L'homélie de Mgr Dagens

La République, les religions et la foi chrétienne en Dieu

 

Les religions sont aujourd'hui sur la place publique. Nous l'avons vu avec la mort de Jean Paul II, l'élection de Benoît XVI

 

L'Église est apparue alors pour ce qu'elle est vraiment: catholique, c'est-à-dire ouverte à tous les peuples, grâce à l'ouverture infinie de Dieu manifestée en Jésus Christ. Face à ce caractère public des religions, les responsables politiques s'interrogent. Peut-on se contenter du cadre institutionnel fixé par la loi de 1905? Ne faut-il pas refuser une certaine confusion entre croyances religieuses et engagements politiques, spécialement en ce qui concerne l'islam? Et comment permettre aux religions de manifester leur utilité sociale et culturelle?

 

Ce contexte crée des responsabilités, à nous membres de l'Église catholique. En particulier, deux responsabilités inséparables:
- Comme catholiques, présents dans notre société laïque, nous partageons des questions communes qui concernent ses finalités. Que voulons-nous vraiment pour notre société? Pourquoi et comment lutter contre tout ce qui risque de la déshumaniser? Au nom de quoi affirmer et défendre la dignité de tout être humain?

- Plus nous participons à ces réflexions communes, plus nous avons la responsabilité d'être dans notre société des hommes et des femmes qui rendent compte de leur foi, en faisant comprendre qui est le Dieu auquel nous croyons, comme Benoît XVI le disait dans sa première homélie d'évêque de Rome: Combien de fois désirerions-nous que Dieu soit le plus fort! Qu'il frappe durement, qu'il terrasse le mal! Mais le monde est sauvé par le Crucifié, et non par ceux qui l'ont crucifié! ». Être chrétiens dans notre société laïque nous oblige donc à être fidèles à la Croix du Christ, avec toutes les conséquences qu'implique cette fidélité !

Mgr Dagens, homélie du dimanche 24 avril 2005.

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