Benoit Labre à la Cité de l'Evangile de Lille

Conférence

Jean Capelain et Julien Delmaire Jean Capelain et Julien Delmaire  

Lundi 12 décembre, la Cité de l'Evangile de Lille, fidèle à son projet de retracer Des itinéraires de croyants, a voulu mettre en regard deux approches de la vie de saint Benoît Labre lors d'une conférence intitulée Benoit Labre hier et aujourd'hui.

Tout d'abord avec Jean Capelain, de l'association Saint Benoit à Amettes, qui a retracé la vie de Benoît, tout en avouant qu'il y aurait peu à dire sur cet humble voyageur, qui a vécu au début du XVIIIe siècle… Et pourtant Jean Capelain et frère Alexis, son grand copain, ont eu la stupéfaction de retrouver dans des villages de France et un peu partout d'Anvers jusqu'à Rome d'étonnants souvenirs de son passage. Voire même quelque textes ou prières. Partout où il passe s'opère de petits miracles de bonté et cela a frappé profondément les gens. N'y a-t-il pas à New-York une église Saint-Benoit-Labre qui accueille des handicapés mentaux ? On dit même qu'il y fait encore des miracles. La communauté de Saint Benoit Labre à Lille vit aujourd'hui dans son sillage ! À Rome son souvenir est toujours vivant, nul n'a oublié la clameur que les enfants répandent dans les rues le jour de sa mort sur le perron d'une église : E morto il santo, le saint est mort !

Puis ce fut au tour Julien Delmaire d'intervenir. Le poète est l'auteur de Frère des astres  (aux éditions Grasset) une vie romancée d'un Benoit du XXe siècle. 

L'auteur explique son envie d'écrire sur Benoit par ses attaches familiales avec Mametz, à quelques kilomètres d'Amettes. Il a un jour hérité d’une minuscule relique du saint et la lecture d’un poème moderne de Lucien Suel sur Benoit l’a définitivement convaincu qu’il devait écrire sur lui. Julien est un passionné de littérature, il anime entre autres des ateliers d'écriture ; depuis longtemps il écrit ses propres textes, slammés à l'occasion. Son livre sur Benoit passe par la description pleine de poésie, des chemins et des vallons de la campagne française qu'il traverse. Il s’est inspiré de la vie de Benoit, mais son modèle était un vagabond des rues de Lille maintenant décédé. On le découvre aussi dans des rencontres improbables où s'ébauche à petites touches sa spiritualité. Le roman est écrit dans un style éblouissant qui, malgré quelques épisodes imaginaires, colle bien au personnage. Nous avons eu le plaisir d'entendre l'auteur nous en faire gouter quelques bonnes pages.

 

 

 

Gonzague Cuvelier

 

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