Messe d'accueil et d'installation canonique de Monseigneur Olivier Leborgne

le 25 octobre 2020 à 15h30 en la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Vaast d'Arras

Sa venue à Arras… comme une évidence.

 

Messe installation Mgr Leborgne 2020  9 Messe installation Mgr Leborgne 2020 9  Depuis dimanche dernier, le diocèse d’Arras a officiellement son nouvel évêque : Mgr Leborgne. Il est le quatorzième depuis la création du diocèse en 1802.

 

Les consignes sanitaires étaient sévères. Pourtant, les organisateurs de la cérémonie ne se sont pas découragés et ils ont réussi à conduire une installation épiscopale mémorable. Ils faut reconnaître qu’ils ont su profiter de l’expérience vécue trois semaines plus tôt avec la messe d’action de grâce de Mgr Jaeger : gel hydro-alcoolique pour chaque déplacement, espace de 4 m2 pour chaque fidèle, etc.

 

Le rite d’installation d’un évêque commence à l’extérieur de la cathédrale. Le futur évêque est invité par le doyen des chanoines, ici l’abbé Gaston Rauwel, à passer la grand-porte, à vénérer la croix et à bénir l’assemblée. Le début de la célébration était présidé par l’archevêque de Lille, Mgr Ulrich. Le diocèse d’Arras a choisi de présenter en vidéo à son nouvel évêque non pas une description du territoire, mais quelques réalités et quelques souhaits des habitants du Pas-de-Calais. La vidéo s’est terminée par le trait d’humour d’un jeune qui a beaucoup amusé Mgr Leborgne : « Je vous souhaite un bon épiscopat chez nous pour les 40, 50 ou 60 ans à venir… »

 

Messe installation Mgr Leborgne 2020 124 Messe installation Mgr Leborgne 2020 124  La bulle pontificale en latin a été présentée par un diacre, Yves Audrain. Sa traduction a été lue par la chancelière du diocèse, Carole Hurtrel. À la fin de la lecture, Mgr Ulrich a remis sa crosse à Mgr Leborgne et l’a invité à prendre possession de la cathèdre, le siège épiscopal. C’est l’instant symbolique où Mgr Leborgne est déclaré officiellement évêque d’Arras.

 

Sur les pas de son arrière-grand-mère

 

« Au moment où je deviens votre évêque, a-t-il déclaré dans son homélie, et où je découvre votre diocèse si riche de son histoire, mais aussi confronté à de grandes difficultés, ensemble, frères et sœurs, soyons réalistes, et donc, osons ! Pour cela, je demande au Seigneur de nous renouveler dans la prière, non pas pour fuir le monde, dans un repli apeuré et faussement spirituel, mais pour oser le monde dans la grâce de l’Esprit. »

Pour illustrer sa devise, Serviteurs à cause de Jésus, Mgr Olivier Leborgne a confié : «  Le Seigneur nous envoie, le monde nous attends. Quelle joie de vous rejoindre ! Le Seigneur nous donne les uns aux autres comme frères et sœurs. Je rends grâce pour ce qu’il va faire de nous et avec nous dans cette terre du Pas-de-Calais. »

Le mot de merci que Mgr Leborgne a délivré a été particulièrement applaudi. Il a salué la présence de des nombreux prêtres avec qui il a hâte de travailler au service de l’Évangile. Il a salué la présence des élus de la République qui sont venus manifester une laïcité bien vécue. Il a aussi salué la présence de croyants des autres cultes. En pleine allocution, contre toute attente, il a descendu précipitamment les marches du chœur pour s’incliner devant les représentants de l’Islam. Il a ainsi montré qu’il ne confondait pas musulmans et islamistes.

Enfin, il a confié qu’un clin d’œil étonnant est venu le conforter dans sa nomination à Arras, lui qui est natif de Bretagne. Un oncle lui a appris la semaine dernière que sa propre arrière-grand-mère avait été institutrice à Amettes, le village natal de saint Benoît-Joseph Labre… « Je demande au Seigneur que, par l’intercession de saint Benoît Labre, notre diocèse devienne d’avantage ce peuple en chemin profondément libre et profondément engagé au servie de nos frères et sœurs. »

 

Jean Capelain

 

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Homélie de Monseigneur Leborgne – 25 octobre 2020

30ème dimanche ordinaire - Année A

 

Messe installation Mgr Leborgne 2020  16 Messe installation Mgr Leborgne 2020 16  Les catholiques sont-ils réalistes ? Généreux souvent, exigeants parfois, mais réalistes ? Cette question me venait en écoutant la première lecture.

 

 Le Seigneur nous convoque à des questions que nous connaissons bien et qui ont un écho particulier en Pas de Calais. Le respect dû à l’immigré, quoi qu’il arrive.  Ce département au sein duquel vous m'accueillez aujourd'hui, et qui devient le mien, a bénéficié de personnes venues d’ailleurs qui font maintenant partie de son identité – je pense notamment à celles qui sont venues dans le pays minier, permettez-moi de saluer particulièrement la communauté polonaise -. La question se pose de manière nouvelle aujourd’hui, notamment autour de Calais.

 

Parole vive également du Seigneur, et tellement pertinente aujourd’hui, sur l’utilisation de l’argent « comme un usurier ». Un ultra libéralisme financier fait de l’homme une variable d’ajustement au profit de l’intérêt et des dividendes de quelques-uns. L’économie met trop peu souvent l’homme au centre. Notre terre du Pas de Calais ne le sait que trop : la fin du charbon, la désindustrialisation, les conséquences non maitrisées de l’évolution de la pêche et de l’agriculture, et encore très récemment, la fermeture annoncée de l’usine de pneumatiques de Béthune.

 

Quant à l’orphelin et à la veuve, quelque chose dérape aujourd’hui dans notre pays. La technique et le droit s’apprêtent à fabriquer des orphelins.

« S’ils crient vers moi, dit le Seigneur, je les écouterai. Ma colère s’enflammera… » Nous entendons tes appels, Seigneur. Nous les croyons plus que jamais profondément justes. Nous avons lu – ou allons le faire – la dernière encyclique du Pape François : Frattelli tutti.  Mais comment faire ? Tu sais bien nos inquiétudes, et nos impuissances. Nous sommes perdus. Nous ne pouvons pas ne pas nous poser la question : le christianisme est-il réaliste ?

 

C’est alors qu’un détail de l’Evangile s’est imposé à moi. « Maitre, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Nous connaissons, et nous sommes habitués à la réponse de Jésus : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend tout la Loi, ainsi que les Prophètes. »

 

Ce qui me frappe, c’est que si Jésus déclare le second commandement semblable au premier, il garde une hiérarchie : il y a le grand, le premier commandement, et le second. Qui lui est semblable, mais qui reste second.  Pendant longtemps, je suis passé à côté de cela. J’entendais qu’aimer Dieu et aimer son prochain étaient inséparables. Et qu’aimer son prochain, c’est aimer Dieu. Jésus et les Saintes Ecritures le répètent à l’envi. 

 

Mais s’il y avait dans cette « hiérarchie au cœur du semblable » l’un des secrets de la foi chrétienne, l’articulation qui la fait passer d’une générosité gentillette à une puissance d’action incarnée ?

Le premier commandement est en fait la condition de possibilité du second. Sans le premier commandement, le croyant se retrouve face à un « tu dois » extérieur, vite moraliste et desséchant, une injonction solidaire généreuse mais déshumanisante. L’action nous met si rapidement face à nos contradictions, nos limites et nos médiocrités, et face à la violence du monde… Nous deviendrons alors soit des hommes et des femmes perpétuellement en colère devant la résistance du réel – c’est-à-dire des autres -, et peut-être violents, soit des hommes et des femmes repliés dans leurs désillusions, et sans doute dépressifs. Dans tous les cas ce sera la déception et la tristesse. Et le repli individualiste qui me semble en être l’immédiate conséquence. 

Aimer Dieu de tout son cœur, de tout son esprit, de toute sa force, c’est adorer celui qui se révèle en Jésus Christ : le Dieu unique et Trinité, le Dieu relation, amour infini, mystère d’éternelle donation, d’infinie réception et d’absolu jaillissement, le Dieu qui prend chair de notre chair en Jésus, jusqu’à mourir de notre mort, pour que nous vivions de sa résurrection. Dans la vie éternelle. C’est-à-dire, même si c’est encore en chemin, dès aujourd’hui.

 

Adorer Dieu, c’est l’accueillir dans la révélation de la Croix, c’est le laisser nous aimer, c’est nous ouvrir à son amour fou, c’est le laisser nous agir dans l’Esprit Saint. Alors ce qui excède nos capacités devient possible. L’amour du prochain, c’est-à-dire le fait de se faire proche de tous, n’est plus une injonction extérieure mais une promesse au plus intime de chacun et de l’Eglise – « c’est possible, moi, le Ressuscité, je viens le vivre en toi  et avec toi » -, que l’Esprit Saint ne cesse de renouveler et d’agir. Il devient possible alors d’aimer le prochain comme nous-mêmes sommes aimés par Dieu.

En fait, le christianisme est on ne peut plus réaliste. Adorer Dieu pour nous laisser agir par lui afin d’oser l’amour du prochain en actes, unique chemin de la joie à laquelle nous sommes destinés tous ensemble, jamais sans les autres.

 

Au moment où je deviens votre évêque, à l’heure où je découvre votre diocèse si riche de son histoire mais aussi confronté à de grands défis, ensemble, frères et sœurs soyons réalistes.  Et donc osons !

 

Pour cela, je demande au Seigneur de nous renouveler dans la prière et l’adoration. Non pas pour fuir le monde dans un repli apeuré faussement spirituel, mais pour oser le monde dans la grâce de l’Esprit.

 

Que chaque chrétien retrouve le chemin de la prière au fil du jour [ce qu’on appelait autrefois les « oraisons jaculatoires"] : au gré de ce qu’il vit et selon ses humeurs, qu’il confie rencontres et événements au Seigneur, avec joie ou colère, ennui ou enthousiasme, espoir ou inquiétude. Qu’il puisse reprendre les paroles du psaume que nous entendions il y a quelques instants : « je t’aime Seigneur, ma force. ». Cela prend quelques secondes. Cela ne change apparemment rien, mais en fait cela change tout : l’ouverture se fait en nous pour accueillir l’Esprit du Ressuscité, sa puissance de vie et sa force. 

 

Commençons chaque matin par reprendre la prière que disait chaque jour le pasteur Du Plessis, appelé le pasteur Pentecôte : « Bonjour Esprit Saint, je t’aime Esprit Saint, que tout se passe pour moi aujourd’hui dans ton souffle, selon ta volonté. » Cette prière a changé sa vie. Des chrétiens – dont certains l’on écrite sur le miroir de leur salle de bain pour ne pas la manquer au réveil ! – m’ont dit que ça avait aussi changé la leur.

 

Je rêve encore que chaque disciple du Christ – oserais-je vous le demander ? - décide (car pour cela il faut toujours une décision à tenir dans la fidélité) de s’asseoir pour le Seigneur ne serait-ce que 5 minutes chaque matin en lisant l’Evangile du jour, en le laissant résonner, en ruminant tel verset ou simplement un mot, et en offrant sa journée par un Notre Père.

Alors, je le crois vraiment, le Christ, dans la grâce de son Esprit, deviendra en nous chaque jour davantage cette puissance de vie et de salut qui ouvre et réouvre l’avenir. C’est une grâce qu’il nous fait. Et qu’il veut par ses disciples faire au monde. Le premier commandement est condition de possibilité du second. Il en est la force toujours renouvelée. Les catholiques sont tout à fait réalistes. Le Seigneur nous envoie, le monde nous attend. Serviteurs à cause de Jésus !

 

Quelle joie, frères et sœurs, de vous rejoindre. Il nous donne les uns aux autres comme frères et sœurs. Je rends grâce pour ce qu’il va faire de nous et avec nous.  Que le Seigneur soit béni !

 

+ Olivier Leborgne

Evêque d’Arras, Boulogne, Saint-Omer

 

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Remerciements de Monseigneur Leborgne – 25 octobre 2020

 

Messe installation Mgr Leborgne 2020  33 Messe installation Mgr Leborgne 2020 33  « Les gens racontent, à votre sujet, l’accueil que nous avons reçu chez vous », disait saint Paul aux Thessaloniciens. Vous pourrez tous raconter combien les baptisés du diocèse d’Arras accueillent leur nouvel évêque, aussi bien vous qui êtes physiquement présents que vous qui nous avez accompagnés par les moyens audiovisuels.

 

Permettez-moi de tous vous en remercier. Je voudrais d’abord remercier ma Mère. Maman, non seulement tu m’as donné la vie, mais avec Papa, vous m’avez donné la vraie vie qu’est le Christ. Il n’y a pas de plus beau cadeau. Et tu continues. Je t’en remercie profondément. J’y associe aussi mes frères et sœurs, avec Florence dans la communion des vivants, et mes amis.

 

Mgr Migliore, Nonce apostolique en France, merci de votre présence. Voulez-vous bien dire au Pape François toute ma gratitude pour la confiance qu’il me fait, et ma profonde communion au service de l’Eglise

 

Je voudrais remercier tout particulièrement Mgr Jaegger, mon prédécesseur, qui m’a si bien accueilli depuis que je suis évêque, et tout particulièrement depuis qu’il a appris que je serai son successeur. Merci, cher Jean-Paul. Tu me laisses un bel héritage, quelle joie de pouvoir m’appuyer sur lui pour découvrir mon nouveau diocèse et continuer en Pas de Calais la belle aventure de l’Evangile.

 

Merci à mes frères évêques. Je ne peux être évêque d’Arras qu’en vivant profondément avec vous la collégialité épiscopale. Permettez-moi de nommer Mgr Ulrich, archevêque de Lille et les évêques de la Province, Mgr de Moulins Beaufort qui a été mon archevêque depuis deux ans et avec lequel je collabore au service de la Conférence des Evêques de France, et Mgr Aumonier, évêque de Versailles, de qui j’ai tant reçu.

 

Merci à tous les prêtres du diocèse. Nous nous sommes aperçus, nous prendrons le temps de faire connaissance plus amplement, j’espère très rapidement. Vous êtes les premiers collaborateurs de l’évêque, donnés comme tels à l’ordination. Vous m’êtes très précieux. Je compte sur vous, vous pourrez compter sur moi.

 

Merci à tous les diacres. « Serviteurs à cause de Jésus », telle est ma devise. Elle a une forte connotation diaconale, je compte sur vous pour m’aider et aider notre Eglise à la vivre.

Merci à vous les moines et moniales, religieux et religieuses, consacrés du diocèse : j’ai souvent remarqué que vous n’aviez guère conscience de la force du témoignage de votre consécration. Il est une grâce pour l’Eglise d’Arras, j’en rends grâce à Dieu et aurai à cœur de le soutenir.

 

Merci à vous tous les baptisés de notre diocèse : engagés dans des responsabilités ecclésiales de tous ordres, ou chrétiens dits « de base », très assurés dans votre foi ou en recherche, jeunes ou ainés, mariés ou célibataires, en pleine force ou blessés de la vie, vous êtes ce trésor que le Seigneur m’appelle à servir pour qu’ensemble, dans la communion de notre légitime et authentique diversité évangélique, nous annoncions l’Evangile du salut aux habitants du Pas de Calais.

 

L’Eglise, nous le savons, n’est pas pour elle-même mais pour le monde. Ce monde dont elle est, pour lequel elle s’engage, avec lequel elle noue de multiples partenariats.

La présence de nombreux élus – sénateurs, députés, conseillers départementaux ou régionaux, maires ou conseillers -, des représentants des institutions civiles, judicaires et militaires en est un signe éloquent. Mesdames et Messieurs qui nous avez fait l’honneur de votre présence, un très grand merci.

 

Notre pays vit un moment particulièrement difficile. Non seulement la pandémie de la Covid 19 dure, avec ses conséquences sanitaires, sociales et économiques, mais aussi notre pays a été profondément déstabilisé par l’assassinat odieux d’un professeur.

 

Ici, je voudrais dire toute ma reconnaissance aux professeurs et à tous les éducateurs. Ils font, dans des conditions difficiles, l’un des plus beaux métiers du monde et l’un des plus importants pour un pays. Ils font bien plus que transmettre des savoirs. Par leur enseignement et leur posture, ils accompagnent des enfants et des jeunes pour les aider à devenir des citoyens libres, responsables, solidaires et respectueux.

 

Messe installation Mgr Leborgne 2020  35 Messe installation Mgr Leborgne 2020 35  Je voudrais dire aussi toute mon amitié à la communauté musulmane et saluer ici leurs représentants. La très grande majorité des fidèles musulmans est également horrifiée, et profondément blessée.  Avec vous chers amis musulmans, avec vous les représentants des autres confessions chrétiennes – mille mercis d’être là, nous aurons, je l’espère rapidement l’occasion de faire connaissance et d’œuvrer ensemble pour l’annonce du Royaume – avec vous nous voulons servir la cohésion sociale et la paix. De ce point de vue, nous n’aurons pas peur d’interroger un certain sens de la laïcité qui veut exclure la religion de l’espace public.  Lutter contre les divisions de notre société c’est aussi favoriser un vrai dialogue public, où la question spirituelle et religieuse peut être abordée sans tabou, sans exclusive et sans mépris par tous.

 

« En effet, les gens racontent à notre sujet, l’accueil que nous avons reçu chez vous », disait Saint Paul, et il continuait : « ils disent comment vous vous êtes convertis à Dieu… »

Frères et sœurs, le véritable enjeu de l’Evangile est là : la conversion au Dieu vivant et trois fois saint. L’Eglise trouve son identité dans l’évangélisation, ne cesse de rappeler le Pape François. En Christ qui s’est fait notre frère, elle veut être servante de la fraternité dans toutes les dimensions de la vie humaine, personnelle, politique et sociale. Et cela commence avec notre conversion.

La conversion n’est pas un moment de notre histoire, elle est notre dynamique fondamentale. Sans cesse, nous avons à nous abandonner à l’Esprit Saint pour nous laisser renouveler, discerner la volonté de Dieu pour notre diocèse et notre département, et nous engager au service de nos frères et sœurs. C’est cela que je voudrais servir auprès de vous et avec vous. L’Evangile est la chance de notre vie – la grâce incroyable que Dieu nous a faite -, dans une période de grands changements et d’incertitudes, nous ne pouvons pas le garder pour nous.

 

J’ai tout à découvrir de votre diocèse, ou presque tout. Je ne le connais que très peu. Je compte sur vous. Cependant, mon frère ainé m’a rappelé hier ce qu’un oncle m’avait déjà dit mais que je n’avais pas retenu : mon grand père Raymond est né à Lens, de Zélia Croene et Clement Leborgne, tous les deux nés dans le Pas de Calais et instituteurs pendant de longues années à Amettes. Je ne sais pas si c’est un clin d’œil du Seigneur, mais quel signe : mon arrière-grand-mère – une figure m’a-t-on dit ! - a été institutrice dans le village de Saint Benoit Joseph Labre ! Son mari et elle sont enterrés à Âmes, juste à côté d’Amette.

 

Alors avant de vous bénir au nom du Seigneur, je lui demande que, par l’intercession de Saint Benoit Labre et à son image, nous devenions toujours davantage ce peuple en chemin, profondément libre, mu par l’esprit d’adoration et donc profondément engagé au service de nos frères et sœurs.

 

Ah, pardon, encore deux choses :

- une immense merci à tous ceux qui ont permis cette célébration. Je ne nomme personne car je ne vous connais pas tous – il s’en faut de beaucoup – et de toutes les façons j’en oublierai. Mais un immense merci.

- et permettez-moi de vous faire part de ma première décision : je nomme le père Vincent Blin vicaire général.

 

+ Olivier Leborgne

Evêque d’Arras, Boulogne, Saint-Omer

 

 

 

 

Vidéo de la messe d'accueil et d'intallation canonique de Monseigneur Olivier Leborgne
diffussion chaine youtube KTO Télévision catholique

 

 

La cérémonie a été diffusée en direct sur la radio RCF Hauts de France https://rcf.fr/

 

 

 

Vidéo présentée à Monseigneur Olivier Leborgne lors de la messe

présentation des réalités du diocèse en vidéo,
un avant-goût de quelques réalités humaines du Pas-de-Calais,

de quelques défis ou aspirations auxquelles des hommes et des femmes tentent de répondre,

et quelques messages adressés à Monseigneur Olivier Leborgne.

 

 

 

 

Reportage France 3 Hauts de France 19/20 - 25 ocotbre 2020

 

 

Article publié par Alicia Lieven - Gestionnaire technique du site internet du Diocèse • Publié • 5209 visites