Quelle place pour la profession de foi.

Présentation du mémoire de l'abbé Frédéric Duminy au Relais Ste Catherine à Longuenesse.

 

DSCF3943 DSCF3943    Quelle est la place de la Profession de Foi dans le parcours de l’initiation chrétienne ?  ; tel est le thème du mémoire de  l’abbé Frédéric Duminy.

Celui-ci évoqua la genèse de son travail qui débuta en 2004, ainsi que sa rencontre en Juin 2006,avec des animateurs en pastorale d’écoles catholiques, d’aumôneries et de paroisses rurales et urbaines du diocèse.

Un constat d’amertume se dégagea de ces interviews :

« Cette célébration, c’est du folklore…les gens ne respectent rien …en 5ème, une grande partie des enfants abandonnent la caté… »

 Le temps de l’écoute fut suivi d’un long travail de réflexion, constituant la première partie du mémoire, divisée en sept chapitres.

 

 Le premier, « Des mots et des maux », évoque le vocabulaire utilisé : grande communion, fête de la foi, communion solennelle… 

Le second désigne « Les grands absents » : les parents, la communauté chrétienne, les parrains et marraines : « qu’en est-il de leur place dans l’accompagnement et le jour de la Profession de Foi ? »

Le troisième chapitre, « Mais en espérance seulement », les discours tenus auprès des jeunes.

 Le quatrième est celui de la préparation ultime « Plus près de toi mon DSCF3945 DSCF3945  Dieu » : la retraite, les propositions faites, les documents utilisés.

« Le jour de gloire est arrivé », tel est le titre du cinquième chapitre  ou le déroulement d’une journée particulière.

Sixième chapitre, « Tradition quand tu nous tiens ». Ces gestes et ces paroles, d’où viennent-ils ? »

Enfin, septième et dernier chapitre de cette analyse « Et après ? », quelques réactions des animateurs et leurs commentaires, à propos des nouvelles orientations de la catéchèse.

 

  A la fin de cette première partie, on constate que si la Profession de Foi tient une place importante, elle est  comme un « électron libre », ne faisant pas partie d’un parcours : « Il n’y a pas de lien entre elle et le Baptême, la Première Eucharistie, la Confirmation… »

Faut-il envisager, après le baptême dès le plus jeune âge, de placer la confirmation vers l’âge de 10-11 ans, la première communion vers 13-14 ans et la profession de foi vers 17-18 ans ? «… Cela aurait comme avantage de remettre les trois sacrements dans le «  bon ordre », mais des inconvénients subsisteraient, le parcours restant individuel et les sacrements, actuellement, sont liés à une tranche d’âge, voire un niveau scolaire. »

 

DSCF3952 DSCF3952   La deuxième partie du mémoire de l’abbé Duminy, se répartit en deux grands axes, le premier consacré à une théologie d’engendrement. « Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » nous dit Jésus ; parler d’une théologie d’engendrement c’est vouloir susciter la vie à tous les niveaux, intellectuelle, spirituelle, affective…

Et le second, à une théologie d’initiation : « … on est initié par Dieu lui-même qui nous donne part à sa vie… »L’initiation suppose une double décision : celle de l’initié qui accepte de se laisser transformer pour un bien par un initiateur qui prend figure d’autorité parce qu’il a été lui-même initié mais qui sera amené à s’effacer : « Il faut qu’il grandisse et que moi, je diminue ».

 

 Du baptême jusqu’à son dernier souffle, le chrétien est sans cesse invité à réaffirmer sa foi, à commencer par le credo récité chaque dimanche.

« La profession de foi pose question depuis toujours, conclut l’abbé Frédéric Duminy, son évolution est nécessaire, car les enjeux sont de taille : révéler Jésus-Christ et son appel à le suivre aux jeunes et à leurs familles aujourd’hui, être signe du Seigneur qui engendre la vie et initie ses disciples, faire grandir les communautés de l’Eglise sous la conduite de l’Esprit Saint.

La profession de foi peut y trouver sa place. »

 

 

 

 

Prêtre à St Omer de 1995 à 2004 et chargé de la Pastorale des Jeunes,

l'abbé Frédéric Duminy devient en septembre 2004  curé de la paroisse ND du Blanc Nez.

A la demande de Mgr Jaeger, il entreprend une formation à l'ISPC à Paris,  

lors de sa dernière année dans l’Audomarois, en 2004.

Le 1er octobre 2007, il soutient son mémoire en vue de l'obtention de la licence canonique de Théologie spécialité Pastorale Catéchétique : « Quelle est la place de la Profession de Foi dans le parcours de l’initiation chrétienne ? »

En Septembre 2008, il deviendra prêtre accompagnateur des établissements catholiques d’enseignement pour le diocèse. 

 

 

Article publié par Chantal Guyot - Saint Benoît en Morinie • Publié • 3787 visites