La Saint Waast, fête des catéchistes

engagement et témoignage

La Saint-Waast, fête des catéchistes

 

La Saint-Waast a été fêtée dans nos deux paroisses et l’abbé Rose en a profité pour remercier tous les catéchistes qui partagent, dans leur clocher respectif, leur engagement avec les communautés chrétiennes.

 

Témoignage d’une nouvelle catéchiste

 

Je m’appelle Catherine et j’habite à Nortkerque. Maman d’une petite fille qui a fait sa rentrée au catéchisme en septembre dernier, j’ai été sollicitée pour rejoindre l’équipe alors en place. Cet appel, je l’ai d’abord ressenti avec joie : c’était effectivement un honneur pour moi qu’on me demande de l’aide et aussi un plaisir que d’aider. Mais, à cette joie, s’est mêlée aussi la crainte : la crainte de ne pas y arriver, de ne pas savoir transmettre aux enfants et la crainte de ne pas parvenir à m’organiser dans ma vie personnelle. Parce qu’être catéchiste, c’est être disponible aussi et mon mari faisant les postes, notre vie à la maison n’est pas toujours simple, souvent stressante, et ne nous laisse pas beaucoup de temps à nous trois. Nous avons donc discuté et réfléchi, et j’ai finalement accepté, mais non pas sans crainte.

 

Alors, me direz- vous, pourquoi accepter ?

 

Je me répète, sans le soutien de mon mari, cela serait difficile, et la joie de ma fille, heureuse de partager ce moment ensemble, me porte et m’aide aussi. Ainsi, si j’ai accepté, c’est d’une part, parce-que j’ai envie de transmettre, à mon tour, certaines valeurs chrétiennes que j’ai reçues de mes parents et grands-parents, qui m’emmenaient à la messe tous les dimanches, quand j’étais petite. Des valeurs telles que l’Amour, la Foi, le Respect, des valeurs trop souvent bafouées, à mon sens, dans ce monde. D’autre part, j’ai accepté aussi, parce-que j’avais envie de participer à la vie de l’Eglise : cela m’aurait fait et me ferait mal de savoir, que des enfants ne peuvent pas faire leur communion, parce qu’il manque de bénévoles. Et il faut continuer de faire vivre l’Eglise. Enfin, accepter, c’est pour moi une façon de riposter face à la montée de la violence, de l’intolérance, de la radicalisation dans ce monde. Tout ce qui est contraire à la religion, qu’elle soit chrétienne ou non.

 

Quel est donc le bilan ?

 

Bien sûr, il est trop tôt aujourd’hui, Dimanche 29 Janvier,  pour savoir si je réussis à transmettre quelque chose aux enfants, j’ai donc toujours cette crainte de ne pas savoir, de ne pas y arriver. Puis, il y a cette remise en question permanente de par les interpellations des enfants, cette réflexion constante : jusqu’où puis-je expliquer ma foi, jusqu’où va ma foi ?

 

Mais enfin, il y a surtout de la joie, cette joie d’être ensemble : ensemble avec les catéchistes, notamment Noëlla, notre référente à Nortkerque, toujours bienveillante et soucieuse de savoir si tout se passe bien, s’il nous manque quelque chose, et les « plus ou moins anciennes » catéchistes, qu’elles soient de Nortkerque ou non, avec qui j’échange, et qui me rassurent. Nous ne sommes donc pas seules. Et puis, bien sûr, la joie d’être avec les enfants, même si, il faut bien l’avouer, les enfants d’aujourd’hui ne sont pas toujours faciles : ils sont vifs, plein d’énergie, parfois même trop et donc difficile à canaliser… Mais, ils restent surprenants dans leurs réflexions, leurs comportements, leurs regards, leurs gestes et attentions, leurs sourires… Cela donne donc de l’espoir, et c’est ainsi que j’ai envie de prier et que je prie pour que cette petite flamme continue de briller, et pour l’instant, me donne l’envie de continuer…

 

Car, comme le disait Mère Térésa, « Quand l’Amour est là, Dieu est là. »

Catherine

Article publié par marie-claude aernouts • Publié • 172 visites