Tour d'horison des défis et perspectives

Au conseil des doyens

Conseil des doyens autour de Mgr Jaeger Conseil des doyens autour de Mgr Jaeger   Le conseil des doyens et le conseil épiscopal sont réunis pour deux jours autour de Mgr Jaeger pour la session de printemps, à la maison diocésaine des Tourelles.
La première matinée fut consacrée à la présentation des résultats de l’enquête sur les EAP. 160 réponses ont été renvoyées à l’abbé Vincent Blin. Cela devrait servir à la préparation des prochaines formations annuelles. Dès à présent le père Vincent Blin a redit l’importance de ces réponses pour aider à la réflexion sur le prochain synode (ouverture en décembre 2013.)
 
Au cours de l’après-midi, Mgr Jaeger a présenté le nouveau statut de l’enseignement catholique tel qu’il a été voté par les instances de l’Enseignement catholique, en février 2013. Une mise à jour du précédent statut, voté en 1993 était devenue nécessaire. Un des soucis de la refonte était une mise en conformité de L’institution avec les autres instances diocésaines. Ainsi le directeur de l’Enseignement catholique devient aussi délégué épiscopal. Ainsi, le chef d’établissement est nommé avec l’accord de l’évêque. Il y a également le souci d’une présence effective des établissements dans la pastorale diocésaine.
 
La question des nouveaux rythmes scolaires a été signalée et écoutée avec beaucoup d’attention. Dès la prochaine rentrée, une centaine de communes adoptera les nouveaux rythmes. Actuellement la France est parmi les pays qui comptent le plus d’heures de cours répartis sur 4 journées. Pour ces communes, dès la rentrée 2013, trois heures de cours auront lieu aussi le mercredi matin ; des activités périscolaires seront réparties au cours de la semaine. L’espace hors temps scolaires, disponible pour la catéchèse semble se restreindre.
 
Actuellement, les enfantes catéchisés (paroisse et Enseignement catholique) représentent environ 25% des enfants. Il est demandé aux responsables pastoraux d’accompagner les catéchistes et de ne pas les laisser chacune avec les problèmes qui se poseront inévitablement. C’est en diocèse, qu’il faut pouvoir suivre ces changements et non chacun de son côté. La responsable diocésaine et les catéchistes relais sont à solliciter avant de prendre des décisions, ou d’alarmer les parents.
 
Le vendredi matin, chaque doyen a pu présenter quelques-uns des défis auxquels est affronté son doyenné. Au risque de dresser une liste à la Prévert voici quelques questions soulevées. Certaines sont en même temps des propositions actives et pas seulement des soucis.
 
Autour des jeunes. Nécessité de soutenir les personnes et les lieux qui soutiennent des jeunes. Créer des réseaux autour de jeunes parents. Intérêt d’une commission jeunesse pour le doyenné (à condition qu’elle ne soit pas composée que d’adultes. Certains doyennés organisent une rencontre de collégiens, une journée par trimestre. Conduite vers les sacrements de l’initiation chrétienne. La question des aumôneries étudiantes, des aumôneries en rural. Les grands rassemblements ne semblent pas répondre à toutes les attentes, une certaine érosion se manifeste autour des marches (peut-être à cause de leur multiplication) : Concilier propositions locales et propositions diocésaines, est-ce une bonne intuition…. On n’oubliera pas le souci des 20-45 ans.
 
Solidarités et Diaconia. Les doyens ont rappelé leur souci qu’existe une réelle activité de solidarité. Le rassemblement Diaconia a été (et devrait rester) force de proposition. Il a été évoqué le souci de vivre l’annonce, la première annonce au cours des rencontres avec les précaires. Plusieurs ont signalé que Diaconia a été diversement reçu et mis en œuvre selon les paroisses. Proximité et service de la fraternité. Après le retour de Diaconia, les participants commencent à envisager la suite : rendre compte auprès des doyennés, créer un temps de retrouvailles, provoquer des communautés diversifiées, pour rejoindre et aller vers, pour relire ou pour partager l’Ecriture. il y a aussi invitation à donner la parole aux précaires. Continuer à écrire sur le livre des merveilles et des fragilités. La présence aux malades, les pastorales de la santé sont encore et toujours à soutenir.
 
Les réalités du tourisme et les propositions de l’été, en particulier sur la côte d’Opale. Cela s’exprime par les propositions de soirée conférences. Ailleurs ce sont plutôt des concerts, orgue ou chorales ; l’accueil et la visite des lieux (nuit des églises, présentation des pierres vivantes et de l’art sacré. Les liens avec la PRTL ne sont pas évidents partout.
 
Lieux source et relais locaux ont été évoqués, en même temps que la nécessaire formation des personnes, à l’accueil, pour les célébrations, mais aussi en vue d’acquérir une compétence pour éviter de dire ou répondre n’importe quoi (par ex. la question d’un parrain, et d’une marraine, faire que les démarches administratives ne soient pas le seul souci des accueillants…) Le souci d’appeler et d’envoyer en formation devrait demeurer permanent. La formation locale garde le lien avec le service diocésain de la formation. Diverses propositions diocésaines sont répercutées dans les doyennés qui le demandent. Dans les périodes de pénuries, il faut pouvoir mutualiser les ressources, développer le travail interparoisses
La diminution du nombre des prêtres entrainent la mise en place de célébrations de la Parole, dominicales. Cette diminution interroge l’avenir sur les célébrations des mariages, baptêmes… un peu pour les funérailles. Il existe parfois des tensions selon les références à des courants liturgiques différents.
 
La communion ecclésiale. Un défi à été plusieurs fois évoqué : le souci de la communion et du soutien, par exemple de l’équipe de doyenné envers les membres des EAP. Sans doute faut-il proposer aux membres des EAP de se rencontrer au sein du doyenné, de se rencontrer aussi avec les ALP. L’assemblée de paroisse ou de doyenné est un lieu utile. Avoir un projet de doyenné peut aider. Une expression de la communion ecclésiale : la confiance et “savoir déléguer”.
 
L’annonce de l’Evangile. Former des communautés missionnaires, mais avant tout, développer des communautés accueillantes et proches des hommes, (accueillir et rejoindre) ; éveiller à la Parole (liturgies, caté, maisons d’Evangile). Favoriser le ressourcement et la relecture.
 
Monseigneur a conclu en rappelant qu’il ne suffira pas de partir des structures à organiser pour évangéliser. Il faut partir des personnes et des groupes humains rencontrés et à rencontrer. A cette occasion, prenant en compte la réflexion sur la nécessaire communion au sein du diocèse , il a rappelé qu’il existait des orientations diocésaines (http://arras.catholique.fr/page-10043-orientations-diocesaines.html), : Raviver le désir d'annoncer l'Évangile ; Faire place au plus petit et au pauvre ; Rallier des jeunes pour aujourd'hui. Des outils existent qu’il importe de mettre en œuvre (cellule de proximité, pédagogie d’initiation, la formation permanente, la nécessité d’appeler et de susciter des vocations. Il a également rappelé les interpellations de l’Eglise de France qui doivent prendre place dans la manière dont nous nous organisons : Ecclésia et la catéchèse ; Diaconia et le service du frère seront des repères indispensables et qui devraient favoriser la communion.
On évitera de faire de ces quelques notes un compte rendu exhaustif de tous les défis et de toutes les propositions.
 
EH.
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