Histoire de l'Eglise réformée en Pas de Calais

L'épopée des protestants du Pas-de-Calais et du Douaisis, de la Réforme à nos jours.

 

 

Monsieur Wintrebert, lors de l'exposé au Service des Archives diocésaines AG Archives diocésaines  
Monsieur Wintrebert, lors de l'exposé au Service des Archives diocésaines
Monsieur Wintrebert, lors de l'exposé au Service des Archives diocésaines
A l'occasion du 500ème anniversaire de Calvin, la paroisse de l'Eglise réformée d'Arras avait souhaité réaliser une exposition itinérante sous forme de panneau, retraçant l'histoire des protestants en Artois-Douaisis. Les 14 panneaux thématiques étaient illustrés de copies de documents. Nous remercions la paroisse pour l'autorisation de reprendre partiellement leur documentation. Ont participé à l'élaboration de l'exposition : Mr Wintrebert, le pasteur Sautter...

 

 

I – Les Réformateurs

 
500 ème anniversaire de naissance Calvin-timbre  
500 ème anniversaire de naissance
500 ème anniversaire de naissance
 A la fin du XVe siècle, face à une église essoufflée, dépassée par les bouleversements intellectuels sociaux, politiques et économiques, des clercs et des humanistes cherchent dans le cadre d’une réforme catholique à rénover et à purifier le dogme par un retour à la Bible.
 
Deux d’entre eux sont originaires du Pas-de-Calais : Jean Vitrier (né vers 1456), moine franciscain à Saint-Omer, et Jacques Lefèvre d’Etaples (vers 1450-1536), le plus célèbre de ces pré-réformateurs.
 
            Martin Luther (1438-1546) et Jean Calvin (1509-1564) sont les fondateurs des deux grands courants de la Réforme au XVIe siècle. Moine augustin zélé, mais tourmenté par la question du statut, Luther comprends grâce à la lecture des épîtres de saint Paul que tout homme est pardonnée en Jésus-Christ et est appelé à une vie nouvelle, fondée sur cette grâce. Cette théologie neuve, qui donne au croyant une relation plus directe à Dieu, se répand en Europe ; l’Allemagne et la Scandinavie sont les plus touchées.
 
            Natif de Noyon, Jean Calvin découvre les écrits de Luther pendant sa scolarité à Paris. Contraint de se cacher à partir de 1533, il fait paraître à Bâle, en 1536, son œuvre maitresse : L’instituions de la religion chrétienne, qui offre une doctrine plus rigoureuse que celle de Luther et prédomine sur la pensée des réformateurs français. Fixé définitivement à Genève à partir de 1541, il veut faire de la ville une cité sainte et prend des mesures sociales, éducatives et économiques modernes
 
 
le jour de Pâques Sermon de Jean Vitrier  © Archives
le jour de Pâques
le jour de Pâques © Archives
 

 

 

 

 

 

Sermon pour le jour de Pâques de Jean Vitrier. Extrait (Bibl mun de Saint-Omer)

Dans ce sermon prononcé devant les Clarisses de Saint-Omer, J. Vitrier proclame que le pardon est accordé à l'humanité par la mort et la résurrection de Jésus-Christ. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Portrait de Martin Luther Portrait de Martin Luther  © archives

Portrait de Martin Luther
par Lucas Cranach (Bristol City Museum and art gallery)

 

 

 

 

Jean Calvin dans son cabinet
gravure hollandaise

Gravure de Jean Calvin Gravure de Jean Calvin  © Archives

 

Jacques Le Febvre d'Etaples Jacques Le Febvre d'Etaples  © Archives  

Portrait de Jacques Le Févre d'Etaples
gravure d'Edme de Boulonnais vers 1682 (Archives Départementale du Pas de Calais)

On doit à ce grand humaniste la première traduction sérieuse de la Bible en français (1528-1534). Dadns ses commentaires des textes sacrés, il pose deux des principes fondamentaux du protestantisme : la Bible comme autorité unique et le foi comme condition du salut.

 

 

 

 

 

 

 

II – La Réforme en Artois de dans le Douaisis au XVIe siècle

           
Au XVIe siècle, trois grandes puissances se partagent le territoire : l’Artois et le Douaisis sont espagnols ; le Boulonnais et le Montreuillois sont français ; le Calaisis est occupé par les Anglais jusqu’en 1558. Dans chacune de ces régions, la Réforme a pris un visage différent.
           
Les idées de Luther pénètrent à Arras et à Douai sous l’épiscopat d’Eustache de Croy (1523-1538). Transmises par des marchands, elles font des adeptes parmi les clercs, les milieux aisés et cultivés, mais aussi dans le petit peuple des artisans et des ouvriers.
 
Les communautés s’organisant avec la visite en 1544 du ministre Pierre Brully envoyé par Calvin à Tournai. Mais elles sont victimes de la répression implacable menée par les autorités civiles et religieuses. Leur histoire se résume en une succession de phases de développement, aussitôt suivies de phases de régression, qui aboutissent vers 1578 à leur extinction quasi-totale.
 
Francois Bauduin  1520-1573 Francois Bauduin 1520-1573  © Archives

Portrait de François Bauduin 1520-1573. Archives départementale du Pas-de-Calais. 

François Baudauin, avocat et chroniqueur arrageois, est de ceux qui rencontrent le ministre Poerre Brully en ocotbre 1544. Contraint de fuir après l'arrestation de ce dernier, il gagne Genève où il noue des relations étroites avec Calvin.

 

 

 

 

 

 

Carte du Comté d'Artois XVIIe siècle (Archives départementale du Pas-de-Calais)

 

 

 

 

Carte du Comté d'Artois XVIIe siècle Carte du Comté d'Artois XVIIe siècle  © Archives
Histoire des Martyrs Histoire des Martyrs  © Archives 

Histoire des Martyrs

Jean Crespin, Histoire des Martyrs persécutez et mis à mort pour la vérité de l'Evangile depuis le temps des Apostres jusques a présent ,  Genève Editions de 1619 (Bib. commune de Lille)
Issu d'une famille du haut patriciat d'Arras, Jean Crespin (vers 1520-1572) doit s'exiler à Genève où il  fonde une imprimerie. Son nom est célèbre pour la composition de l'Histoire des martyrs persécutez [...] pour la vérité de l'Evangile. 

 

 

Décapitation de Nicolas Gosson à Arras le 25 octobre 1578.
 (Archives départementale du Pas-de- Calais)
L'exécution du jurisconsulte Nicolas Gosson, qui prend la tête du parti des Patriotes, favorable aux calvinistes, marque le dernier sursaut protestant en Artois.

 

 

 

à Arras le 25 octobre 1578.
Décapitation de Nicolas Gosson  © Archives
à Arras le 25 octobre 1578.
à Arras le 25 octobre 1578. © Archives

 

 

 

III- « L’année des merveilles »

           
En 1566, les huguenots des Pays Bas catholique, exaspérés par les persécutions et enhardis par leur nombre croissant, tentent d’imposer le libre exercice de leur religion. A partir du mois de juin, des prêches publics sont organisés ; puis, brusquement, au mois d’août les réformés des centaines d’églises à travers les Pays-Bas. Alors qu’Arras et Douai demeurent relativement calmes au cours de cette période, le pays de Lalleu est avec la Flandre à l’épicentre de ce séisme.
 
La réaction du roi d’Espagne est à la mesure de la blessure que les rebelles lui ont infligée. Au printemps1568, une terrible répression s’abat sur le pays. Le duc d’Albe, dépêché par Philippe II à la tête de troupes d’élite, fait procéder le 3 mars à une grande rafle. Ministres, consistoriaux et briseurs d’images sont arrêtés et jugés par le Conseil des troubles. Pendant un an les têtes tombent. Ce climat de terreur provoque le départ en masse des réformés.
 
Sacrilèges que les hérétiques ont commis contre les images des saints dans l'Eglsie cathédrale d'Anvers le 21 août 1566. Sacrilèges que les hérétiques ont commis  © Archives
Sacrilèges que les hérétiques ont commis contre les images des saints dans l'Eglsie cathédrale d'Anvers le 21 août 1566.
Sacrilèges que les hérétiques ont commis contre les images des saints dans l'Eglsie cathédrale d'Anvers le 21 août 1566.© Archives

Sacrilèges que les hérétiques ont commis contre les images des saints dans l'Eglise cathédrale d'Anvers le 21 août 1566.

(Archives départementale du Pas-de-Calais)
Une fois vidées de leur mobilier, les église du pays de Lalleu sont transformées en  lieu de culte huguenot. La construction d'un temple est commencée à La Gorgue mais n'a pu être menée à terme.

 

Le village de Fleurbaix, détail du plan Terrier du pays de Lalleu dressé en 1622
(Archives départementale du Pas de Calais) 
Le pays de Lalleu est composé des paroissiens de Fleurbaix, Laventie, Lestrem, Sailly-sur-la-lys et d'une partie de la ville de La Gorgue.
Au moment des évènements de 1566, une large partie de la population, sinon la majorité est gagnée au calvinisme et se regroupe en paroisses organisées.

Le village de Fleurbaix, détail du plan Terrier du pays de Lalleu dressé en 1622 Le village de Fleurbaix  © Archives
Le village de Fleurbaix, détail du plan Terrier du pays de Lalleu dressé en 1622
Le village de Fleurbaix, détail du plan Terrier du pays de Lalleu dressé en 1622 © Archives
Preches des haies aux environs d'Anvers Preches des haies aux environs d'Anvers  © Archives

Prêches des haies aux environs d'Anvers

Des centaines, parfois des milliers d'hommes et de femmes se pressent autour de prédicateurs, qui se lancent dans d'âpres discours contre l'Eglise romaine. Puis l'assistance entame des psaumes de Marot.

Liste des bannis d'Artois et du Pays de Lalleu de mars 1567 à décembre 1568

Pour le pays de Lalleu et les environs de Béthune, les archives conservent les noms de 40 personnes qui ont été soit passées par l'épée, soit brulées vives ou encore torturées à mort. 

de mars 1567 à décembre 1568 Liste des bannis d'Artois et du Pays de Lalleu  © Archives
de mars 1567 à décembre 1568
de mars 1567 à décembre 1568© Archives
Portrait du Duc d'Albe  qui dirirge la répression Portrait du Duc d'Albe qui dirirge la répression  © Archives

Portrait du Duc d'Albe  qui dirirge la répression

 

 

 

 

 

IV – Boulonnais et Calaisis : La naissance de deux églises

 
Alors que le mouvement réformateur s’éteint en Artois, des circonstances favorables permettent à une importance colonie protestante de s’implanter sur le littoral et d’y prospérer.
 
Pour repeupler le Calaisis libéré en 1558 de la présence anglaise, le pouvoir royal cherche à attirer des colons. De grands seigneurs protestants reçoivent des terres. Les huguenots persécutés d’Artois et de Flandre affluent, constituant la plus grosse communauté au nord e la Loire : 3000 personnes sur les quelque 15000 habitants du gouvernement de Calais.
 
Une petite communauté réformée existe dans le Boulonnais au début des années 1560. ces protestants sont des nobles dont la conversation entraine à leur suite celle des paysans. Mais leur nombre reste très faible.
 
Hormis quelques violences très isolées, en particulier le saccage de la cathédrale de Boulogne-sur-Mer en octobre 1567, le littoral échappe aux guerres religieuses.
 
Prise de Guines par le Duc de Guise 17 janvier 155 Prise de Guines par le Duc de Guise 17 janvier 155  © Archvies Prise de Guines par le Duc de Guise 17 janvier 1558   

Le Temple d'Estrelles vers 1920

Ce manoir est un des exemples de châteaux abritant des "cultes de fief" en Boulonnais. Il devient un lieu de culte lorsqu'en 1572, Claude de Louvigny, un des principaux chefs du protestantisme en boulonnais, hérite de la seigneurie.

 

 

Le Temple d'Estrelles vers 1920 Le Temple d'Estrelles vers 1920  © archives
Dominique de Vic Dominique de Vic  

Dominique de Vic gouverneur de Calais de 1598 à 1610

La présence de cet ancien compagnon d'Henri IV, favorable aux réformés, à la tête du gouvernement de Calais, favorise la venue des huguenots.

 

 

 

 

 Chateau de Wierre au Bois Chateau de Wierre au Bois  

 

Le chateau de Wierre au Bois

 vers 1840-1850

Un évenement tragique se déroule le 5 mai 1585 : le pasteur Jean Auber est assisiné à proximité du chateau de Wierre alors qu'il s'y rendait pour célébrer un culte

 

 

 

 

 

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bertrand d ostove bertrand d ostove  

Bertrand d'Ostove Marquis de Cleneu (Archives départementale du Pas-de-Calais)

Les Ostove sont parmi les premiers nobles boulonnais à se convertir au protestantisme. Bertrand prend part à la Fronde et trouve la mort lors de la bataille de Charenton en 1649

 

 

 

 

V – Boulonnais et Calaisis : Deux églises dressées

 
Dans le Boulonnais, le ralliement de la noblesse explique en grande partie la géographie du protestantisme. C’est dans les châteaux des seigneurs convertis que sont ouverts les lieux de culte. Dans le Calaisis, au contraire, l’essentiel de l’activité culturelle se concentre à Guînes, auquel s’ajoute un culte en langue flamande à Marcq.
 
            L’existence d’une église « dressée » suppose la présence d’un pasteur et l’organisation d’un consistoire. Entre 1603 et 1635, sept ministres se succèdent dans le Boulonnais et seize dans le Calaisis. Formés en majorité à la très calviniste académie de Sedan, ils possèdent une solide formation intellectuelle, indispensable pour leur triple mission : la prédication, le catéchisme et la controverse. Aux cotés des pasteurs, les anciens sont des notables chargés de gérer les biens matériels et de veiller à la discipline morale. Il y a des diacres, dont le rôle est de distribuer une aide aux pauvres.
 

guine1611 guine1611  

temple guines temple guines      

Guines en 1611
Plan de Guines XVIIIe siècle.

Le temple de Guines n'apaprait pas sur la vue car ce n'est encre qu'un batiment provisoire. L'extrait du plan donne sa situation. Il pouvait, dit-on, contenir jusqu'a 3000 fidèles.

 

 

Le Protestantisme en Boulonnais au XVIIe siècles.
Carte adresséepar Mr le professeur Alain Labin.
protestantisme protestantisme  
acte mariage acte mariage  

Acte de mariage du pasteur Trouillart , Guines 25 août 1675

Fils d'un professeur distingué de l'Académie de Sedan, Pierre Trouillard est le dernier ministre de Guines. Aprés la Révocation, il s'enfuit en Hollande et y meurt le 29 avril 1701.

Le temple de La Haye vers 1920

Le principal lieu de culte boulonnais est ouvert au début du XVIIe siècle dans la ferme de La Haye (commune de Nesles). C'est là que se réunit le consitoire de l'Eglise jusqu'au début des années 1680.

temple de lahaye temple de lahaye  
protestant protestant  

Un protestant calaisiens sous Louis XIV, Isaac Minet.

La famille Minet est originaire du Boulonnais. Le père d'Isaac, Ambroise, se livre au commerce du tabas à Calais e est diacre au sein de l'église de Guines. Isaac, qui n'a que 25 ans au moment de la Révocation, doit s'exiler à Douvres, où il s'enrichit dans la banque et le commerce colonial. 

 
 

VI – La révocation de l’édit de Nantes

 
Au cours de la première moitié du XVIIe siècle, les huguenots du Calaisis ont vécu en bonne entente avec le catholiques. Cette période prend fin en 1661 avec la publication des premières répressives.
 
            De 1661 à 1685, plus de 300 arrêts, ordonnances et déclarations diverses suppriment progressivement les libertés accordées aux protestants par Henri IV, enlevant ainsi à l’Edit de Nantes sa raison d’être et rendant naturelle sa révocation.
 
 
La Révocation de l’Edit de Nantes (18 octobre 1645) porte un coup fatal aux Eglises de Boulogne-sur-Mer et de Calais. Celle de Boulogne était déjà passablement affaiblie par la conversation de plusieurs nobles (Rocquigny et Louvigny au début du XVIIe siècle). Des abjurations massives entrainent la fin des deux Eglises mais surtout, fait remarquable, plus du tiers de la communauté calaisienne préfère l’exode à la soumission.
 
  declaration du roy declaration du roy    

Edit du 20 février 1680 (interdisant aux sages-femmes de la religion prétendue réformée d'exercer.

A partir de 1661, les protestants sont progressivements exclus des professions libérales, des fonctions officielles et des corps savants. Le titre mêm bourgeois leur est refusé. 

Les nouveaux missionnaires . Lithographie de G. Engelmann d'aprés un dessin de l'époque.
Devant les résultats médiocres obtenus par les religieux chargés de faire abjurer les Réformés, le roi fait appel aux militaires. Parmi les actes de violence, on relève celui commis contre l'imprimeur calaisien Abraham Lemaire, que l'on fit courir nu aprés lui avoir accroché autour du cou des bottes dont les éperons lacéraient la chair à chaque secousse. 
nouveau missionnaires nouveau missionnaires  
registre registre   Abjurations de Mathieu du Riez et son épouse le 15 janvier 1686
Les réformés attendent l'extrème limite pour se soumettre. A Ardres, sur 99 abjurations, 65 interviennent pendant lkes trois derniers jours de décembre 1685. 
Baptême catholique d'un enfant de réformés à Guines le 28 octobre 1685
Ce baptême répond à l'article 8 de l'edit de Fontainebleau qui obligeait ceux de la R.P.R. à faire baptiser leurs enfants par les curés des paroisses. 
bapteme catholique bapteme catholique  
vue canal de calais vue canal de calais   Vue du canal de Guines à Calais
Les huguenots de Calais, avaient, dit-on, coutume d'entonner des psaumes quand ils se rendaient en bateau au temple de Guines. L'arrêt du 16 décembre 1661, qui défend de dire ou de chanter à voix haute des psaumes en français dans les lieux publics, met un terme à cette pratique. 
 

VII – L’exil

 
Nombre de descendants de huguenots du Pas-de-Calais vivent à l’étranger. Chassés par les persécutions, leurs ancêtres ont fui vers des pays plus accueillants.
 
            L’émigration a commencé dés la fin de la première moitié du XVIe siècle : de 1549 à 1560, treize réfugiés d’Artois sont reçus habitants de Genève ; en 1550, à Londres, les exilés arrageois participent à la fondation de la première église française en Angleterre. Le courant, très faible au départ, s’est accentué progressivement pour atteindre son maximum d’intensité au lendemain des troubles de 1566 et lors de la révocation de l’Edit de Nantes.
 
            L’Angleterre, la Hollande et l’Allemagne ont été les principaux pays d’accueil. Pour chacun de ces Etats, cette arrivée massive d’immigrés a été source d’essor. Certains se sont rendus dans des contrées plus lointaines, moins peuplées et où l’on pouvait espérer prospérer : l’Amérique du Nord et l’Afrique australe, notamment.
 

 depot depot  

Dépot au greffe de l'Amiraute de Boulogne sur mer le 27 octobre 1685, d'un procés contre des particuliers qui ont embarqué des Huguenots.

En dépit des mesures trés sévères prises pour enrayer l'émigration et une surveillance étroite du détroit, un réseau clandestin fonctionne avec beaucoup d'efficacité à Calais. Les arrestations sont peu nombreuses.

  
navire navire   

Navire ordinaire qui passe de Douvre à Calais. gravure début du XVIIIe siècle.

La France compte à l'époque de la Révocation environ 850000 huguenots, soit 4% de la population totale. On estime entre 200000 et 250000 le nombre de ceux qui ont émigré.

 

Lettre d'Elisabeth de Romagnac adressée de Dublin au sieur Hays Marchand à Calais le 9 novembre 1708. Au sujet des bien qu'elle posséde dans le Boulonnais.

Comme les autres fugitif, cette Boulonnaise voit ses biens saisis et remis à son plus proche parent catholique. Elle a donné procuration au baron d'Ordre afin qu'il tente de la faire rentrer en possession d'une partie de ses terres.

 

lettre lettre   
 maison de huguenots maison de huguenots  

Maisons des Huguenots a Naw-Paltz Etats Unis

Cette localité, située au nord de New York, est créé en 1677 par des huguenots français venant du Palatinat (d'où le nom qui est donné à la cité) Parmi les 12 familles fondatrices, 4 au moins sont originaires du pays de Lalleu

Monument élevé à la mémoire des Huguenots français dans la vallée du Franschoek en Afrique du sud (2007)
Le mémorial de Franschoek (le coin français), à l'est de Capetown, commémore la colonie française, qui, débarquée de bateaux de la Compagnie des Indes Orientales, s'y fixe entre 1688 et 1699. Sur 124 immigrants dont on connaît l'origine, 29 viennent du Calaisis.
monument monument   
 

VIII- La traversée du désert (XVIIe siècle)

 
« De tous les grands desseins que le feu Roy, notre très honoré Seigneur et Bisayeul, a formez ( …), il n’y en a point que nous ayons plus à cœur de suivre et d’exécuter que celui qu’il avait conçu d’éteindre entièrement l’hérésie dans son royaume(…) ». Ces lignes sont extraites de l’édit du 14 mai 1724, dans lequel Louis XV reprend et même aggrave toutes les ordonnances antérieures.
 
            Pourtant, en dépit des menaces extrêmement sévères qui pèsent sur elles, des communautés ou des individualités protestantes ont subsisté, surtout en milieu rural où la surveillance est plus relâchée. Les foyers les plus importants se situent dans le sut-est du département. Tout en se soumettant en apparence aux ordonnances qui les obligent à se marier et à faire baptiser leurs enfants par des prêtres catholiques, les protestants se rassemblent dans des lieux secrets. Pour recevoir les sacrements, ils se rendent de l’autre côté de la frontière, à Tournai, Ypres, Menin et Namur, où les garnisons hollandaises possèdent pasteurs, temples et écoles.
 
Wanquetin vers 1610 Wanquetin vers 1610  © Archives      

Wanquetin vers 1610

A wanquetin se développe au cours du XVIIIe siècle et sans doute dés le sicècle précédent, une communauté relativement importante. LEs premières statistiques, qui remontent au début du XIXe siècle donnent le chiffre de 300 protestants environ, 

Acte de Mariage de Nicolas Corriez et de Marie Fouchin, 28 mai 1743. Extrait des registes de catholicité de Wanquetin,

Des curés de la paroisse de Wanquetin, tel ici l'abbé Louis-Joseph Lourdel, n'ont pas hésité à enregistrer les naissances et les mariages de réformés en distinguant leur souailles par la mention "paroissiens de Wanquetin", des autres par celle "d'habitants" .

acte mariage acte mariage  
rapport du cure rapport du cure  

Rapport  du curé de la paroisse de Marcq 1723.

Dans la réponse au questionnaire adressé par l'évêque du diocèse de Boulogne, le doyen signale la présence de 3 familles huguenots, dont celle du pasteur Caullier, qui "ne fait aucun exercice de notre religion depuis 25 ans". Ceci prouve une relative tolérance de la part des autorités locales. 

Etat Civil des non catholiques. Première page du registre de Wanquentin.
L'édit de tolérance du 17 novembre 1787 rends aux protestants un état civil et leur accorde l'accés à toutes les charges. 
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vue panoramique de bethune vue panoramique de bethune   Vue panoramique de Béhune. Gravue du XVIIe siècle.
De 1710 à 1713, lors de l'occupation de Béthune par les troupes hollandaise, les protestants de la ville et des environs peuvent célébrere librement leur culte. Deux oratoires sont ouverts.
 
 

IX – Le renouveau : le « réveil » de l’ Artois

 
Au début du XIX siècle, la population protestante du Pas-de-Calais se localise essentiellement dans un triangle limité par les communes d’Arras, d’Houdain et de Pas-en-Artois. Très dispersée et atteignant à peine le millier de fidèles, elle ne peut prétendre à former une église consistoriale. Cinq oratoires sont créés, regroupés à partir de 1837 en deux circonscriptions.
 
            Dans la première circonscriptions, c’est à Achicourt que se concentre le principal foyer, mais la paroisse est rapidement supplantée par sa voisine d’Arras, le culte y est célébré dans divers lieu jusqu’en 1863, date à laquelle s’achève la construction d’un grand temple. Verdrel et Annay possèdent à partir des années 1840 chacune un temple.
 
            Wanquetin, chef-lieu de la deuxième circonscription, forme au début du siècle la plus importante communauté du département avec environ 300 membres. Un temple est construit en 1828, mais la paroisse ne disposera d’un pasteur de façon régulière qu’à partir de 1853. Des lieux de culte existent aussi à Barly, pour les disséminés du canton d’Avesnes-le-Comte, et à Famechon.
 
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Portrait du Pasteur Jean-Louis Isaac Vivien 1802-1870

Originaire de Genève, Vivien est pasteur à Arras de 1850 à 1870. Il a marqué l'histoire de la paroisse en construisant le temple de la rue Victor-Hugo. Il est aussi le rédacteur d'une histoire de la communauté. 

 

 

 

Le temple d'Arras vers 1900
Le temple est bati de 1861 à 1863 grâce à des fonds collectés en france et à l'étranger. Dû à l'architecta arrageois Alcide Carré, il se distingue par l'élégance de son style classique. 
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Elevation du templede Wanquetin 1822

Ces dessins acompagnent une lettre du pasteur Philippe Bellot, dans laquelle celui-ci informe le prefet que les temple est en cour d'efication et que les paroissiens ont decidé d'ajouter un clocher, ce qui n'est pas duu gout du maire du village qui cherche à contrevenir au projet. 

Le temple d'achicourt avant 1914

Au début du XIXe siècle, les protestants d'Achicourt représentent environ 10% de la population de la commune. Un temple est construit enre 1825 et 1829 et une école est ouverte en 1839 pour les enfants pauvres et les orphelins. 

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Paroissiens de Wanquetin en sortie à Hauteville vers 1920-1930 Paroissiens de Wanquetin  © Archives
Paroissiens de Wanquetin en sortie à Hauteville vers 1920-1930
Paroissiens de Wanquetin en sortie à Hauteville vers 1920-1930© Archives

Paroissiens de Wanquetin en sortie à Hauteville vers 1920-1930

La population protestante de Wanquetin, forte d'environ 300 membre, reste relativement stable jusqu'au milieu du siècle suivant. 

 

X – La renaissance du protestantisme sur le littoral

           
Dans cette terre qui avait été marquée par la Réforme, toute trace de protestantisme a pratiquement disparu au début du XIX siècle. Un siècle plus tard, une paroisse, dotée d’un pasteur salarié par l’Etat, existe à Boulogne ; des communautés se sont constituées à Berck, Calais, Desvres et Marquise.
 
            Ce renouveau est en partie le fruit de la présence de l’importante colonie britannique établie sur le littoral. En 1831, une mission d’évangélisation anglaise crée à Boulogne l’embryon de la future paroisse. Celle-ci n’obtient la reconnaissance de l’Etat qu’en 1877 après s’être heurtée à une vive opposition des milieux catholiques. A Calais, l’église réformée, qui ne devait être officiellement reconnue qu’en 1938, est directement issue de la communauté méthodiste de langue française.
 
            La mission populaire d’évangélisation, fondée à Paris en 1871, contribue à consolider et à étendre le prosélytisme protestant. Dès 1879, une salle est ouverte à Boulogne-sur-Mer, suivie à la fin du siècle par la construction de temples à Marquise, Desvres et Berck. L’action religieuse s’accompagne de la mise en place d’œuvres sociales et d’éducation.
 
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Tract du curé de la paroisse Saint-Nicols de Boulogne sur Mer

Ce libelle est un témoignage des polémiques parfois vives qui ont opposé les catholiques aux protestants. La controverse est particulièrement animée à Boulogne de 1859 à 1877, lorsque la paroisse réformée se mobilise pour être officiellement reconnue par l'Etat. A la fin du siècle, dans le climat exacerbé de l'affaire Dreyfus, les attaques prennent un tour plus virulent encore. 

Boulogne sur Mer, église réformée rue basse des tintellerie. (certe postale vers 1900)

La communauté britannique a apporté une aide financière substantielle pour la construction du temple qui est inauguré le 18 mai 1852. 

boulogne sur mer boulogne sur mer  
interieur chapelle interieur chapelle   Boulogne sur Mer, l'intérieur de la chapelle anglicanne de la haute ville. 16 juin 1850
Ce temple, appelé Upper town church, est ouvert en 1819. Il pouvait  accueillir entre 600 et 700 personnes.

Calais, sortie du temple méthodiste rue du pointlotton apres 1921.

Le temple a été construit en 1868 pour le groupe de fidèles de langue française de l'église méthodiste de Saint-Pierre-lés-Calais. C'est cette fraction francophone qui se rallie en 1938 à l'Eglise réformée de France. 

sortie temple calais sortie temple calais  
la falaise la falaise  

Prospectus pour l'oeuvre de la Falaise vers 1956.

Cette maison de repos est fondée en 1920, grâce à des subsides américains, par l'épouse du pateur de Boulogne sur Mer. Mme Arbousse-Bastide, pour accueillir des jeunes filles épuisées par les années de guerre. Installée d'abord au Portel, elle est transférée à Wimereux aprés 1945. 

 
 

XI- L’évangélisation du bassin minier

 
Dans le bassin minier, l’implantation du protestantisme est tardive, liée à l’essor de l’extraction du charbon. Les premiers noyaux se constituent à partir de mineurs venus de Belgique et du Gard. Le protestantisme y connaît dès lors la plus forte croissance : en 1908, les quatre grands centres, Bruay-en-Artois, Hénin-Liétard, Lens et Liévin totalisent plus de la moitié de l’effectif protestant du Pas de calais.
 
L’évangélisation est réalisée hors du cadre officiel du protestantisme. Elle est le fait des baptistes et des pasteurs et évangélistes de la Société chrétienne du Nord, une société créée sur le modèle anglais issu du mouvement du réveil. Ceux-ci pratiquent une évangélisation directe telle l’organisation de réunions de coron autour d’une « jatte de café » ou la distribution de Bibles et de brochures par le porte à porte.
 
Les communautés se préoccupent des conditions matérielle, morale et sociale des populations : création d’œuvres d’entraide, de lieux de convivialité et d’éducation, de mouvements de jeunesse et de sections de la Croix Bleue pour lutter contre l’alcoolisme.
 
protestants protestants      

Lettre de protestants d'oignies au pasteur Vivien d'Arras sollicitant sa visite 24 juin
Ce document est le plus ancien témoignage d'une rpésence protestante dans le bassin minier

Le temple de Lens avant 1914
Inauguré le 5 décembre 1898, le temple de Lens est détruit au cours des deux guerres mondiales et chaque fois reconstruit
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temple de lens temple de lens  
billet de maladie billet de maladie   Billet de maladie de la fraternelle protestante de Liévin
Cette mutuelle est créée en 1855 par l'Evangéliste Bion pour apporter un secours financier aux familles en cas de maladie ou de blessure. En 1953, elle compte encore 450 membres.

Pasteurs et Galibot à Hénin-Liétard vers 1893-1894

Georges Boissonnas (à l'extrême droite) , est envoyé comme pasteur à Hénin Liétard, par la Société chrétienne du Nord, en 1890. A sa droite Paul Barde, son collaborateur, sera pasteur à Douai de 1906 à 1912.

 

pasteurs pasteurs  
interieur du temple de lievin interieur du temple de lievin  

Intérieur du temple de Liévin

Reconstruit de 1923 à 1925 par l'architecte suisse georges laude, le temple de Liévin est le plus grand réussi du point de vue architectural. La paroisse comptait alors 622 membres et 2 pasteurs.

 
 

XII – Le Douaisis

           
Il faut attendre les années 1830 pour voir se constituer à Douai une communauté ayant quelque consistance. En 1839, la ville compte 30 protestants. En 1848, ils sont une soixantaine ; parmi eux, on relève beaucoup de noms à consonance anglaise. Douai fait alors partie de la paroisse de Lille, puis à partir de 1874 de celle de Valenciennes. Ce n’est qu’en 1906 que se forme une église autonome : le 4 mars a lieu l’assemblée générale constitutive qui réunit 95 membres. Plusieurs locaux successifs ont servi de lieu de culte, en particulier à l’hôtel de ville. Le temple actuel, qui est construit sur un terrain offert par la municipalité, a été inauguré le 16 mai 1901.
 
            D’autres communautés apparaissent dans les localités ouvrières des environs, à la fin du XIX siècle, sous l’impulsion de pasteurs de la Société chrétienne du Nord. A Dorignies, une salle de réunion est ouverte en 1895. Sin-le-Noble possède un temple, un presbytère, des mouvements de jeunesse et une section de la Croix Bleue créée en 1924. Aniche avec ses environs compte en 1926 cent familles, auxquelles s’ajoutent une soixantaine d’autres non protestantes, attirées par « l’œuvre ». A partir des années 1930, ces paroisses perdent de leur dynamisme et vont se fondre progressivement dans celle de Douai.
 
rassemblement de la croix bleue rassemblement de la croix bleue  

Rassemblement de la croix bleue vers 1930

On distingue la bannière de la section de Douai/Sin-le-Noble au fond.

  

 

 

Le Temple de Sin-le-Noble

 

temple de sin le noble temple de sin le noble   
communaute de douai communaute de douai   

 

La communauté de Douai en 1937

Photo prise lors du départ de Madeleine Boulitrop en mission.

 

 

 

Le Temple protestant de Douai vers 1901

temple protestant de douai temple protestant de douai  
 

XIII – Et aujourd’hui ?

           
L’esprit de liberté qui caractérise le protestantisme se traduit concrètement par l’existence de nombreuses églises ayant chacune leurs spécificités. L’Eglise réformée de France (E.R.F.) est celle qui se réfère le plus directement à la pensée de calvin.
 
            Le Pas de Calais et le Douaisis comptent cinq communautés appartenant à l’E.R.F., qui rassemblent environ six cents familles. La vie culturelle est leur activité principale. Mais conformément à la pensée calviniste, la foi entraîne nécessairement un engagement concret et une attitude responsable vis-à-vis du monde environnant.
 
            L’Eglise réformée de France entretient un dialogue cordial et fraternel avec l’Eglise catholique qui se concrétise localement sous la forme de groupes œcuméniques.
 
Implantation actuelle des eglises reformees Implantation actuelle des eglises reformees     Implantation actuelle des églises réformées et des oeuvres protestantes

Groupe de Louveteaux. Camp 2008 dans le domaine du Marquenterre.

Créés en 1911, les Eclaireuses et éclaireurs unionistes sont le premier mouvement de scoutisme à naître en France. Cet organisme protestant se veut ouvert à tous et propose une éducation principalement tournée vers la paix et l'écocitoyenneté. Il met en oeuvre l'idéel d'autonomie et de responsabilisation propre au protestantisme. 

groupe de louvetaux groupe de louvetaux  
assemblee lors d une celebration assemblee lors d une celebration  

Assemblée lors d'une célébration oecuménique au temple d'Arras.

Chaque année, du 18 au 25 janvier, les chrétiens du monde entier célébrent la semaine de l'unité. Orthodoxes, catholiques, anglicans et protestants montrent ainsi publiquement qu'ils partagent des convictions communes. 

 

 

Groupe d'enfants à la Fraternité de Liévin

Héritage de la Socièté chrétienne du Nord, la Fraternité de Liévin fait partie de la Mission Populaire Evangélique de France. Parmi ses nombreuses actions, on peut citer la gestion d'un vestiaire, le soutien scolaire et l'organisation d'activités pour les enfants.

 

 

Groupe d enfant fraternite de Lievin Groupe d enfant fraternite de Lievin  

rapport 2007 rapport 2007  

Rapport 2007 sur les centres et locaux de retention administrative.

La Cimade est une association d'origine protestante de défense des droits des étrangers : accueil des migrants, défense des étrangers reconduits, soutien et accueil des demandeurs d'asile et des réfugiès...

 

XIV – Catholicisme et protestantisme

           
Le protestantisme est né d’une réforme de l’Eglise au XIV siècle. Il partage avec le catholicisme des racines communes et admet l’autorité des premiers conciles qui ont posé les bases de la doctrine chrétienne. Les deux religions reconnaissent Dieu à la fois Père et Saint-Esprit.
 
            Il est délicat de souligner les différences entre catholicisme et protestantisme, d’une part parce que ces confessions portent le même message, d’autre part parce qu’elles ont évolué depuis le XIV siècle et en particulier depuis le concile de Vatican II. Cela dit, il subsiste des divergences importantes dans la compréhension de l’Eglise et de son fonctionnement ainsi que dans la manière de vivre sa foi.

 

Partage de la cene lors d Partage de la cene lors d  

Partage de la cène lors d'un culte (Temple d'Arras 2008)

 

 

 

Bibles

La Bible a une place essentielle chez les protestants. C'est elle et non pas l'Eglise qui révèle au croyant ce qu'est la foi chrétienne. Contemporain du développement de l'imprimerie, le protestantisme a largement contribué à sa diffussion et au développement de l'éducation. 

Bible Bible  
Interieur du temple de Calais Interieur du temple de Calais  

Intérieur du Temple de Calais

Les seuls éléments liturgiques dans un temple protestant sont la chaire, la table de communion, une bible ouverte et une croix. 

 

Chaire du Temple d'Arras

Chez les protestants, la prédication, appelée aussi "sermon", est le moment central de l'office dominical. Chez les catholiques au contraire, c'est l'Euchristie qyui prend cette place. Dans l'aménagément d'un temple, la chaire d'où s'exprime le prédicateur occupe généralement une palce privilégiée.

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