Pélerinage au Canada (suite 1)

Les chutes du Niagara font toujours rêver

PÈLERINAGE AU CANADA (SUITE 1)

 
Les chutes du Niagara font toujours rêver
 
Elles sont considérées comme l’une des grandes merveilles du monde, toutes de beauté et de majesté, elles ont enivré et inspiré esthètes et assoiffés de sensations fortes dès les premiers jours de leur découverte.
 
Pendant des millions d’années, ce spectacle grandiose “appartenait” aux autochtones. Pataugeant le long de la rivière, ils entendirent le ronflement tonitruant des chutes bien avant de les apercevoir. Ce ronflement les incita à leur donner le nom d’Onguiaahra (plus tard Niagara) qui signifie “Grand tonnerre d’eau”.
 
Eblouies par leur beauté et leur puissance, les tribus qui suivirent s’approprièrent les chutes. Pour les autochtones, les chutes avaient la valeur spirituelle d’un dieu puissant, sévère, dissimulé dans la cataracte.
 
Les historiens ont rapporté que le premier Européen à découvrir les chutes était le père Louis Hennepin, un prêtre français qui accompagnait l’explorateur La Salle. Le spectacle a dû lui inspirer un certain respect mêlé de crainte si on se fie au passage suivant de ses écrits : “ces eaux écument et bouillonnent dans un fracas assourdissant, elles tonnent sans répits”. Une description quelque peu restreinte pour un prêtre aventurier, lorsqu’on réalise que les chutes transportaient alors un volume d’eau deux fois plus important qu’aujourd’hui.
 
Aujourd’hui, ils viennent admirer la vue, la foule des spectateurs défile le long des trottoirs. Mais certains affirment que ceux qui ne sont pas repartis légèrement mouillés n’ont vraiment pas vu les chutes ; c’est d’ailleurs pour cela que les touristes qui les visitent en bateau portent tous un imperméable et sont généralement tous d’une humeur festive, c’est une aventure à vivre des jours de mai à octobre. Mais on peut aussi y aller l’hiver, car le spectacle est à vous couper le souffle : neige, glace, vent, embruns créent des œuvres d’art exquises variant d’année en année.
A suivre
B. Blot

Article publié par marie-claude aernouts • Publié • 1387 visites