Lire l'Evangile de Jean/Maisons d'Evangile

Calendrier 2014-2015

Lire l’Evangile en maison.

 

Hénin-Beaumont Salle St Paul lundi 14h30 et 19h.

Hucqueliers mardi 14h30-

Berck mardi 20h

Enguinegatte 20h    (sacristie église)

Aire/Lys rue des Béguines le ven-dredi 9h15-11h30

Arras - MDA

A 14h et 20h le mardi

29 septembre

14 octobre

Jeudi 2 octobre

17 octobre

7 octobre

7

1er décembre

2/4 décembre

4 décembre

28 novembre

25 novembre

8

12 janvier

20 janvier

29 janvier

23 janvier

27 janvier

9

9 mars

10 mars

19 mars

20 mars

24 mars

10

14 avril

14 avril

23 avril

24 avril

21 avril

P10Maison d'Evangile - Luc80890 P10Maison d'Evangile - Luc80890  Soixante dix personnes ont participé à la première des journées bilan des maisons d’Evangile. D’autres rencontres auront lieu début octobre à Mazingarbe et Longuenesse. L’initiative des maisons d’Evangile, lancée par notre évêque il y a plus de six ans est suivie par plusieurs milliers de personnes. Elle continue de produire des fruits. On peut constater une stabilité de présence des participants dans la durée, même si quelques-uns ont arrêté, pour raison d’âge ou de santé, pour fatigue ou pour déménagement.

 

Quelques nouveaux participants se sont adjoints aux groupes, (moins sans doute qu’au temps des premiers chrétiens selon le livre des Actes des Apôtres !), mais suffisamment pour s’en réjouir.

 

Lire à plusieurs

Après Marc, Luc et Actes, puis Matthieu, la lecture de l’Evangile selon Jean se déroule sur deux ans. Plusieurs avaient exprimé leur crainte devant un évangile réputé comme difficile, intellectuel et symbolique. Après quelques mois, c’est une autre impression qui se dégage, non que Jean soit devenu simple, mais c’est parce que la méthode de lecture aide à se familiariser avec l’Evangile. L’expérience acquise d’une lecture en groupe depuis plusieurs années en est une première raison. Ensuite, chacun peut s’exprimer librement dans ces groupes et dire comment il reçoit cet évangile. Cela permet de découvrir que chacun ne lit pas toujours comme son voisin. Les différences ou divergences entre les uns et les autres ne sont pas obstacles mais favorise découverte et meilleure compréhension : “Tiens, moi je n’avais pas compris comme cela !” Enfin, le souci de repérer les personnages, sujets de verbe dans le texte, les relations entre elles, oblige les lecteurs à porter attention au texte plutôt qu’à leurs idées sur ce texte.

 

Une lecture en continu

Outre la convivialité d’une lecture en groupe, c’est-à-dire en Eglise, le fait d’une lecture continue d’un évangile favorise des découvertes. En effet nous n’avons pas l’habitude de relier entre elles les pièces détachées proposées par la lecture liturgique. Un exemple récent est l’év angiloe du bon pasteur : il est en pièces détachées répartie sur trois années, le 4ème dimanche de Pâques. Si saint Jean avait voulu une unité dans son texte, nous n’avons pas le moyen de la découvrir.D’où l’intérêt de ce type de lecture. La découverte d’une pensée continue, qui se développe sur plusieurs chapitres, amène à comprendre que Jean poursuit un chemin d’annonce et de catéchèse, non pas tous azimuts mais bien ordonné à la rencontre de Jésus, l’envoyé du Père qui fait les œuvres du Père et ne fait qu’un avec lui. Quand il écrit, il a en tête les chrétiens dont il veut conforter la foi, les nouveaux, mais aussi ceux dont la foi est éprouvée par les tensions avec le pharisaïsme, dans les années 80-90.

 

Une découverte, plusieurs fois exprimée au cours du bilan , insistait  sur les expressions du prologue (Jn 1, 1-18) qui se trouvent reprises et développées plusieurs chapitres après, come si la compréhension du début de l’Evangile trouvait dans le corps de l’Evangile son interprétation. Ainsi, “devenir enfant de Dieu par grâce et renaître d’en haut”, c’est le développement au cours de la soirée avec Nicodème. Les difficultés de Nicodème rappellent le tout début de l’Evangile : né de Dieu et non d’une volonté charnelle, d’une volonté d’homme ! Autre exemple : autour de la lumière : le Verbe est Lumière, mais c’est bien après que Jean développe cette image, au chapitre 9, lors de la guérison de l’aveugle-né, etc.

 

La lecture en continu de l’Evangile permet aussi de s’habituer aux jeux de mots, aux quiproquos, à l’ironie des personnages (la Samaritaine, l’aveugle-né…). Cette lecture rend plus proche de l’Evangile, plus en connivence avec son auteur. Comme dans les relations humaines, il faut longtemps et longuement se fréquenter pour s’apprécier dans la rencontre de l’autre, l’apôtre Jean et, grâce à lui, Jésus lui-même. On ne comprend pas tout, tout de suite, mais chacun, au fil de la conversation avec le texte de Jean, devient davantage complice de la révélation.

 

De Bézatha à la piscine de Siloé.

Un exemple de compréhension par une lecture dans la longue durée (cinq chapitres) est la comparaison entre le récit autour de la guérison du paralysé à Bézatha, et celui de l’aveugle-né.. A Bézatha, le guéri disparait du récit et c’est Jésus qui est l’interlocuteur privilégié et bousculé par les pharisiens, tandis que, dans le récit de l’aveugle, c’est Jésus qui disparait et l’on voit alors l’aveugle devenir l’interlocuteur privilégié et contesté des pharisiens. Il devient même ironique, lui, l’ex-mendiant devant les puits de science que sont les docteurs de Jérusalem, au point de leur demander s’ils voulaient devenir disciples de Jésus… La progression des affirmations de l’aveugle concernant l’identité de Jésus témoigne d’une progression dans la foi : un homme nommé Jésus, un prophète, quelqu’un qui vient de Dieu, jusqu’au “je crois” qui conclut la séquence… Cet aveugle guéri est en quelque sorte la figure d’un catéchumène sur son chemin d’initiation, jusqu’au moment où il affirme sa foi et entre dans l’Eglise. L’Eglise est présente dans la suite du récit. C’est au chapitre suivant quand Saint Jean parle de la bergerie, de la porte qu’est Jésus puis du pasteur qui donne sa vie… La présentation du pasteur est en même temps méditation du mystère de Pâques qui se développera aux chapitres suivants : tout se tient !

Telle est la richesse de l’Evangile de Jean, richesse qui étonne ceux qui prennent le temps de lire et de relire à plusieurs.

 

Bien des questions naissent au fil de la lecture : quelles sont ces fêtes juives auxquelles Jésus a participé ? Ses multiples pèlerinages à Jérusalem ? Comment comprendre les baptêmes, par Jean-Baptiste, par Jésus, par les premiers chrétiens ? Découvrir le temps de Jésus et celui des premiers chrétiens, avec les dimensions conflictuelles entre Juifs et chrétiens. En maison d’Evangile, on découvre peu à peu qu’on ne peut pas ignorer le contexte des années 30 de celui des années 80-90, au moment de la rédaction finale du quatrième Evangile.

Au-delà des découvertes exprimées, cette rencontre-bilan bilan fait apparaître le désir, au cœur de chacun, de se rapprocher de Celui qui est la Lumière, la Vérité, la Vie. Ce désir n’est pas seulement celui d’acquérir des connaissances… mais celui d’entrer davantage en relation avec celui dont Jean a été le proche, le bien-aimé.

 

Abbé Emile Hennart

 

Autres rencontres bilan :

à Longuenesse, le mardi 30 septembre à 18h30 relais sainte Catherine,

à Mazingarbe, les Brebis, le jeudi 2 octobre 14 h30.

 

Dates des formations

 

Hénin-Beaumont Salle St Paul lundi 14h30 et 19h.

Hucqueliers mardi 14h30-

Berck mardi 20h

Enguinegatte 20h    (sacristie église)

Aire/Lys rue des Béguines le ven-dredi 9h15-11h30

Arras - MDA

A 14h et 20h le mardi

29 septembre

14 octobre

Jeudi 2 octobre

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7 octobre

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1er décembre

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