Témoignage Vie consacrée

Communauté de Longuenesse

Année de la vie consacrée

Quatre religieuses de l'Audomarois témoignent

 

« Réveillez le monde ! Soyez témoins d’une autre façon de faire, d’agir et de vivre ! ». C’est ce que le pape François a demandé aux religieux en annonçant son intention de dédier l’année 2015 à la Vie consacrée.

 

Arrivée en 2005, à Longuenesse, dans les immeubles d'un quartier populaire, la communauté des sœurs de la Charité œuvre et témoigne dans son quartier ainsi qu'au Relais Sainte-Catherine, au centre social, aux Restos du cœur, à l'aumônerie de l'hôpital, auprès des migrants, à Solidarité-Saint-Vincent, etc.

Les quatre religieuses témoignent de leur vocation.

 

Sœur Jeanne : « Toute petite déjà je voulais être une « sœur en bleu et blanc ». L'évangile que j'ai lu vers 10-12 ans comme livre de chevet, d'abord pour les « histoires » qu'il contenait, m'a ensuite imprégnée. L'attitude de Jésus face aux pauvres m'attirait ».

Sœur Blandine : « J'ai eu la chance de vivre dans une famille très pratiquante. On y priait en famille matin et soir. Puis une de mes grandes sœurs entra en communauté, suivie d'une seconde. J'ai été marquée par le fait que les filles de la Charité allaient vers les pauvres. J'ai connu ce contact toute jeune car lorsque quelqu'un était malade au village, maman se rendait à son chevet et emmenait un de ses enfants avec elle ».

Sœur Michelle : « Ma vocation est venue progressivement. En 1958, année mariale, j'ai pensé à la vie religieuse au cours d'une retraite pendant l'année scolaire. L'envie de fonder une famille fut plus forte ensuite. Mais vers 17-18 ans, après des périodes de « pour » et « contre », je me suis sentie en paix lorsque ma décision d'être religieuse fut prise ».

Sœur Agnès : « Je ne suis pas née dans une famille pratiquante mais j'ai fait ma profession de foi et à la messe d'action de grâces, le chant « Toute ma vie je chanterai pour toi Seigneur »  fut pour moi un premier déclic.

 

                          La prière, pivot de nos actions

 

Le déclic fut, pour chacune d'elles, amplifié ensuite par une personne ou un groupe. Pour sœur Agnès ce furent l' ACE et la JOC, puis une fille de la Charité qui lui parla du service diocésain des vocations. Pour sœur Michelle, ce sera l'influence de sœur Thérèse, une fille de la Charité du lycée technique Saint-Charles, d'Arras,où elle suivait ses études. Sœur Blandine nous parle du curé de sa paroisse qui sortait de son église à la rencontre des enfants de l'école primaire... publique car il n'y avait pas d'école catholique dans son village : « il nous invitait au chapelet, quand la classe était finie. Il y a eu 17 vocations à l'époque, pour un village de 700 habitants ». Pour sœur Jeanne ce fut son engagement auprès des enfants, d'abord chez les « Ames Vaillantes ».

Mais la communauté de Longuenesse veut aussi témoigner des valeurs qu'elle vit dans son quartier : « la proximité avec nos voisins, les accueillir et être accueillis par eux, car aussi fragilisés que sont certains, ils nous donnent beaucoup. Nous témoignons aussi de notre vie entre sœurs, en communauté dans un appartement. Au Relais, nous œuvrons à la catéchèse, au service des funérailles, à la préparation des baptêmes, des offices etc. »

Et sœur Jeanne de conclure : «Mais la prière est le pivot de nos actions. Car, même dans nos congrégations, on a trop considéré le Faire au détriment du Etre. Pour faire, il fait être et cet être on le puise à la racine qui est notre attachement au Christ ».

(3382  signes, sans les titres,  plus une photo horizontale)

Propos recueillis par Jean-Paul Chavaudra

Photo : Valérie Courquin

(extrait de Regard en Marche, paroisse Saint-Benoît en Morinie)

Article publié par E.H. Communication Diocèse • Publié • 1133 visites