Journée de la vie consacrée

Témoignage des Petites Soeurs de l'Ouvrier

Bronze basilique Nazareth Presentation au temple  
Bronze basilique Nazareth
Bronze basilique Nazareth
 
Le 2 février,

l'Eglise honore la présentation de Jésus au Temple de Jérusalem.  Jean-Paul II a institué cette journée "fête de la vie consacrée".

 

Il existe une grande diversité de communautés de religieuses dans le diocèse. Si certaines communautés ont pignon sur rue, de par leur présence ancienne ou la fréquentation de leurs offices ou de leur accueil d’autres sont beaucoup plus discrètes, comme enfouie dans la vie de quartier et la vie associative. Ainsi en est-il des sœurs de Notre-Dame de l’immaculée Conception au Mont Liébault à Béthune, ou des petites sœurs de l’Ouvrier à Sallaumines.

 

La communauté des Petites sœurs de l’Ouvrier, de Sallaumines témoigne.

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Lors de la dernière Assemblée Plénière de Lourdes, les Evêques écrivaient :
« ….La vie monastique et plus largement la vie religieuse ont à être comprises et revalorisées pour ce qu’elles sont vraiment : des formes d’existence ordinaire mais selon des lois extraordinaires. La vie religieuse se fait très présente à ces frontières de nos grandes cités, intégrée dans les « quartiers » où elle constitue un pôle de prière et de paix, active dans les paroisses et la solidarité….. »

 

Compagnes d’humanité dans la vie ordinaire.
Depuis 13 ans, nous habitons dans une petite cité de Sallaumines, où pensionnés et familles nombreuses se côtoient au quotidien.
Notre présence prend Goût d’Evangile à essayer que notre quartier soit lieu d’humanisation : par nos relations dans la cité, en partant au marché, chez le boulanger du coin, en partageant un bonjour, des nouvelles échangées, la recherche de travail d’une maman, d’un papa, d’un jeune, par la médiation que nous tentons de vivre, entre les enfants et les personnes âgées, lorsque les ballons sont de sortie ! C’est aussi un coup de main offert pour une démarche à entreprendre auprès d’une assistante sociale, d’un avocat, une lettre à rédiger…

 

Compagnes d’humanité dans la vie associative

Nous avons choisi de nous rendre proches des gens : les demandeurs d’emploi ; un groupe de femmes heureuses de se retrouver dans le cadre d’un atelier « couture ». Nous sommes aussi très attentives à l’isolement des personnes âgées, et Fernande anime un groupe d’une douzaine de femmes d’un âge très respectable, heureuses de se retrouver en amitié mais aussi de partager leurs problèmes, et même, parfois, d’aller jusqu’à faire une démarche auprès du Syndicat Mixte des transports pour demander des moyens de transport adaptés à leur âge, ou aller rencontrer, à plusieurs, la Responsable du service des aide-ménagères pour une adaptation des horaires.
Notre communauté, fidèles aux statuts de la congrégation choisit une vie de proximité en partageant la vie de nos concitoyens. Odile a été sollicitée pour participer au Conseil d’Administration du Centre Social d’Action Communale. De même, à chaque soirée d’élections, l’équipe de la Municipalité est heureuse qu’elle soit présente au dépouillement.
Notre communauté est aussi très présente à la vie en Eglise ? Irène accompagne deux jeunes femmes qui ont demandé le baptême ; elle assure la permanence du lundi à la paroisse.

 

Oui, la Bonne Nouvelle, nous en sommes témoins au quotidien
Cette Bonne Nouvelle, elle a visage humain. Il nous suffit d’ouvrir nos yeux, nos oreilles. Ainsi, cette famille qui, durant 7 années, a veillé sur Léa, personne âgée seule. Chaque jour, un membre de la famille venait la chercher pour le repas de midi, l’accompagnait chez le médecin, l’emmenait en vacances avec eux. C’est aussi à partir de bénévoles du Réseau « Ecoute, Solidarité, Accompagnement » qui vient de se mettre en place à l’initiative du CCCAS pour repérer les personnes isolées, les signaler auprès des professionnels de la santé, du Social (si c’est nécessaire), leur permettre de recevoir des visites, les remettre en relations avec des amis, une association.


Des hommes, des femmes, se laissent habiter par le Seigneur et nous disent Son Amour infini pour chacun des siens, pour chacun d’entre nous. Notre fidélité à Jésus Christ nous demande d’être à l’affût de ces pratiquants de l’Evangile qui, en actes, naturellement, discrètement, jour après jour, nous révèlent la présence du Seigneur.


Comme Marie, notre mission est là, au cœur de la vie. A sa suite nous aussi, nous avons à « risquer » un « Oui » pour aimer davantage ceux et celles que nous rencontrons dans l’ordinaire de nos journées… à dire « Oui » aux imprévus, et ce n’est pas facile d’y être toujours accueillantes ! Notre vœu d’obéissance se vit, dans l’accueil du réel, dans l’imprévu, en se laissant déranger par les autres où, par eux, le Seigneur nous appelle à aimer toujours plus.

 

Comme le disent les Actes de notre Chapitre Général en 2007 :
« Dans les réalités d’aujourd’hui, mettre l’homme au centre de nos préoccupations pour que chacun puisse choisir son lieu de vie et y vivre en homme libre et respecté sur tous les plans : économiques, sociaux, culturels et spirituels. Osons poser des actes qui tranchent d’avec la pensée dominante et ainsi donner des signes d’un possible en vivant l’Evangile comme Ecole d’humanisation. »
« Moi, je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance ». Jean 10, 10.

Communauté des Petites Sœurs de l’Ouvrier à Sallaumines. 


 Fête de la Vie consacrée


Origines: cette fête célébrée dès le 4ème siècle à Jérusalem avait pour objet la rencontre du Seigneur Jésus avec le vieillard Siméon. En proclamant que cet enfant était la lumière du monde et serait un signe de contradiction, le vieillard achevait de manifester que Jésus était le Messie, Sauveur du monde. Le pape Gélase 1er organise une procession aux "chandelles", reprenant au compte de l'Église les rites païens des "parentalia romaines" et des lupercales" dédiées au dieu Pan...

 

Au 7ème siècle, cette fête commence à être célèbre à Rome et s'accompagne d'une procession de pénitence, qui commencée à l'aurore, se faisait à la lumière des cierges, pour témoigner que dans la nuit du monde, Jésus était cette lumière tant attendue. La bénédiction des cierges ne date que du 10ème siècle. En Gaule, la fête devint mariale, reprenant la "Purification" exigée des jeunes mères juives qui se faisait quarante jours après la naissance, d'où la date de la fête qui se rattache encore au mystère de Noël. A la fois fête du Seigneur Jésus et de la Vierge Marie, cette fête est encore appelée "fête de la Chandeleur"

 

 

Moines et moniales, religieux et religieuses fêtent d'une manière particulière le 2 février. L'aasociation  Présentation et fête de la v ie consacrée est trés récente. Jean-Paul II a en effet institué le 2 février comme " Journée de la Vie consacrée"en 1997. Cette journée invite à rendre grâce à Dieu pour l'œuvre de son amour, comme l'a fait la Vierge Marie. Invitation pour toutes celles et ceux qui ont consacré leur vie au Seigneur à revenir à la source de leur vocation, de faire le bilan d'une vie consacrée au Seigneur et à renouveler et confirmer l'engagement de leur consécration.
 

 

En 2009, le 1er février, le conseil diocésain de la vie religieuse (CDVR) avait organisé un cercle de silence à Calais ou dans les communautés religieuses, selon les possibilités, pour signifier leur proximité avec les étrangers qui souffrent sur le territoire. Les religieuses actives auprès des migrants et des éteangers ainsi que proches de toute forme de pauvreté n'ont pas pour habitude de manifester qui elles sont. En 2010 la fête est laissée à l'initiative des paroisses et des communautés.

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