Timor Leste ...premier regard (un Ppt)

Présentation cursive du pays et de trois partenaires , sous forme de diaporama (ppt)

Cette brève  présentation illustrée  de Timor Leste et de trois partenaires timorais du CCFD-TS   a  été faite en 2017 pour lancer  une soirée paroissiale : la diapo titre et la dernière  image en gardent le souvenir. Le partenaire  valorisé était  Kdadalak Sulimutuk Insitute ,KSI  (comme « faiseur de paix ») plutôt que Permatil.  Cela dit, le montage peut encore rendre quelques services, pour  une première information sur le sujet.

 

On trouvera sur le site national les pages consacrées à ce pays  et divers articles de « Faim et développement » :

https://ccfd-terresolidaire.org/projets/asie/timor-leste/

 

Nos amis de la Sarthe ont reçu Permatil  en 2014  et  proposé  une présentation :

https://blog.ccfd-terresolidaire.org/bpl/public/CCFD_72/Annee_2016-2017/triptyque_partenaire_jaune_.pdf

 

 

 

composition du  diaporama :

 

Diapos 2-3 : Un petit pays d’Asie du Sud Est 

 

Timor Leste  (république démocratique du Timor Oriental) se situe en Asie du Sud Est. Le pays occupe la moitié  Est de l’une des îles de l’archipel indonésien, à quoi s’ajoute la petite enclave de Pante Macassar.  Au Sud, la mer de Timor la sépare de l’Australie, qui n’est pas si éloignée ( un peu plus de 500 km).

La plus orientale des îles de  la Sonde couvre 30 000 km2 ; Timor-Leste s’ étend sur 15 000 km2 , ce qui représente deux fois et demi le Pas-de-Calais , qui couvre 6600 km2 (ou encore : moitié moins de la Région des Hauts de France , 31 000 km2)

 

Diapos 4  à 7 : une île tropicale, plutôt montagneuse

 

Le relief est assez accident, en particulier l’arête centrale qui s‘étire et s’élève d’est en ouest.  Les montagnes   culminent  à un peu plus de 2900 m.

Tropicale, c’est-à-dire  avec des moyennes mensuelles toujours supérieures à 25 degrés , et surtout à saisons pluviométriques alternées : une saison humide  estivale (de  novembre à juin)  et une saison sèche (juin à octobre). Ce qui n’exclut pas les contrastes : le nord est plus sec (1000mm/an) , le sud et les montagnes plus arrosés (jusqu’à 3000 mm/an )

 

Diapos : 7-9 :   On compte 1.3 millions d’habitants  (ordre de grandeur : Pas-de-Calais : 1.45 Mn) ; dont beaucoup de jeunes …

La pyramide des âges montre une base large mais une pointe  rétrécie : natalité soutenue, abondance de  jeunes adultes  mais espérance de vie à la naissance encore moyenne (environ  68 ans).

Cette population est aussi en majorité catholique, ce qui n’est pas fréquent en Asie (hormis les Philippines) ; héritage d’une histoire coloniale, les Portugais s’étant établi dès la fin du XVI ème s. Le portugais est toujours  l’une des deux langues officielles (l’autre est le Tetum) dans un pays où règne une grande diversité linguistique.

Le taux d’alphabétisation est de 68 %   en moyenne  générale, ce qui recouvre quelques variations : celui des jeunes  de 15 à 25 ans dépasse 80 %, celui des femmes adultes  reste inférieur à celui des hommes.

 

Diapos 10-11 : la population de Timor Leste reste majoritairement rurale : 73 % des timorais habite en milieu rural. La principale ville est la capitale : Dili, qui rassemble un peu plus de 160 000 habitants. Les autres villes, modestes, sont surtout côtières.

 

Diapos 12-13 : l’agriculture pèse lourd, qui représente 70% des emplois et  43% de la richesse. Agriculture avant tout vivrière (riz, maïs, manioc), même si les cultures commerciales ne sont pas absentes (café). Cette agriculture n’est pas autosuffisante. L’ augmentation et la sécurisation de la production alimentaire est un réel enjeu.

 

 

Diapos 14 à 16 :   pauvreté et développement économique

Timor Leste est présenté comme le pays le plus pauvre d’Asie du Sud- est, avec un pib/hab. 3700 $ (source : banque mondiale) qui le situe aux environs du 170 ème rang mondial .

« Presque la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté » annonce OXFAM . « Trente pour cent de la population vit avec moins de deux dollars » (d’ap. notre Ministère des Finances)

Or , c’est en même temps l’un des plus dépendants du pétrole (gisement off shore en  Mer de Timor), qui  procure 90 % des recettes d’exportation, fournit  l’essentiel du budget l’état , et « gonfle »  le PIB par tête.   Les revenus pétroliers alimentent aussi un fonds souverain, qui se charge d’un Plan stratégique de développement.

 

Toutefois, les ressources du gisement de Bayu Udan sont en voie d’épuisement et la production décline. Un traité récent avec l’Australie est venu régler un conflit frontalier et donner un cadre légal  au développement des champs de pétrole et de gaz de Greater Sunrise.  Les projets d’industrialisation  (raffinerie) qui y sont liés ne résoudront pas la question de la diversification économique. Des voix s’élèvent  en faveur de la promotion de l’agriculture, du tourisme de la pêche et de la petite industrie

 

Diapos 17 à 19 : les secousses de l’histoire

 

Timor a connu  quatre siècles de colonisation portugaise .En 1975, tout de suite après le retrait portugais , le pays a été envahi par son puissant voisin indonésien, qui a occupé le pays pendant un quart de siècle et réprimé les contestations.  La  dure lutte pour l’indépendance aboutit lors du référendum de 1999 organisé par l’ONU (qui n’a jamais reconnu l’annexion et prendra en charge la phase transitoire), ce qui déclenchera la fureur destructrice des milices pro-indonésiennes.

C’est un pays éprouvé et ravagé qui accède à l’indépendance en 2002 (référendum d’autodétermination).

 

Diapos 20-21 :   Instabilité et tensions  des années 2000

 

Les premières années de l’indépendance  ont été difficiles.  Dans les années 2000 la situation politique est restée instable, les tensions sociales fortes.

La crise agricole et alimentaire que traverse alors le pays est en partie liée aux choix du gouvernement indonésien: soutenir une agriculture productiviste appuyée sur les principes de la « révolution verte » (semences hybrides, engrais et pesticides) ; favoriser une agriculture d’exportation (inadaptée pour assurer la sécurité et la souveraineté alimentaires)

S’ajoutent à cela des conflits fonciers … mais comment s’y retrouver entre les titres de propriété portugais et indonésiens, entre la loi de l’état et les coutumes, entre les droits des réfugiés ( de retour après avoir  quitté l’île , ou s’être réfugiés dans la montagne) et ceux des nouveaux exploitants (établis à leur place, « régulièrement » ou par usurpation )…

 

Diapositives 23 à 28 :  Kdadalak Sulimutuk Institute (KSI) en action…

 

L’association KSI (« les fleuves qui coulent ensemble ») voit le jour  à cette époque. Assez vite , elle comprend qu’elle peut s’appuyer sur une méthode traditionnelle de résolution des conflits, appelée  Tara Bandu.

Tara Bandu permet de réguler par le dialogue  les relations entre personnes et groupes, mais aussi leur rapport à l’environnement (donc à la terre). Cette tradition orale est encore pleine de sens pour beaucoup de Timorais, davantage qu’une loi écrite de plus.

Tara Bandu réunit tous les acteurs  pour trouver un terrain d’entente (en lien aussi avec les autorités). Un Tara Bandu modernisé peut aboutir ainsi à l’interdiction d’abattre des arbres ou de procéder à un brûlis sans permission. Un autre  vient limiter les sommes nécessaires pour les dots ou les cérémonies funéraires, qui conduisent des ruraux à l’endettement ou affaiblissent l’investissement productif.

Depuis 2008, les formations se sont multipliées… Notamment là  où les enjeux fonciers  sont forts – dans les districts caféiers, comme celui d’Ermera, où la pression foncière particulièrement forte a pu créer des dissensions entre les familles. KSI est d’ailleurs à l’origine du premier syndicat de caféiculteurs…

Pour diminuer les risques de tensions sociales là où elles sont élevées, l’association s’emploie aussi à développer des activités génératrices de revenus. Dans le district de Manufahi par exemple, le tau de chômage élevé  donne une importance accrue au moindre lopin de terre… La coopérative mise en place y a développé plusieurs activités  nouvelles (transformation alimentaire, pisciculture).

 

KSI est donc une ONG de gestion concertée des ressources , d’appui à la structuration d’organisations paysannes … mais aussi au développement de pratiques agroécologiques –notamment des biofertilisants.

 

Diapos 29-30 :   CDC ( partenaire du CCFD-Ts depuis 1999)  est un autre acteur de l’aide à l’insertion dans le tissu économique …

 

Le Centro de Desenvolvimento Communitario  soutient  des individus ou groupes défavorisés dans l’accès  à l’auto-entreprenariat . Les revenus ainsi créés  améliorent l’existence de  personnes   sans formation ni moyens.  CDC procure l’aide nécessaire à la réalisation d’un projet , par exemple  en apportant  les compétences techniques. On peut ainsi voir un groupe d’agriculteurs se mettre à produire du compost et développer une arboriculture,  en s’assurant un circuit de distribution des produits ; ou bien se mettre à les transformer (de l’ananas à la confiture par ex.)

Sur CDC , on peut se reporter à :

https://ccfd-terresolidaire.org/nos-combats/souverainete/bernard-pinaud-au-timor-5621

 

Diapos 31-36 : Permatil…

 

La même foi en la formation anime Permakultura Timor Leste, qui mise sur l’agroécologie pour améliorer l’autosuffisance alimentaire. Les formations à la permaculture visent à produire la nourriture à partir de variétés locales, adaptées aux sols, en utilisant des volumes d’eau modestes.

Le rôle civique  et  social n’est en rien négligeable : l’image du travail collectif sur un projet d’irrigation économe (d32)   indique l’importance de la prise en charge de soi et de l’organisation commune.

La formation à l’agro écologie  touche les villages les plus lointains  (belle invention de la vidéo- projecteur ; d35…). Mais elle concerne aussi les plus jeunes, via les « jardins scolaires »…

 

Ici nous retrouvons la présentation 2021 de Permatil :

https://arras.catholique.fr/permatil-timor-leste.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Article publié par Guy Jovenet - CCFD Terre Solidaire • Publié • 10 visites