L'Abbé Michel Barbier

Certains connaissent son enfance, à Auchel. A sept ans, Michel est déjà sur le chemin de sa vocation, un sentiment très fort en lui.

Il quitte très jeune sa famille pour le petit séminaire à Paris, avec son frère. Dans cet établissement cosmopolite, regroupant des jeunes de tous pays, il découvre les différentes cultures et en garde cette grande ouverture d’esprit qu’on lui connaissait. Il est aussi marqué par la guerre, les bombardements, et les évacuations au moment où il passe le bac.
 
D’autres l’ont connu jeune prêtre. Il rentre au séminaire en 1944 ; est ordonné en 1949. Vicaire à Arras à Saint Nicolas en cité il est aussi aumônier de prison. Heureux les prisonniers à qui il a apporté le message du Christ, à qui il a redonné confiance en eux-mêmes, à qui il a porté cette Parole inattendue, inouïe « Dieu nous aime ». Ces frères qu’il a aidés concrètement par la suite à trouver du travail, à aller plus loin…
 
   Heureux aussi les enfants du patro. L’Abbé les a gardés dans son cœur. Tous ces enfants à qui il apprenait par les jeux, les rassemblements, les marches dans la nature à vivre ensemble, à découvrir les valeurs de l’Evangile à leur niveau.
Heureux aussi ses paroissiens de Saint Pol, de Brias (ou il est resté 22 ans) et enfin ceux d’Anvin-Heuchin où il est resté pendant 26 ans.
 
   Beaucoup peuvent dire ; « C’est lui qui m’a mis en route » : il savait compter sur les gens, travailler avec eux, il encourageait simplement,  il avait réussi à avoir une équipe solide dans la paroisse, heureuse de travailler avec lui en harmonie.
 
   Sa générosité, aussi, nous touchait tous : combien a-t-il aidé de familles, de gens isolés, en détresse …donnant ce qu’il avait, ouvrant son presbytère, hébergeant…sans calculer les risques, vivant simplement la confiance…
 
   L’Abbé Barbier avait reçu le don de la parole, cette facilité à parler, à convaincre, à intéresser. Il disait ses homélies sans notes, sans papier. Le plan était dans sa tête. Il savait aussi relier l’Evangile aux grands évènements de l’actualité. Des évènements comme la chute du mur de Berlin l’avaient profondément marqué.
 
Ce qui frappait dans ses homélies, c’était son ouverture d’esprit : pour lui, l’Evangile était essentiellement amour et pardon. On ne peut rejeter ni exclure personne de l’amour de Dieu.
Tolérance, respect de l’humain, pardon. Son texte d’Evangile préféré était la parabole de l’enfant prodigue : Le père pardonnant à son enfant et l’accueillant dans ses bras avant même qu’il ait pu demander pardon.
 
   Il était aussi le confident : il savait accueillir, écouter, conseiller ceux qui lui confiaient leurs problèmes, leur doutes, leur détresse. Il aimait le contact avec les gens, qui lui permettait d’échapper au poids de la solitude qu’il a, malgré tout, ressenti. Il aimait aller manger chez les gens. 
 
    Cultivé, il aimait citer Saint Augustin en latin dans ses homélies… « Rassurez-vous, je vais vous traduire ! » disait-il en souriant. Il connaissait des tirades entières du théâtre classique. Mais sa culture était aussi en lien avec les réalités du monde : il écoutait les informations, regardait les reportages, écoutait les émissions religieuses et s’intéressait aux autres religions…
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