Appel décisif pour les catéchumènes

Une étape à Frévent, avant Pâque en paroisse

p1150808-jpg-135643-135863_6 p1150808-jpg-135643-135863_6   Les nombreux catéchumènes qui se préparent à recevoir les sacrements de l’initiation (baptême, confirmation et eucharistie) à Pâques, étaient accueillis le 17 février par le doyenné des Sept Vallées-Ternois, à Frévent, pour l’appel décisif.


Depuis bientôt deux ans, ils ont cheminé dans leur paroisse ou avec leur équipe d’accompagnement, cherchant à découvrir Jésus et la famille des chrétiens. Leur rencontre du Christ Jésus s’est faite de manière différente pour les uns et les autres : parce qu’un copain ou une copine l’avait invité ; à l’occasion d’un deuil, à cause d’une épreuve physique ou morale, lors du baptême de leur enfant… Sur leur chemin de vie, quelque chose s’est passé qui les a mis en chemin de rencontre avec Jésus-Christ.


Monseigneur Jaeger les accueillait en rappelant qu’il était de sa responsabilité d’évêque de signifier Jésus-Christ présent au milieu d’eux, Dieu venu chez nous, dans notre humanité, en Jésus: Dieu tout proche, de chacun et chacune. Evoquant l’Evangile qui sera lu, il précise : un Dieu qui connait la tentation.


Ce premier dimanche de carême l’Eglise propose aux croyants l'évangile de Luc qui évoque le Christ tenté par Satan. Par son commentaire des trois tentations, l’évêque a été un catéchète prévenant pour les catéchumènes. L’après-midi, chacun recevait l’étole mauve et le cierge qu’ils porteront le jour de leur baptême. “Le diocèse est trop vaste et vous êtes trop nombreux pour que je puisse vous baptiser moi-même. Mes collaborateurs, les prêtres vous baptiseront dans la nuit de Pâques”.

 

Jerusalem Bible pele israel lecture de la Bible, au bord du Jourdain  
Jerusalem Bible pele israel
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Extraits de l’homélie catéchuménale.


Première tentation : la tentation du pain… Au bout de quarante jours, c’était normal d’avoir faim ! “Tu pourrais très bien transformer ces pierres en pain, si tu es Fils de Dieu ! Si tu veux, tu peux !” Paraphrasant, puis actualisant le texte de Luc, Mgr Jaeger continue : “Ma nourriture première n’est pas de me remplir de biens, mais je me remplis de l’amour de mon Père. N’y a-t-il pas en nous cette attitude vis-à-vis des biens : “J’ai de l’argent, je peux… et si je n’en ai pas, je me débrouille". Ainsi nous aussi, nous pouvons faire la course au plus, sans jamais s’arrêter. Attention, nous dit Jésus : quelle est ma vraie nourriture ? La consommation ne devient-elle pas un absolu avant toute autre attention (ou tentation) ? Nous sommes donc invités à remettre toute chose à sa juste place.


Deuxième tentation. “Regarde les royaumes de la terre. Si tu te prosternes devant moi tu auras pouvoir sur tout cela”. Monseigneur élargit son regard sur “les pouvoirs contestés” : à l’école, en politique, à la maison etc. Il invite alors chacun à se regarder sur la conduite des affaires : "à la maison c’est moi qui commande !" ou "A l’église, on se dispute le pouvoir : le prêtre, la sacristine, tel groupe de fidèles" Je ne veux adorer que Dieu seul, et pas d’autre pouvoir, dit Jésus. Monseigneur rappelle alors l’attitude de service et d’amour qui fut celle de Jésus. Souvent le pouvoir est perçu comme ce qui va me faire plaisir à moi… Benoit XVI se démet de son autorité au moment où il estime ne plus pouvoir servir ceux pour qui il a reçu pouvoir. L’évêque prend alors un exemple dans la famille : si j’exerce un pouvoir, c’est bien pour le service des enfants… Certes, une autorité nous est confiée, ce n’est pas pour s’en servir pour soi.


Troisième tentation :
Cette tentation, c’est de négocier avec Dieu jusqu’aux frontières de l’impossible, laissant entendre que Dieu va tout mettre à ma disposition : "je vais être baptisé, je vais dire des prières… alors Dieu me protégera de ceci, de cela, de la maladie, de la misère etc." Ou bien "Je vais mettre un cierge avant de passer le bac… alors Dieu va m’aider". N’est-ce pas notre tentation, parfois, de mettre Dieu à l’épreuve, de mettre Dieu à notre service ? Certains se demanderont alors : "A quoi cela sert-il d’être baptisé, d’être chrétien, si Dieu ne nous protège pas mieux ?" Le baptême n’est pas un moyen pour s’approprier Dieu. Recevoir le baptême, c’est recevoir un sens, une ligne, une orientation, une force pour sa vie : tout ce que tu vas dire et faire, désormais, c’est dans la ligne de Jésus. D’où l’importance de connaitre Jésus, de lire les Evangiles, pour se mettre à sa suite.
 

Article publié par Emile Hennart - Maison d'Evangile • Publié • 5823 visites

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