Un semeur regarde son champ…

Durant cette année bien particulière, avons-nous la sensation de reprise ? Après des mois de confinement, si lourds à porter pour nombre d’entre nous, le « dé-confinement » prudent, empli d’angoisses et de questions, les vacances scolaires ont apporté d

 

 Les reportages télévisés nous ont montré les foules agglutinées sur les plages ou les jardins publiques, ne se souciant pas de « distanciation sociale » ni du port du masques. La sagesse ou la peur ont provoqué la critique des plus anciens ! Cependant, beaucoup ont respecté les consignes de sécurité. Au-delà du risque réel, je veux voir aussi le désir de relations humaines, exprimé par les jeunes générations. Edouard, dix ans, ne se réjouissait pas des « vacances prolongées » du printemps, parce qu’il ne voyait plus ses copains.

L’épreuve du désert traversée par de nombreuses personnes engagées en Eglise, ou dans la vie associative, s’est soldée par un  arrêt des responsabilités : « J’ai donné plusieurs années de mon temps ! D’autres ne veulent pas « passer la main. » Il ne s’agit pas de faire « table rase » du passé. « Le semeur est sorti pour semer… d’autres grains tombèrent dans la bonne terre ; les plantes poussèrent et produisirent des épis : les uns portaient trente grains, d’autres soixante et d’autres cent. » (Marc 4, 4…)

Nous voici donc devant une terre à ensemencer de nouveaux. Nous n’avons pas de certitude, si ce n’est celle du Maître de la moisson. Il appelle des nouveaux moissonneurs et des nouveaux semeurs. Il nous appelle aussi ! Nous regardons ensemble le grand champ du monde, et celui de notre Eglise.

Eric Merlier.