La paroisse fait connaissance avec son doyen

Nommé doyen de l'Artois à la place de l'abbé Gérard Leprêtre depuis un peu plus d’un an, l’abbé Pierre-Marie Leroy a souhaité faire connaissance avec les différentes paroisses de son doyenné, le plus grand du diocèse. La paroisse Notre Dame du Val de Scarpe a eu la joie de le recevoir le 23 novembre dernier où il a été accueilli par le curé l'abbé Éloi Romba, l’EAP et les paroissiens.

Après la prière où il a invoqué l'action de l'Esprit Saint, l'Abbé Pierre Marie nous a rappelé que ce qui est d'abord au centre c'est le Christ et son Evangile, dont on lui a demandé de tenir le flambeau le temps d'une mission.

Il a ensuite pris le temps de se présenter. Originaire du Pays de la Lys, mi agricole mi minier, il a d’abord exercé son ministère à Courcelles et Noyelles-Godault où la population est plus brassée. Il a ensuite été doyen du Ternois et aumônier de l’ACE. A cela s'ajoutent deux engagements forts : la vice-présidence de l'association Abbaye de Belval et la présidence du Petit Âtre, l'aide aux sans-abris à Arras. Il découvre depuis peu ce grand doyenné de 18 paroisses, 16 prêtres curés ou administrateurs dont 7 venus de l'étranger avec l'enjeu de la rencontre culturelle de l'Église dans sa diversité. Il souligne aussi la belle fidélité des 27 prêtres aînés."

 

 Il nous a communiqué ses convictions :

- C'est la confiance qui doit animer toute l'Église et les paroisses : « Si vous ne faites rien, il n'y aura plus rien. » Ne soyons pas nostalgiques : c'est aujourd'hui que le monde se crée et on a aussi besoin des chrétiens fidèles.

- L'Eucharistie est l'Eucharistie de l'Assemblée. Il est important pour les prêtres de rechercher le sens spirituel de leur vocation. C'est un chemin à inventer, mais le Seigneur ne nous abandonne pas.

- Il faut avoir l'esprit de souplesse : « trop peu d'organisation c'est le bazar, avec trop d'organisation, on ne vit plus ». L'organisation doit être au service d'un témoignage communautaire et non personnel. L'église est comme une famille : certaines maisons ont une âme et d'autres n’en ont pas. Dans l'église il n'y a pas de petit service (nettoyage, pelouses...) Il faut avoir un esprit de service, d’humilité : bien malin celui qui sait ce qu'il faut faire. Respectons les situations familiales complexes : on n'entre pas dans un moule mais dans une relation.

- Il y a un témoignage personnel et communautaire : « Voyez comme ils s'aiment ! » Comme l'a dit le Pape François au Mozambique, c'est la proximité qui doit nous fatiguer.

- Comment va-t-on vivre la suite demain ? Il faut prier pour cela. La vie religieuse, irremplaçable, est fragile dans notre diocèse. C'est une inquiétude, car ce qui porte une vie consacrée, c'est la réconciliation, le pardon.

- En réponse à une question sur les moyens de mieux partager dans notre paroisse : On se plaint que les gens ne viennent pas à nos événements, mais allons-nous à leurs événements ?  Il faut qu'ils sentent qu'on s'intéresse à eux, de même qu'on s'intéresse à Dieu parce qu'il s'intéresse à nous. C'est cela la mission : aller vers les gens pour leur donner le désir. Il y a de temps en temps des points de connexion : funérailles, baptêmes, mais faut-il attendre qu'on vienne vers nous ?

- Si la communauté grandit il y aura peut-être des vocations. Mais heureusement aussi qu'il y a des vieux ! Une paroisse n'est pas un club d'amis, c'est une communion de communautés, inclusive et non exclusive, où on partage d'abord l'Évangile.

- Le pape François a dit aux jeunes que le dernier mot n'est pas le mal ou la mort mais la vie : « Accrochés à Jésus-Christ nous traverserons toutes les formes de violence qui nous guettent en chemin. » « Avalons l’Evangile ».

L’assemblée s’est achevée par la messe à l’église de Vitry.

Merci pour cette rencontre enrichissante, et qui donne envie d’aller de l’avant.

 

Anne-Clotilde Garénaux

 

 

Article publié par Sylvie Canis - Déléguée communication d'Artois • Publié • 359 visites