Monseigneur Jean-Paul Jaeger à Rome pour la canonisation du frère Salomon

L'évènement a lieu le 16 octobre à Saint-Pierre, au Vatican

vatican vatican  

 

 

Depuis le début de la semaine, Monseigneur Jaeger est en déplacement à Rome. Il assistera ce dimanche 16 octobre 2016 à la canonisation du frère Salomon né à Boulogne-sur-Mer en 1745.

 

http://fr.radiovaticana.va/news/2016/10/13/frère_salomon_leclercq_(1745-1792),_futur_saint_de_léglise/1265028

 

Retrouvez ci-dessous la biographie complète du martyr de la fidélité :

 

BIOGRAPHIE du Frère Salomon (1745-1792)

 

Le 9 mai dernier, le pape François autorise la publication d’un décret de la Congrégation pour la Cause des Saints reconnaissant un miracle à Caracas attribué au Frère Salomon en 2007. Celui-ci est l’un des 189 martyrs des Carmes du 2 septembre 1792 béatifiés par le Pape Pie XI le 17 octobre 1926. Le 16 octobre, Frère Salomon est le premier martyr des Carmes a être canonisé.

Mgr Jaeger et une vingtaines de collégiens et de professeurs de Nazareth de Saint-Martin-Boulogne sont à Rome pour assister à la canonisation.

Nicolas Leclerc est né à Boulogne-sur-Mer le 14 novembre 1745.  D’une famille de négociants réputés jusqu’en Bretagne et Paris, il a vécu son enfance avec ses sept frères et trois sœurs en face de la chapelle des Capucins, dans l’actuelle rue de la Lampe. Les bombardements de 1940 à 1944 n’ont rien laissé de ce quartier. Nicolas sera scolarisé à l’école Saint-François-de-Paul rue du Pot-d’Étain. En 1754 ou 1755, il intègre l’établissement des Frères des Écoles Chrétiennes rue des Petits-Carreaux dans la basse ville où il suit des cours de négoce. En 1763, il poursuit ses études commerciales à Desvres.
En 1766, il travaille chez un négociant parisien. Perturbé par les idées nouvelles des Lumières, il entre au noviciat des Frères des Écoles Chrétiennes le 25 mars 1767 à Saint-Yon, près de Rouen. Il endosse le nom de Frère Salomon. Il apprend le métier d’enseignant à Rennes et obtient un premier poste de professeur à Maréville près de Nancy.
Il exerce ensuite les fonctions de directeur d’études, d’économe et intendant, de directeur du noviciat. En 1790, il est secrétaire général de Frère Agathon, supérieur général des Frères des Écoles Chrétiennes.
La vie des religieux n’est guère troublée avant octobre 1790, lorsque les vœux religieux sont interdits par la Révolution. Frère Salomon refuse de prêter le serment de Constitution Civile du Clergé. Il refuse également d’être conduit dans un pays étranger. La condamnation de la Constitution civile du Clergé par Pie VI en avril 1791 divise le clergé français entre jureurs et réfractaires. Ces derniers, fidèles au Pape, sont contraints d’entrer dans la clandestinité. Nombre d’entre eux, venant de toute la France en habit civils, optent pour l’anonymat de la capitale. Ils sont particulièrement nombreux à se retrouver dans le quartier de Saint-Sulpice où beaucoup d’entre eux ont suivi leur formation au séminaire qui jouxte l’église. En avril 1792, toutes les congrégations religieuses sont interdites. Frère Salomon est arrêté le 15 août 1792 et emprisonné au Couvent des Carmes (actuel Séminaire des Carmes), avec de nombreux évêques, prêtres et religieux.
Le 2 septembre, alors que les Prussiens marchent sur Paris, le tocsin attise la violence des révolutionnaires. Vers 16 h, un groupe armé pénètre dans le jardin des Carmes pendant la promenade et massacre pendant quinze minutes plusieurs prêtres et deux évêques. Les commissaires de la section du Luxembourg organisent un simulacre de procès, demandant à chaque prisonnier de prêter serment. À chaque réponse négative, le prêtre est exécuté à l’arme blanche. Après deux heures, environ 115 cadavres s’entassent dans le parc, jetés dès le lendemain dans un puits ou dans le cimetière de Vaugirard.
La crypte de l’église Saint-Joseph des Carmes abrite de nombreux ossements retrouvés au XIXe siècle. Plusieurs autres souvenirs du massacre sont répartis dans le séminaire : le perron où a eu lieu une partie des exécutions, une salle où le mur garde la trace des épées ensanglantées et quelques caches où des prisonniers ont pu se réfugier.

Le miracle de Caracas.
En 2007, la petite Maria Alejandra Hernandez âgée de 5 ans, est mordue par un serpent très venimeux, près du foyer de religieuses où elle est hébergée. Emmenée à l’hôpital après deux jours sans réels soins, les médecins lui donnent peu de chances de survie et proposent de lui amputer la jambe, expliquant aux religieuses qui l’ont amenée que seul un miracle pourrait la sauver.
Enfants et religieuses se mettent alors à prier par l’intercession du bienheureux Salomon Leclercq dont l’image orne leur petite chapelle. Moins de deux heures après le début de leurs prières, la petite Maria Alejandra reprend des couleurs et tous les symptômes disparaissent. Le miracle sera reconnu en 2011 par le diocèse de Caracas, Vénézuela.
L’image du bienheureux Salomon avait été installée dans la chapelle par les Frères des Écoles chrétiennes qui y avaient tenu un noviciat important.

 

 

Sœur Élisabeth de la Trinité Sœur Élisabeth de la Trinité  Le diocèse d’Arras honoré 2 fois le 16 octobre
Parmi les sept canonisés du 16 octobre, deux bienheureux sont issus de familles du Pas-de-Calais. Nicolas Leclerc est né dans une famille boulonnaise. Sœur Élisabeth de la Trinité est née à Avor près de Bourges le 18 juillet 1880 d’un père airois : Joseph Catez. Il est né le 29 mai 1832 à Aire-sur-la-Lys. Élisabeth prend le voile le 21 janvier 1903. Elle s’éteint le 9 novembre 1906 au Carmel de Dijon. La famille Catez est encore présente dans la cité de Notre-Dame-Panetière. 
Fermer