Veillée témoignage avec Laurent Gay à Wizernes.

Ancien toxico arraché à l'enfer, Laurent Gay témoigne au cours d'une veillée organisée et animée par les jeunes du doyenné de la Morinie, à l'église de Wizernes.

                                

                               

                                  Arraché par l’amour de Dieu à l’enfer de la drogue

image2 image2   Laurent Gay sera dans l’Audomarois  le 24 novembre : une journée de      témoignage et d’échange avec les lycéens de Sion, Saint-Denis, La Malassise et des détenus du centre pénitentiaire de Longuenesse, suivie à 20h30 d’une veillée louange et témoignage pour tous dans l’église de Wizernes.

Mais qui est Laurent Gay ? Auteur du livre « Arraché à l’enfer, la résurrection d’un toxico », ce père de famille se veut porteur d’un témoignage, celui de sa vie, de l’enfer de la drogue au miracle, comme il dit lui-même, de sa conversion. Sillonnant toute la France, il est devenu un spécialiste de la prévention et des conduites à risques auprès des jeunes.

 

Pour apprécier la force de son témoignage, voici quelques extraits d’une émission TV dont il fut l’invité, il y a quelques années :

« Né dans une cité de la région parisienne, à 12ans j’étais déjà accro au shit (hachich). J’en vendais au collège, je rackettais. A 14ans, le shit ne suffisant plus, j’ai commencé à me piquer à l’héroïne. J’étais devenu un toxicomane. Je fis alors  partie d’un gang. A 18 ans je suis arrêté par la police : 48 heures dans une petite pièce sans ma dose. J’ai compris alors ce qu’était la dépendance à la drogue. Mon corps en avait besoin. »

 

Il raconte ensuite sa descente aux enfers, jusqu’à 20 ans, la chance qu’il a eu de partir un an à la campagne où il a arrêté de se droguer « j’ai vraiment souffert les 3 premiers mois », puis son retour sur Paris,  les copains de la cité qu’il retrouve, l’héroïne, « gratuite » qu’on lui propose et… la rechute. Il décrit son  calvaire : « Quand  je me levais le matin, je ne pouvais pas marcher si je n’avais pas ma dose ». Pour un règlement de compte qui a mal fini, il se retrouve en prison : « La prison, c’est la Haine », résume-t-il. Il tombe alors en dépression. Le défilé de sa vie le hante. Le 17 février 1988, toujours en prison, alors qu’il  avait décidé de s’ouvrir les veines : « J’ai commencé à crier, à crier vers le ciel. C’était comme un instinct de survie. Dieu je ne le connaissais pas. Je n’en avais jamais entendu parler. Et là, en même temps que toute ma vie défilait, se déballait comme un vide-ordure qui se décharge, un souffle de vie venait m’habiter. C’était incroyable, j’avais la révélation que le Christ était venu pour moi. » Confiance, Espérance, deux mots  qui s’imposent à lui et dont il vit encore aujourd’hui.

 

Laurent explique son cheminement avec Dieu à sa sortie de prison : « Il m’a guéri de toute drogue. Tabac, drogue, alcool, plus aucune dépendance. Un vrai miracle, j’étais guéri. » Il se dit lui-même « un converti ». Et de continuer : « Le Seigneur, quand il te donne, il ne te donne pas des petites giclettes de bénédiction. Il te plonge directement dans son Amour, un fleuve d’eau vive ». Son mariage, ses deux enfants, après la vie qu’il a menée, Laurent les vit comme  des preuves d’Amour de Dieu : « Quand tu  commences à suivre le Seigneur, ses grâces t’accompagnent. Aujourd’hui, après  la misère que j’ai vécue, je veux dire que je suis quelqu’un d’heureux. Je désire que ce message vienne vous percuter, vous remplir d’espérance ».

 

Puissions-nous être très nombreux à venir partager sa foi, sa force et sa joie lors de la veillée à laquelle les  jeunes du doyenné nous invitent le 24 novembre.

Article publié par Paroisse St Pierre sur l'Aa • Publié • 191 visites