Lorette lieu de commémoration

Nécropole des soldats tués lors de la grande guerre

La basilique et la tour-lanterne Lorette  
La basilique et la tour-lanterne
La basilique et la tour-lanterne
La colline Notre-Dame de Lorette, (F-62) sur la commune d'Ablain-saint-Nazaire, fut le lieu d'âpres combat d'octobre 1914 à septembre 1915. La nécropole militaire garde les restes de  40.000 soldats morts au combat. Au centre, la basilique et la tour-lanterne, à la base de laquelle un ossuaire renferme les restes de 6.000 soldats inconnus. Une association "les gardes de Notre-Dame de Lorette" veille sur les lieux. 

 

Chaque année, au soir du 10 novembre une veillée commémoration a lieu, qui réunit tout ensemble les autorités civiles, religieuses et militaires. La basilique et la tour-lanterne sont l'oeuvre de Louis Cordonnier. La basilique fut consacrée le 26 mai 1927.

 

Le 14 novembre 2007, les participants au congrès national des directeurs de pèlerinages sont venus en pèlerinage en ce lieu. Thème du congrès : "Pèlerinages, chemins de paix".

 

Le 6 avril 2008, les tombes musulmanes et juives étaient profanées

 

Le 24 avril 2008 y est célébré le 90ème anniversaire de la dernière offensive, qui mènera à  l'armistice du 11 novembre 1918. 

 

Dans la nuit du 7 au 8 décembre 2008, nouveaux graffitis sur plus de 400 tombes musulmanes et une dizaine de tombes juives. C'était au moment où commencent les fêtes de l'Aïd el Kébir. Message des évêques pour l'Aïd

 

Tantôt oubliée, tantôt profanée…
Lorette. La plus grande métropole militaire de France
 

L'Histoire souffre parfois d'amnésie, à moins qu'elle ne se laisse écrire par une plume injuste. Les batailles de Verdun sont des dates importantes dans le déroulement de la Première Guerre mondiale. Son cimetière militaire est, très justement, l’un des lieux de mémoire les plus visités en France. Il a été aménagé entre 1919 et 1926 et regroupe 5 722 corps. Pourtant, peu de livres d’histoire mentionnent que la plus grande nécropole militaire de France se trouve en Artois. C’est Lorette.

 

Dès le 15ème siècle 

 

Lorette chapelle d'hier Lorette chapelle d'hier    Les pèlerinages sur la colline N-D de Lorette ne date pas de la Première Guerre mondiale. Une tradition du xvème siècle prétend que la maison de la Vierge, la Sancta Casa, ait été transportée par des anges jusqu’à Lorette, en Italie.

 

En 1727, un peintre originaire de la paroisse voisine d’Ablain-Saint-Nazaire, Florent Guilbert, revient guéri d'un pèlerinage au sanctuaire de Lorette. À son retour, il édifie un oratoire sur le mont de Coquaine pour abriter une statue de la Vierge qu’il avait rapportée d’Italie. Détruit en 1794 par la Révolution, relevé en 1815, puis transformé de 1870 à 1880, l'oratoire devient une petite église où est célébrée une messe quotidienne. Elle résistera jusqu'en 1915.

 

Position stratégique

 

 

En Octobre 1914, deux mois après la déclaration de guerre, les Allemands sont solidement installés sur les cinq éperons entre Ablain-Saint-Nazaire et Souchez. Leur système de défense par des labyrinthes et des fortins est quasi imprenable. De décembre 1914 à mai 1915, le 21ème corps réussit à s’emparer de trois éperons. Le 9 mai, une division marocaine parvient à reprendre La Targette au prix de nombreuses victimes musulmanes ; l'écrivain Blaise Cendrars y combattu lors de cet assaut.

 

La tour-lanterne, ossuaire Lorette  
La tour-lanterne, ossuaire
La tour-lanterne, ossuaire
La colline de Lorette est la position la plus difficile à faire tomber. L’église est un repère pour les deux camps. Les dépouilles enterrées autour de Souchez sont projetées sous l’effet des bombardements… Le 12 mai, au terme d’une boucherie indescriptible, l’église et la crête sont prises, mais les Français se font pilonner par les canons allemands situés à Liévin et à Angres. Le métal rougi de la Grosse-Bertha de Liévin donnera le nom de Pièce-Rousse au quartier d’où elle tirait.
Après l’assaut, les soldats ont reconstruit à la hâte une petite chapelle. En trois mois, l’offensive d’Artois a fait 143.000 victimes. De nombreux cimetières aux environs gardent la mémoire de ces soldats.
 

Sept fois Verdun

 

La basilique et la tour-lanterne Lorette  
La basilique et la tour-lanterne
La basilique et la tour-lanterne
 Sur la colline, un cimetière national fut élevé sur 13 hectares comprenant 19 000 tombes individuelles. Dans huit ossuaires sont rassemblés 22 970 soldats inconnus. Une partie du cimetière a été attribuée aux soldats Musulmans et Juifs.

 

Mgr Julien, fin lettré, poète et même académicien, est à l’origine de la nécropole nationale. Mais le site a gardé une forte empreinte religieuse. Contrairement à Mgr Ginisty, évêque de Verdun, Mgr Julien a tenu à installer une vaste basilique au milieu de la nécropole. 

 

Article publié par E.H. Communication Diocèse • Publié • 12520 visites