Portes ouvertes, Séminaire de Lille

Présentations et appel aux vocations

Portes Ouvertes Portes Ouvertes  

 

 

 

 

A noter : 22 mai 2016 Portes ouvertes du Séminaire de Lille, 74 rue Hippolyte Lefèbvre 59000 Lille 03 28 36 38 03

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Séminaire de Lille :
Prêt(re) pour répondre à l’appel de la mission

Office dans la chapelle du Se#minaire Office dans la chapelle du Se#minaire  Avec une communauté composée d'une vingtaine de séminaristes, le séminaire poursuit sa route en se concentrant sur les défis qui attendent nos Eglises diocésaines pour l'annonce de l’Evangile dans ce temps. Comment le séminaire de Lille s'y prépare-t-il ? Comment anticipe-t-il, dans la formation au séminaire, les questions pastorales qui se poseront dans les diocèses ? Comment aide-t-il les séminaristes à se préparer lucidement à exercer leur ministère dans le contexte ecclésial qui les attend ?

 

Repères

Il y a actuellement en France environ 700 séminaristes en formation. A Lille, ils sont une vingtaine venant de 9 diocèses : Lille, Arras et Cambrai, ainsi que Reims, Soissons, Châlons, Troyes et Langres. Est également accueilli un séminariste du diocèse du Havre.

 

Se Former au Séminaire Travailler sa « créativité missionnaire de pasteur

 

Il y a quatre ans, le Séminaire de Lille a engagé une importante réforme pour articuler formation théologique et biblique avec l'insertion pastorale, et former les disciples-missionnaires de demain.

 

Jeunes générations : cap sur la mission

Intentions de prière des donateurs et bienfaiteur Intentions de prière des donateurs et bienfaiteur  La plupart des diocèses qui nous confient leurs séminaristes ont vécu un synode ou une démarche synodale. L’objectif premier qui en ressort chaque fois, c’est la mission. La formation que les séminaristes reçoivent pendant 6 ans répond un objectif principal : en faire des prêtres missionnaires. Dans l’encyclique La joie de l’Evangile, le pape François parle beaucoup de conversion pastorale : « J’espère que toutes les communautés feront en sorte de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour avancer sur le chemin d’une conversion pastorale et missionnaire, qui ne peut laisser les choses comme elles sont. » (n° 27). Les séminaristes ont conscience qu’ils seront à la fois les acteurs et les témoins de changements importants. Dans ce même document, le Pape François souligne que pour se réformer, la paroisse a besoin de « la créativité missionnaire du pasteur et de la communauté ». L’un des enjeux aujourd’hui pour la formation des prêtres, c’est de travailler sur « la créativité missionnaire du pasteur » pour qu’ils aident tous les baptisés à devenir des disciples-missionnaires.

 

Priez et appelez

Cette formation ne serait pas possible sans les 5000 donateurs qui nous soutiennent. Chaque jour, nous présentons au Seigneur l’une des intentions de prière qu’ils nous envoient.

Mais nous avons aussi besoin de votre prière, de celle de tous les catholiques. Le Seigneur a demandé de prier le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson. Un pèlerinage pour les vocations, une valise de prière pour les vocations qui circule de paroisse en paroisse… Autant d’initiatives, et bien d’autres qui sont prises dans nos diocèses.

Et surtout, n’ayez pas peur d’appeler ! Plusieurs séminaristes sont actuellement en formation parce qu’un jour quelqu’un de leur famille, un ami, un collègue de travail, un diacre ou un prêtre leur a posé la question : « As-tu déjà pensé à devenir prêtre ? ». Je crois sincèrement que l’appel du Seigneur passe aussi par des relais humains, alors, n’ayons pas peur d’appeler !

P. Jean-Luc Garin, supérieur du Séminaire de Lille

 

 

 

 

 

Question au supérieur

Comment vivez-vous votre responsabilité de formateur ?

Pe#re Jean-Luc GARIN, Supe#rieur Pe#re Jean-Luc GARIN, Supe#rieur  Je la définirais par 3 verbes : « vivre avec », « former », « discerner ». Etre formateur de séminaire, c’est d’abord partager la vie d’une équipe, constituée de 4 prêtres-formateurs. Celle-ci s’appuie également sur un diacre permanent et une laïque, qui ont rejoint notre conseil depuis deux ans, sur une équipe de professeurs, sans oublier l’ensemble du personnel au service de la maison.

Les prêtres formateurs partagent la vie communautaire avec les séminaristes. C’est à la fois très stimulant et très exigeant car nous apprenons à vivre avec nos qualités et nos défauts. Ce qui me touche le plus, c’est de voir l’évolution des séminaristes sur plusieurs années. Les quatre pères se rendent aussi régulièrement dans les divers lieux d’insertion pour faire le point avec les acteurs de la pastorale où sont envoyés les séminaristes. Le conseil du Séminaire est aussi appelé, après avoir consulté diverses personnes, à se prononcer sur les aptitudes du candidat à devenir prêtre. Il communique alors le fruit de son discernement à l’évêque. C’est une grande responsabilité, vécue dans l’humilité et la prière.

 

Question à Damien Bindault, séminariste

Vie au séminaire « Notre quête du mystère de Dieu

Eglise de Lille. Comment as-tu perçu l'appel à devenir prêtre ?

 

Damien Bindault. En ce qui me concerne, j'ai d’abord perçu un appel à discerner sur ma vocation et à entrer au séminaire. Il s'est matérialisé par des interpellations successives. En résumé, je dirais que certains proches et mon curé de l'époque m'ont proposé de réfléchir à l'idée de devenir prêtre. Ce dernier a d'ailleurs eu de la suite dans les idées car je n'ai pas été tout de suite très réceptif. Et c’est lors d’une retraite de 4ème année, au travers des exercices de saint Ignace, que j’ai vraiment ressenti une confirmation d’un appel à devenir prêtre.

 

EdL. Comment se passe la journée d'un séminariste ?

Formation intellectuelle Formation intellectuelle  DB. Je suis en cinquième année. Mes journées au séminaire ont évolué au fil des ans. Mais fondamentalement, j'ai appris à m’organiser autour de la vie de prière. Ainsi, je me lève vers 6h00 du matin pour méditer la Parole de Dieu. Vient alors le petit déjeuner, qui est communautaire. Notre seule obligation est de le prendre avant le premier office du jour. Il s'agit des Laudes, qui sont fixées à 7h40. Ensuite, ce sont les enseignements qui prennent une grande part de la journée. Plus exactement, il y a des cours le matin et en début d'après-midi, puis un temps de travail personnel. Cette période d’apprentissage est entrecoupée par la prière du Milieu du jour. Le soir, il y a la prière des Vêpres, puis le repas communautaire. À tout ceci, il convient d’ajouter notre messe quotidienne. Le rythme évolue bien entendu le week-end.

Ce schéma s'applique à toutes nos journées de présence au séminaire. Mais il est différent lors de notre insertion en paroisse. Ce sont alors les missions pastorales qui complètent notre vie de prière. Pour faire simple, nous fonctionnons par période de deux semaines. Nous sommes présents 10 jours au séminaire, et quatre jours en insertion.

 

EdL. Qu'est-ce qui est important pour toi au séminaire ?

DB. Dès l'entrée au séminaire, il nous a été donné un conseil précieux qui est un fil rouge de toute la formation. Il s'agit d'unifier sa vie. C'est ce que j'ai essayé de faire durant ces cinq dernières années. Notre parcours peut être présenté à travers quatre grands pôles. Il s'agit de la vie spirituelle, de la vie communautaire, du domaine des études et de la vie en paroisse. Tout notre cheminement tend à démontrer que tout est lié. Ainsi, par exemple, mes découvertes spirituelles et théologiques m'ont permis d'enrichir mon rapport aux autres. De même, la vie avec mes frères m’a démontré à quel point la relation est importante dans la vie du prêtre. Toutes ces expériences sont relues utilement avec son accompagnateur spirituel.

Au séminaire, j'ai découvert avec bonheur la pratique de la Lectio divina. C'est une manière de prier et de méditer la Parole de Dieu. Et c'est cet exercice spirituel qui fonde véritablement ma journée. Je me lève donc volontairement vers 6h00, pour méditer l'Évangile du jour. Bien sûr, il est concevable de le faire plus tard. Mais j'ai appris qu'il y a alors un risque de ne plus avoir le temps, compte tenu de nos obligations.

 

EdL. Est-ce que les études ne sont pas trop dures ?

DB. La vie du séminariste est en effet très marquée par ses études. A chaque semestre, comme un étudiant universitaire, il y a des évaluations. Je dois bien avouer que la période des examens n'est pas la meilleure de l’année. Mais en dehors de ça, les découvertes intellectuelles, spirituelles et même humaines que nos enseignements permettent sont décisives. En outre, le parcours est adapté en fonction des qualités de chacun. Et ce qui me semble primordial, c'est d'apprendre à travailler avec plaisir. Car bien utilisé, notre cursus permet de répondre à nos questions profondes et à notre quête du mystère de Dieu. Il devient alors vraiment passionnant.

 

EdL. Que vis-tu sur ton lieu d'insertion?

DB. L'insertion, c'est le lieu par excellence de la rencontre de l'autre. C'est aussi la justification de toutes nos années d'études et de discernement. L'unification de notre vie prend alors vraiment corps. Après deux années très riches à Roubaix, j'ai eu la chance d'être accueilli au sein de la paroisse Notre-Dame des Salines à Grande-Synthe et Fort Mardyck. Je vis au rythme de cette communauté. J'ai le plaisir de participer à sa vie liturgique, bien sûr. Mais cela va bien plus loin. C'est une sorte de famille qui m'a intégré. Je vis à son rythme. En outre, la rencontre avec la mission ouvrière locale me permet d'accompagner certains jeunes en ACE ou en JOC (Action catholique des enfants et Jeunesse ouvrière chrétienne). J'ai aussi la très grande chance de partager des moments de rencontre entre la Parole de Dieu et son peuple. Il s'agit de partage biblique, au sein de la paroisse et en centre de détention. Je perçois à quel point cette Parole est libérante. C'est une expérience formidable.

 

EdL. Comment vois-tu l’avenir ?

DB. Je suis sans doute d'un naturel optimiste. Mais plus fondamentalement, je partage l'espérance chrétienne. Et je la fonde bien évidemment sur l'Ecriture. En ce qui concerne l’Eglise, j’aime à relire la promesse que Jésus fait à Pierre en Mt 16,18. Le Seigneur explique que l’Eglise va surmonter toutes les épreuves. Les cultures et les générations vont évoluer, mais cette promesse va perdurer. Il s'agit de se mettre à l'écoute de l'Esprit Saint qui inspire encore et toujours son peuple. Il s'agit de lui faire confiance. À mon avis, il se manifeste toujours dans le bon sens commun des fidèles et dans les grandes décisions. J'y vois une illustration dans les intuitions que nous propose le pape François. Les Eglises de Lille, Arras et Cambrai peuvent se réjouir particulièrement d'avoir vécu un synode provincial.

 

Les études

Florentin Dequidt Florentin Dequidt  La formation dans un séminaire repose sur 4 piliers :

- la formation humaine,

- la formation spirituelle,

- la formation intellectuelle

- la formation pastorale et missionnaire.

 

Chacun de ces piliers est essentiel. Les fondations humaines du séminariste doivent être suffisamment solides pour qu’il ne s’effondre pas face à la moindre difficulté. Le ministère du prêtre est un ministère essentiellement relationnel, c’est un élément important où il faut progressivement aider le séminariste à dépasser ses timidités pour aller vers les autres, ou au contraire qu’il apprenne à s’oublier lui-même pour vraiment écouter ceux qui viennent lui parler. La formation spirituelle est tout aussi essentielle car devenir prêtre c’est fondamentalement répondre à un appel du Christ ressuscité : on ne peut concevoir une vie de prêtre sans vivre une profonde intimité spirituelle avec Celui qui est à l’origine de notre vocation.

 

 

Pour le diocèse d’Arras, Mgr Jaeger a chargé le Père Gabriel Planchez de la responsabilité du service des vocations. Le Wandin, 62340 Bonningues-les-Calais  06 89 84 49 14

Article publié par Emile Hennart - Maison d'Evangile • Publié • 1536 visites