Journée de la fraternité

Les Scouts et guides de France ont envahi Paris

Samedi 15 mai, les Scouts et Guides de France ont mené une grande opération de sensibilisation en lien avec le Secours catholique, Unis Cité, l'Unapei, l'Association des paralysés de France et l'UCPA. Il s'agissait de faire la fête à la fraternité.


« On peut dire que le scoutisme est inscrit dans la devise de la République Française, explique Philippe Yacine Demaison, président du Scoutisme français (qui appartient aux Scouts musulmans de France). Pour la Liberté, on peut légiférer. Pour l'Égalité aussi. Mais on ne peut pas faire voter une loi pour la Fraternité. Le scoutisme est le seul mouvement qui peut introduire cela. Il peut réunir tout le monde, quelles que soient l'âge, les croyances, les opinions politiques, les origines sociales, les conditions physiques… Rendez-vous compte : l'instituteur athée, le porteur de handicap chrétien, l'étudiant musulman et le chômeur juif peuvent se retrouver dans le scoutisme. Voilà pourquoi le Scoutisme français a soutenu la création de cette journée de la fraternité. »

 

Invités à la fraternité

Plusieurs milliers de scouts ont investi les parcs parisiens et de la couronne. Soixante scouts du territoire de l'Artois avait fait le déplacement. Ils ont offert à tous ceux qu'ils rencontraient la possibilité de participer à un jeu ou d'assister à un mini spectacle avec des gens croisés par hasard. Les activités évoquaient la diversité sociale et culturelle. On a assisté à des scènes étonnantes : des rames de métro qui chantaient, des adolescents qui devisaient avec des personnes âgées, des enfants qui étaient embarqués dans des grands jeux… Il était clair que le brassage des diversités était possible, voire facile.

 

Une prière fraternelle

Après le défoulement des jeux de plein air, les scouts étaient invités à un temps de prière multiconfessionnelle qui réunissait Bouddhistes, Israélites, Chrétiens, Orthodoxes, musulmans et protestants. Un moment de recueillement, tantôt calme, tantôt festif, au milieu d'une journée incroyable.. Le but n'était pas de prier ensemble, mais de méditer avec la prière des autres. Pour respecter le Sabbat, les juifs n'ont pas utilisé de micro et se sont fait accompagner par un aumônier catholique pour allumer le cierge qui leur revenait. Ils ont chanté des chants de Sabbat et de fraternité. À la fin de leur prière, les premiers applaudissements ont claqué du côté des musulmans. Les catholiques ont refait le geste du lavement de pieds et sont allés au-delà. Ceux qui ont reçu ce lavement de la part du prêtre ont ensuite lavé les pieds de leurs frères. Les musulmans ont expliqué l'articulation de leur prière et la signification de leurs gestes. Ils avaient choisi des prières dans lesquelles peuvent se retrouver toutes les religions du Livre. Le représentant de chaque religion a choisi un moyen d'expression original. C'était une occasion remarquable pour découvrir les prières des autres.

 

Toutes les personnes rencontrées à travers Paris étaient invitées à un grand concert gratuit sur l'esplanade du Trocadéro. L'invitation a été largement entendue : dès 19 h, l'espace retenu était rempli. Les Ogres de Barback, La Rue Kétanou et Pierpoljak ont été applaudis par une foule qui s'étirait jusqu'au pont d'Iena. En tout, 25000 spectateurs.

Jean Capelain
 

Article publié par E.H. Communication Diocèse • Publié • 2099 visites