|
Informations et Communiqués
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Loading
|
Diocèse d'Arras Informations et Communiqués
Témoignage sur les chrétiens d’Irak
Par Sourour le Vendredi 03 décembre 2010 Eglise d’Arras a demandé à Sourour, d’origine irakienne, comment retentissent en elle les échos des souffrances des chrétiens en terre d’Islam, en particulier en Irak. Sourour a dû quitter son pays et prendre le chemin de l’exil il y a quelques années. Elle est aujourd’hui associée au service diocésain de formation permanente au diocèse d'Arras.
Il n’y avait pas de place pour eux à l’hôtellerie. Bethléem, tapisserie à l’hôtellerie du patriarcat latin. C’est avec la peur au ventre que les chrétiens d’Irak vivent. Victimes de violence gratuite, ils craignent pour leur vie et celle des membres de leur communauté. La pression est telle que chaque jour est vécu dans la peur et l’angoisse. Aujourd’hui notre communauté est frappée plus que jamais par la barbarie, et ses membres sont touchés au plus profond d’eux-mêmes dans leur identité, dans leur dignité, dans leur existence et dans leur droit à la citoyenneté.
Les chrétiens d’Irak sont issus d’une Eglise autochtone de la Mésopotamie (région entre les deux fleuves : le Tigre et l’Euphrate) dont l’expansion s’est faite indépendamment de l’empire romain. Dès le 1er siècle, nous avons été évangélisés par deux saints : Mar Addaï et Mar Mari, tous deux disciples de Saint Thomas.
Stèle assyrienne Hamurrabi
Tablette cunéiforme Assyrie
Notre communauté chrétienne a grandi dans le berceau de l’humanité, puis, elle est devenue au fil du temps une minorité faible et éclatée « la nouvelle diaspora ». Au 7ème siècle, avec l’arrivée de l’Islam, elle s’est continuellement trouvé confrontée à des difficultés, notamment pour affirmer son identité. Aujourd’hui, pour les chrétiens, vivre en Irak est devenu impossible. Nous ne sommes plus tolérés dans notre propre pays. Si nous refusons de nous convertir à l’islam, nous sommes massacrés par les groupes intégristes qui pullulent. Les derniers événements relatés par la presse en sont la preuve. La menace plane quotidiennement sur chaque chrétien resté au pays. Et la peur et l’angoisse de voir mourir les leurs existent également pour ceux qui sont exilés en terre étrangère, ayant tout quitté.
Les Eglises d’Irak, dans leur diversité linguistique et liturgique, se sont toujours trouvées confrontées à des discriminations et à des souffrances, que ce soit avant ou après la chute du régime dictatorial, ce qui explique les vagues migratoires depuis des décennies. Depuis l’arrivée de l’Islam, pour survivre, nous avons sans cesse été contraints de vivre des situations de compromis par manque de liberté. L’Eglise a toujours joué un rôle de médiateur. En effet, pour sauver la communauté chrétienne de la violence et de l’extermination, les autorités ecclésiales ont été forcées de composer avec les pouvoirs politiques.
Minaret Abou Gosh
Sourour....
Article mis en ligne par E.H. Communication Diocèse
Publié Dimanche 05 décembre 2010
- 7148 visites
|
Mentions légales - Plan du site - Contacts Conception et réalisation - copyright © tous droits réservés -

