Hospitaliers à Lourdes

une histoire de famille !

Bernadette et Michel se rendaient régulièrement à Lourdes comme pèlerins. « Tant qu’à y aller tous les ans, autant y aller pour rendre service » décidèrent-ils un jour. Depuis, ils font partie de l’Hospitalité diocésaine et accompagnent, deux fois par an, des pèlerins malades. Comment cela a-t-il commencé ? - C’est une affaire de famille. Nos grands-parents étaient déjà hospitaliers, ils nous ont transmis le « virus ». Cousins et cousines, on se retrouvait à Lourdes et certaines années, on était plus de trente! Actuellement nous sommes huit frères et sœurs, beaux-frères, belles-sœurs. Puis les filles s’y sont mises. On a aussi entraîné des amis : « venez et voyez »… et ils sont revenus les années suivantes. Vous rappelez-vous de votre premier pèlerinage ? - B : En août, ce sera notre 42ème présence. On a commencé à y aller deux fois par an en 2000. La première fois, on est affecté à un service. On doit l’accepter « comme Bernadette Soubirous a accepté de faire ce qu’a demandé Marie ». - M : La première fois, on est accueilli par les anciens. On découvre tout. Après, on aime bien se retrouver dans le même service. Pour Bernadette, c’est le restaurant, après avoir fait le service en salle pendant 7 ans. Moi je suis responsable de salle. Racontez-nous, Michel : - Il faut lever les malades, faire leur toilette, les transférer du lit au fauteuil, les emmener au restaurant, aux offices, aux piscines, aux processions, dans les magasins, aussi. Pendant qu’ils mangent, on fait les chambres qu’il faut aussi surveiller pendant les offices. Une semaine avant le pèlerinage, nous avons une réunion de préparation au cours de laquelle une infirmière donne les conseils. Une dizaine de médecins bénévoles et une dizaine d’infirmières accompagnent le pèlerinage. Une centaine d’élèves des écoles catholiques viennent donner un coup de main, en juin. Les 3/4 des malades reviennent d’année en année. Pourquoi faites-vous cela ? - Parce qu’à Lourdes, il y a « une ambiance ». Pour aider les malades qui, sans les hospitaliers, ne pourraient pas y aller. Pour la convivialité, les liens d’amitié entre hospitaliers. L’ Hospitalité, c’est une grande famille ! Que recevez-vous des malades ? - Ils sont heureux d’être là. Heureux de nous revoir, ils nous attrapent par le cou… Parfois ce sont eux qui nous réconfortent. Votre expérience la plus marquante ? - Michel : Un malade m’a particulièrement marqué. Piétiné par un taureau, il avait été laissé pour mort et longtemps hospitalisé. Finalement, il en est sorti. Il avait une immense confiance en Marie. Il se déplaçait difficilement mais se levait chaque nuit pour aller prier la Vierge, devant une statue. Il n’est malheureusement venu qu’une fois à Lourdes, faute de moyens. - Bernadette : Les malades mentales qui ont plein de choses à raconter : elles parlent tout le temps… et s’attachent beaucoup à leurs hospitaliers Un message ? : « Venez et voyez ».

Article publié par Chantal Guyot - Saint Benoît en Morinie • Publié • 599 visites