Lexique

Diocèse

L’Église catholique a repris le mot diocèse au vocabulaire de son persécuteur, l’empire romain. Il désignait une circonscription administrative de l’empire. En France, lors de réforme administrative de Napoléon, les diocèses devaient correspondre aux département : un préfet, un évêque. A quelques exceptions près, c’est toujours vrai. (Par exemple, nos voisins de Lille et Cambrai sont issus d’une division voulue en 1903 pour prendre en compte l’accroissement des populations dans le département du Nord). Le diocèse d’Arras a été constitué en 1802, au moment du concordat. Texte Théologique

 

Un monumental escalier pour accéder au portail principal cathedrale arras  
Un monumental escalier pour accéder au portail principal
Un monumental escalier pour accéder au portail principal
Cathédrale

Le cathédrale vient d’un mot grec qui désignait matériellement la chaise, le siège. Il en est venu a désigné le lieu où l’évêque siège, réside : la cathédrale d’Arras, de Lille, de Paris. L’habitude a été prise de désigner le diocèse du nom de la ville où résidait l’évêque. Le diocèse d’Arras fait exception avec ses trois cathédrales, d’Arras, Boulogne et Saint-Omer. Le diocèse a été constitué, en 1802, à partir de plusieurs diocèses. On a gardé leur noms aux cathédrales, alors que les diocèses avaient été supprimés : diocèse de Boulogne, une partie du diocèse de Saint-Omer (ex-Thérouanne). Quelques communes nous viennent du diocèse de Tournai, de Cambrai et une de Noyon ! Le regroupement ne date pas d’aujourd’hui !

 

Paroisse
Le diocèse en dix doyennés Le diocèse en dix doyennés  
10 doyennés et 94 paroisses
10 doyennés et 94 paroisses
Le mot désigne une communauté de baptisés dont la charge est confiée à un curé, (celui qui a le cure de…). Pendant longtemps, quand on disait paroisse, on pensait clocher Aujourd’hui, le diocèse compte 92 paroisses pour 1025 clochers (sans compter les chapelles). Dans chaque paroisse on retrouve une diversité de petits groupes selon les services, activités ou mouvements. Par exemple équipes de catéchistes ou de solidarité, d’action catholique ou d’animation des funérailles, équipes de préparation au baptême ou au mariage, mouvements de spiritualité, etc. Une équipe d’animation  est constituée dans chaque paroisse pour assurer une pastorale commune. 

 

 

EAP - Equipe d’animation de la paroisse
C’est une équipe restreinte de laïcs, appelés par l’Évêque,  à participer à l’exercice de la charge pastorale, avec un curé ou avec un prêtre modérateur (celui qui donne le rythme, la cadence pour le bien de l’ensemble). La création de ces équipes avec leur responsabilité réelle (ils prennent des décisions) est sans doute l’aspect le plus novateur de la restructuration.
L’évêque confie à cette équipe de veiller à ce que la paroisse soit signe de l’Église et assume toutes les dimensions de la vie chrétienne souvent exprimée par trois mots : vivre, croire, célébrer. Elle veillera à favoriser le lien entre les divers groupes présents sur la paroisse ; elle aura aussi à proposer ou susciter telle initiative qu’elle jugera opportune. L’EAP est un lieu de conduite pastorale, de décision, pour la vie de la paroisse, dans le respect des orientations du diocèse et du doyenné.

 

Cellules chrétiennes de proximité
Il n’y a pas de définition précise pour ces équipes.
Pour répondre au souci de proximité et de réalisme pratique, pour répondre à tel besoin ou objectif précis, les chrétiens ont été et sont amenés à organiser des équipes ou communautés de vie très locales, dans le but de mieux correspondre aux trois dimensions de l’expérience chrétienne ; par exemple le souci des malades, de la solidarité ; l’accompagnement de catéchumènes ou d’équipes en précarité, l’initiation chrétienne, veiller à l’apostolat par milieu, organiser des groupes de prière, gérer la vie matérielle d’un clocher, être porte d’église entretenue et ouverte. Pour le diocèse, c’est l’expression “équipe de vie locale” qui a été choisie pour les désigner. C’est à ce niveau que le diocèse attend, de la part des baptisés, beaucoup de créativité, d’initiative, d’imagination.

 

 

Sanctuaire

Le mot sanctuaire est dérivé du latin "sanctus", mot que l'on retrouve dans le chant de la messe "Saint, Saint le Seigneur...". "Dieu seul est saint, il est le tout autre" est-il écrit dans la Bible. Par rapport aux hommes, à l'univers, Dieu est "séparé". On dira d'Israël qu'il est le peuple saint, peuple mis à part.  

Dans les religions anciennes, le sanctuaire désignait "l'espace réservé au dieu" à l'intérieur du Temple, l'espace qui lui est consacré sur la terre des hommes. 

Pour le Temple de Jérusalem, on disait "le saint des saints", le lieu sacré par excellence, interdit au profane. En termes d'architecture chrétienne, le sanctuaire désigne la partie autour du chœur, espace où se déroule la liturgie, espace séparé de la nef et surélevé.  Chez les orthodoxes, cet espace est séparé par une sorte de clôture percée de trois portes, appelée iconostase. Eglise de Marquise Eglise de Marquise  

Dans le langage d'aujourd'hui, le mot désigne tout lieu de culte, lieu de pèlerinage. Les chrétiens ont préféré employer le mot église, parce qu'il désigne le lieu de leur assemblée. Ce mot trouve son origine dans la langue grecque où ecclesia désigne "l'assemblée convoquée". Ainsi, selon les mots employés, nous exprimons des sensibilités différentes. Employer le mot sanctuaire met en valeur l'aspect sacral de distance, de séparation, d'espace séparé et consacré pour Dieu. Avec le mot église, c'est l'assemblée des chrétiens, des frères, qui est mise en valeur; c'est le lieu où se rassemble le peuple des baptisés, là où sont convoqués les hommes dispersés, appelés à se rassembler.

Le mot sanctuaire est aussi employé dans le langage civil et juridique pour désigner un lieu protégé, voire inaccessible.

 

Labyrinthe

Dans le parcours du labyrinthe, chercher son chemin JDJ 2008  
Dans le parcours du labyrinthe, chercher son chemin
Dans le parcours du labyrinthe, chercher son chemin
 L'expression fait appel à l'idée d'un parcours inextricable, réseau complexe de chemins et de sentiers  où l'on se perd. Cela peut devenir un jeu, un parcours entre espaces de maïs ou rangées de végétation.

Dans certains sanctuaires, des architectes ont construit dans le dallage un labyrinthe. labyrinthe cathédrale d'Amiens labyrinthe cathédrale d'Amiens  Ainsi en est-il à la cathédrale de Saint-Omer. Tous n'avaient pas la possibilité d'effectuer un pèlerinage, à Jérusalem ou à Saint Jacques de Compostelle. Le pèlerin d'une cathédrale pouvait ainsi parcourir le labynrinthe symbolisant la marche vers le centre qu'est le Christ-sauveur.  Le parcours du labyrinthe d'Amiens fait 234 m de longueur. Chez les Egyptiens, le labyrinthe était associé au culte des morts, où il représentait le parcours du défunt vers l'immortalité.

Dans la tradition chrétienne, présent dans certains baptistère, il symbolisait le chemin que parcourait le catéchumène, par le baptême en Christ.

 

Article publié par A. Lieven - Gestionnaire technique du site internet du Diocèse • Publié • 31491 visites