Rentrée Fortul et ADF

La foi qui cherche à comprendre. Parcours universitaire en théologie

Fortul Arras  2011 Fortul Arras 2011   Ils étaient une soixantaine, ce jeudi 8 septembre à Arras, une vingtaine à Calais à commencer une nouvelle année de formation universitaire en théologie. Tous laïcs, désireux de mieux connaitre les ressorts de la foi et d’en rendre compte.

 

En cela ils rejoignent le souci de faire se rejoindre foi et raison. L’étudiant en théologie n’est bien sûr pas au niveau du théologien qui publie l’état de ses travaux, mais il participe au courant qui cherche à éclairer sa foi : “fides quaerens intellectu” comme le disait saint Anselme. Ces formations sont dispensées sous le contrôle de l'Université catholique de Lille

 

A Arras, le Père Paul Scolas interviendra cette année sur “ Les religions monothéistes, foi, la révélation et cultures”. A Calais ce sera “l’étude de la théologie dogmatique, la Christologie, l’ecclésiologie et la sacramentaire”.

 

ADF: année diocésaine de formation

 

Le 12 septembre, c'était le tour de l'ADF, année diocésaine de formation. 25 participants auront une première initiation théologique. Le parcours propose différents modules chaque lundi, à la Maison diocészine. Chaque module de quelques journées présente: Qu'est-ce qu'être chrétien,  Bible, introduction à l'Eglise, liturgie et sacrements, morale... voir programme

 

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Quelques paragraphes extraits de “La déclaration sur le travail ecclésial du théologien” confirment l’intérêt et la nécessité de cette recherche.
 
“À toute époque, la théologie est importante pour que l'Église puisse répondre au dessein de Dieu qui veut « que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Tm 2, 4). Mais en des temps de bouleversements spirituels et culturels, elle est encore plus importante, même si elle est exposée à des risques, car elle doit s'efforcer de « demeurer » dans la vérité (cf. Jn 8, 31) tout en tenant compte des nouvelles questions posées par l'esprit humain. C'est ainsi qu'en notre siècle, en particulier lors de la préparation du Concile Vatican II et de sa mise en œuvre, la théologie a beaucoup contribué à une plus profonde « compréhension des réalités et des paroles transmises », mais a aussi connu et connaît encore des moments de crise et de tension
 
Afin d'exercer sa fonction prophétique dans le monde, le Peuple de Dieu doit constamment réveiller ou « raviver » en lui sa vie de foi (cf. 2 Tm 1, 6), en particulier par une réflexion toujours plus approfondie, guidée par l'Esprit Saint, sur le contenu de la foi elle-même, et par un effort pour la justifier aux yeux de ceux qui lui en demandent raison (cf. 1 P 3, 15). Pour cette mission, l'Esprit de vérité dispense, parmi les croyants de tout ordre, des grâces spéciales données « en vue du bien commun » ( 1 Co 12, 7-11).
 
La tâche, propre à la théologie, de comprendre le sens de la Révélation exige l'utilisation d'acquisitions philosophiques qui fournissent « une connaissance solide et correcte de l'homme, du monde et de Dieu » [6], dont les affirmations puissent être assumées dans la réflexion sur la doctrine révélée. Les sciences historiques sont également nécessaires aux études du théologien, en premier lieu à cause du caractère historique de la Révélation, qui nous a été livrée dans une « histoire du salut ». On doit enfin avoir aussi recours aux « sciences humaines », pour mieux saisir la vérité révélée sur l'homme et sur les normes morales de son agir, en mettant en rapport avec elle les résultats valables de ces sciences.
Instruction Donum veritatis sur la vocation ecclésiale du théologien, (du cardinal Ratzinger, signée par Jean-Paul II, en 1990)

Article publié par Véronique BAUDELLE • Publié • 2350 visites