Epiphanie

Le Salut apporté à tous les hommes.

 

 

L’Eglise dans sa liturgie a voulu développer en plusieurs temps le mystère de l’incarnation. Tout d’abord bien sûr, Noël la fête de la nativité, cette naissance de l’enfant Jésus passe presque inaperçue, quelques pauvres bergers vont se rendre à l’invitation des anges auprès de Marie et Joseph qui viennent d’avoir un enfant qui est né dans la pauvreté. Seul l’entourage des bergers sera au courant de cette naissance. Dimanche dernier, nous avons célébré la fête de la sainte famille, et nous avons lu le récit de la venue de Marie et de Joseph présenter au temple leur nouveau-né de sexe masculin. Ils respectent ainsi la loi juive ; Jésus est juif. C’est ce que dira le prophète Siméon « Voici que cet enfant provoque la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. » et Anne parlait de cet enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Avec sa venue au temple, Jésus est présenté au peuple juif. Jésus est d’abord venu pour libérer le peuple juif.                                    

Avec la fête de l’épiphanie que nous célébrons aujourd’hui, s’achève la présentation du mystère de Noël. Nous faisons un pas de plus, ce sont les mages des étrangers venus d’Orient, qui rendent hommage à l’enfant Jésus, entouré de ses parents. Depuis les origines, l’Eglise a vu dans cette fête, l’annonce que Jésus est bien venu pour toute l’humanité, représentée par la présence d’étrangers auprès de la sainte famille. Ces savants sont d’abord des chercheurs, des astrologues qui cherchent, qui guettent les signes, c’est ainsi qu’ils scrutent le ciel, ils ont vu se lever une étoile. C’est déjà une première constatation. Pour trouver Dieu, pour rencontrer le seigneur, il faut être à sa recherche, il faut lever les yeux comme les mages, regarder au-delà de soi-même, sortir des petits problèmes, ne pas en rester à ses préoccupations et même regarder dans le noir, car c’est au cœur même de la nuit qu’on peut justement voir briller une étoile. Et c’est à la vue de cette étoile, que les mages sont partis à l’aventure. Sûrs que le signe qu’ils ont vu dans la nuit ne les trompe pas. Ils n’hésitent pas à entreprendre un long voyage malgré les difficultés rencontrés durant de long périple, ils n’ont pas douté, ils n’ont pas faibli en chemin, ils ont su garder les yeux fixés sur l’étoile de l’espérance. Ils arrivent enfin auprès de l’enfant, ils se prosternent, ils l’adorent. A travers les cadeaux qu’ils apportent, l’or, l’encens et la myrrhe, ils reconnaissent déjà cet enfant comme Roi, comme Dieu, comme crucifié pour le salut du monde. Le récit de leur visite à Bethléem nous est offert et présenté comme modèle pour notre vie chrétienne. Ce récit nous redit combien la rencontre avec le Seigneur nous transforme, laissons-nous modeler par son amour, il veut notre bonheur, il vient nous sauver.            

 

Abbé Jean Marie

 

 

 

 

La signification de l’Épiphanie : manifestation divine

L’épiphanie, vient d’un mot grec qui signifie manifestation, l’épiphanie est la fête qui célèbre la manifestation de Dieu aux hommes. Le 6 janvier, on fête les trois grandes manifestations de Jésus-Christ : L’adoration des Mages, le baptême du Christ au Jourdain et le premier miracle de Jésus aux noces de Cana. La mention de ces trois manifestations se trouve en ce jour dans les divers textes liturgiques d’Orient et d’Occident, mais en Occident, l’accent se porte surtout sur l’adoration des Mages, et à l’inverse en Orient sur le baptême dans le Jourdain. Dans la liturgie occidentale, la fête de l’épiphanie célèbre la manifestation de Dieu aux mages et plus largement aux païens.

1. Le récit évangélique de la visite des mages

Matthieu 2/1-12 Bible Segond

2. Signification du récit de la visite des mages et de l’attitude d’ Hérode ?

un mage raconte la naissance de Jésus un mage raconte la naissance de Jésus  Le récit de la visite des mages exprime une manifestation de Dieu aux païens. Qui étaient les mages ? Une étoile les met en marche et les conduit jusqu’à l’enfant Jésus. Tout le récit souligne le contraste entre l’attitude des mages et celle d’Hérode et des scribes de Jérusalem devant la manifestation divine. Les mages, qui sont des païens, se mettent en marche, sous le signe de l’étoile, à la recherche de l’enfant qui vient de naître. Quand les mages le trouvent, ils éprouvent une grande joie, se prosternent devant lui et lui offrent des présents. Par contre, en apprenant l’apparition de l’étoile et l’arrivée des mages, Hérode fut pris d’inquiétude. Le roi Hérode veut faire périr l’enfant qui pourrait devenir pour lui un rival : le roi messie. Les chefs des prêtres et les scribes, qui connaissent pourtant les prophéties sur la naissance du messie à Bethléem, ne cherchent pas à le connaître.

 

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Un mage raconte
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