ALLOUAGNE

Images et Récits du Patrimoine Religieux

 

 

Eglise Eglise  

 

 

 

Notre église, par qui a-t-elle  été construite ? 

 

 

 

 

 

Nous avons pu mettre la main sur le document de  réception définitive des travaux de construction signé en  1896 par  celui  qui avait reçu la charge du projet, l’architecte lillois  Louis CORDONNIER  qui devint plus tard célèbre  pour d’autres réalisation comme l’Opéra et la Nouvelle Bourse de Lille, l’église St Vaast de Béthune,  la Cour de Justice Internationale à La Haye aux Pays-Bas etc.

 

La décision de reconstruire une église à Allouagne avait été  prise par un comité présidé par le curé d’alors, l’abbé DEGUINGATTE. L’ancienne église était dans un état délicat et sa taille ne permettait plus d’accueillir les fidèles suite à l’accroissement de la population du village.

 

 C’est l’entreprise LEMAIRE d’Aire sur la Lys qui a exécuté les travaux de construction .  Les travaux se sont étalés de 1891 à 1893.    Le coût de la construction s’est élevé à 65.416,78 Francs de  l’ époque dont 3.104,68 pour l’architecte.   

 

 

 

L’ « inventaire des biens dépendant de la fabrique de l’église d’Allouagne » dressé  le 31 Janvier 1906 en exécution de la fameuse loi du 9  Décembre 1905  nous apporte encore quelques précisions : l’église était en construction lorsque le terrain sur lequel les travaux avaient  commencé  fut  donné par les propriétaires  à la commune d’Allouagne par un acte reçu le 8 Juillet 1892  par Me Wambergue, notaire à Merville ; l’acte stipule expressément que « les bâtiments en  construction  devront être affectés à perpétuité au culte catholique comme église paroissiale ».  

 

 

 

 

 

Cet inventaire retrace aussi  les nombreuses libéralités des fidèles qui ont financé le mobilier. On peut aussi lire sur certains des vitraux, le nom de plusieurs personnes qui les ont offerts. Il nous précise aussi que dans le clocher il y avait 2 cloches et une horloge. 

 

En cette année du centenaire de la loi de séparation de l’église et de l’état, encore quelques mots de cet inventaire :  il a été dressé 10 h 30 du matin au lieu de 10h, horaire convenu  car un enterrement était célébré.

Monsieur Mazel, sous inspecteur des domaines en charge de cette mission précise que    Monsieur le Curé DEGUINGATTE,  entouré d’une centaine  de personnes,  lui remit une « protestation d’ordre général et particulier» puis que M de Rainvilliers, président du conseil de fabrique, « nous a également lu une protestation conçue en termes moins mesurés ». Ces deux documents ont été annexés au document officiel mais sont absents  de l’exemplaire en notre possession. Nous ne pouvons  donc pas reproduire la teneur de ces propos qui devaient refléter le climat passionnel de l’époque.

 

Les vitraux et le mobilier sont d’origine et  l’ensemble constitue une illustration de la catéchèse alors dispensée. Le vitrail du fonds illustrant un ange  qui sort une âme du purgatoire tandis qu’un prêtre, tourné vers l’autel, procède à l’élévation de l’hostie au moment de la consécration : cette illustration,  sans aucun doute familière aux  plus anciens d’entre nous,  l’est sans doute moins pour les plus jeunes.

 

 

 

 

 La confrérie du Très Saint Sacrement

 

        de 1753 à nos jours

 

1753         Fondation de la confrérie du Très Saint Sacrement à Allouagne

 

par Mgr de Partz de Pressy, Evêque de Boulogne, sur requête présentée par le Sieur Legrand, curé, et des habitants de la paroisse d'Allouagne

 

(ont signé: P.A.Vasseur,Denis Fardel, Louis Delehelle,Louis Hérent,Denis Vincent, Adrien Duhamel,Pierre J.Dufresne,André Crépin,Antoine Caron, Riquier Denissel, François Crépin, Nicolas Délerue, J.Poulet, Pierre François Dubar).

 

La Confrérie fut créée pour  "rendre au Très Saint Sacrement les hommages  qui lui sont dus...

et coopérer à  l'inhumation des morts, principalement des pauvres et de ceux qui décédaient de maladies contagieuses."

 

Ce dernier engagement que prenaient à l'origine les Confrères ne révèle tout son véritable sens que si l'on se reporte au XVIII ème siècle, à une époque où sévissaient parfois des épidémies au cours desquelles, par peur de la contagion, personne n'acceptait d'enterrer les morts.

 

       1792    Suppression de la confrérie sous la Révolution.

 

       1802    Rétablissement de la Confrérie

 

 

           

 

 

 

 

par le Sieur Roche, curé desservant provisoire le 26 juin 1802,7 Messidor an X de la République.     

 

 

 

 

 

1853    Suppression de la confrérie 

 

 

 

par Mgr Parisis,évêque d'Arras, dans le cadre d'une réorganisation générale du diocèse.

 

 

 

1853     Création d'une Société Charitable

 

 

 

 

 

 

 par la Commune d'Allouagne pour assurer la continuité du service des inhumations assuré jusque là par la Confrérie. Composée de 9 membres: elle a fonctionné jusqu'au…

 

 

 

1854    Rétablissement de la confrérie

 

 

 par Mgr PARISIS après examen des statuts.

 

 

 

        2009           La confrérie fonctionne toujours …

 

 

  Cependant, la simplification des Cérémonies religieuses a  odifié  le rôle attribué à   sa création à la  Confrérie .

 

  Les plus anciens se souviennent des processions et des messes solennelles d'un passé pas si lointain  au cours desquelles  les Confrères, coiffés du bicorne, formaient une garde d'honneur autour du Christ exposé.

 

  Aujourd'hui ils continuent, sans ostentation, avec assiduité et    désintéressement à se tenir au service des autres en aidant à l'inhumation de tous les morts, quelles qu' aient pu être les convictions religieuses de ces derniers.

 

Les Statuts n'ont guère subi modifications depuis l'origine.

 

Cependant, les Confrères ont voulu que le service rendu par eux soit entièrement gratuit. Ils ont donc supprimé les quêtes faites, auparavant, au profit de leur association.

 

Les offrandes éventuellement faites à la confrérie servent pour une part au fonctionnement pour le reste est redistribué  sous forme de dons à des œuvres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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