bonne nouvelle.
Dominique Thibaudeau
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Article publié par E.H. Communication Diocèse • Publié • 2118 visites