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Diocèse d'Arras Actualités
Centenaire de Dom Helder Camara
1909-1999, prophète pour la société et pour l'Eglise le Jeudi 27 août 2009 Dom Helder Camara Des années durant, son nom et sa parole ont été censurés par la dictature militaire brésilienne. Mais son esprit profondément évangélique l’a conduit à annoncer la parole du Seigneur tout en se consacrant au service des plus pauvres, et en prêtant sa voix aux sans-voix. Son audace était prophétique. Elle sonne toujours juste. Son engagement pour la justice comme condition de la paix, pour la non-violence active, et pour une Église prophétique, servante et pauvre au service d’une humanité fraternelle restent d’actualité. Même si son successeur s’employa à détruire tout ce qu’il avait construit avec son Église, et si certains, dans la hiérarchie de l’Église, ont voulu que l’on oublie la voix de celui que Jean-Paul II, lors de sa visite à Recife en 1980, appela « frère des pauvres et mon frère ».
En quoi son style a-t-il marqué ?Dom Helder Camara Il croyait à la responsabilité partagée, ce qui l’avait conduit à fonder la Conférence nationale des évêques du Brésil et le Conseil épiscopal latino-américain, ainsi que de nombreux organismes de promotion humaine. Pendant le Concile, il s’est efforcé de mettre en lien les uns et les autres. Il était aussi un pasteur très proche des gens, et notamment des exclus, ce qui le rendait capable d’inventer avec eux des solutions, comme une banque de la providence, précurseur des micro-crédits. Il avait aussi un véritable don pour la communication. Il a porté la Parole de Dieu au-delà des limites de son diocèse. Il parlait de son expérience et interpellait les croyants, les invitait à inventer leurs engagements pour plus de justice à cause de l’Évangile. Mais Dom Helder était aussi un grand témoin de la foi, un homme, totalement animé par le feu de Dieu, qui offrait sa vie aux pauvres, se relevant la nuit pour prier.
Biographie
Né le 7 février 1909 à Fortaleza, il devient évêque auxiliaire de Rio de Janeiro le3 mars 1952. Le 14 mars 1964 il est nommé Archevêque d’Olinda et Recife. Dom Helder a participé aux quatre sessions du concile Vatican II. Il démissionne en 1984 pour ses 75 ans. Il décède dans la nuit du 27 au 28 août 1999, à l’âge de 90 ans Dom Helder Camara Dans le discours programme qu’il a publié le 12 avril 1964 en arrivant à Récife, il affirme son souhait d’une Eglise pauvre au service des pauvres. Ce fut alors le temps de l’épreuve, des dénonciations, des suspicions, des assassinats de plusieurs de ses collaborateurs (dom Henriqué) par la dictature brésilienne. Il continue à mettre en œuvre le concile, l’esprit et la lettre : liturgie, gouvernance collégiale, œcuménisme, formation des prêtres, soutien aux Communautés ecclésiales de base (Rencontre de frères), commission diocésaine Justice et Paix... Il voyage beaucoup. Reçoit de nombreux prix : 24 prix internationaux, 40 doctorats honoris causa pour « la voix des sans voix », le « prophète » d’un « monde plus respirable, plus juste et plus humain », l’héritier de Gandhi et de Martin Luther King. Il donne plusieurs conférences en Nord-Pas-de-Calais. Il voulait une église servante et pauvre.
Témoignage
Méditation
«Je ne suis pas venu abolir la loi, mais l'accomplir » (Matthieu 5, 17).
Lire sur le site de la conférence des évêques Une exposition composée de 18 panneaux de 70cmx100cm, textes et photos est disponble auprès de l'association.Il est possible de la réserver : domhelder@wanadoo.fr
Parole, profession de foi de Dom Helder Camara
Je ne crois pas au droit du plus fort, au langage des armes, à la puissance des puissants. Je ne crois pas que la guerre et la faim soient inévitables, et la paix inaccessible.
Article mis en ligne par E.H. Communication Diocèse
Publié Vendredi 19 juin 2009 - 14h36
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