Festival du scoutisme

A Lille, des milliers de scouts se sont tendu la main

   

Festival du scoutisme Festival du scoutisme   

Dimanche dernier, c’était la fête. La grande famille du scoutisme a soufflé les 100 bougies de son mouvement dans douze villes de France. À Lille, l’esplanade du champ de Mars et les remparts avaient été choisis pour recevoir entre 10.000 et 15.000 scouts et amis.

 

Podium et écran géant, stands et espaces de jeu, de la musique, des ballons, du soleil et beaucoup de couleurs… Tous les ingrédients étaient réunis pour que la fête soit grandiose.

 

En ouverture du festival, un jeu scénique et une vidéo ont retracé l’histoire du scoutisme. Au candide qui affirmait que le scoutisme était ringard, les acteurs ont montré un mouvement jeune et moderne. Une délégation des mouvements organisateurs a été invitée sur scènes : les Éclaireurs et éclaireuses unionistes de France, les Éclaireurs neutres de France, les Éclaireuses et éclaireurs israélites de France, Les Guides et scouts d’Europe, Les Scouts et guides de France et les Scouts unitaires de France. D’autres mouvements amis étaient présents, notamment des scouts britanniques, belges  et des scouts polonais. Tous ensemble, ils ont lancé une après-midi de folie.

 

Les activités sportives ont eu beaucoup de succès, certainement parce qu’elles étaient toutes délirantes. Une course de lit mettait en œuvre entre quatre et six pousseurs sur une piste plutôt technique. Une course de chars constitués d’un essieu, de deux roues et d’un brancard en bois était sans cesse interrompue par la perte d’une pièce… Toutes les activités rassemblaient sans distinction les scouts des différents mouvements. Mais quand il s’agissait de constituer des équipes, comme pour les matches de rugby (sans limites de terrain !) ou de babyfoot humain, les mouvements prenaient plaisir à se mesurer entre eux. Mais l’ambiance était telle que bien malin est celui qui peut prétendre avoir repéré un vainqueur à l’issu d’un match. Peu de participants ont eu le temps de visiter toutes les activités.

 

Au cours de sa visite du festival, Martine Aubry, maire de Lille, a repéré dans la foule des « têtes blanches » qui ont participé à la vie du scoutisme dans les années cinquante ou soixante. Elle a encouragé le mouvement à poursuivre et à développer ses activités d’éducation populaire dans les quartiers défavorisés de nos villes. M. Bonnet, directeur de la Jeunesse et des sports, qui était venu avec plusieurs de ses collaborateurs, s’est félicité de voir au grand jour des activités qui s’exercent habituellement dans la discrétion des forêts ou dans l’immensité de paysages sauvages. « Je tiens à féliciter le scoutisme, a-t-il déclaré. Il est le dernier organisme important qui propose des activités tout au long de l’année et des camps d’été, uniquement encadrés par des bénévoles. »

Article publié par E.H. Communication Diocèse • Publié • 5243 visites