Formation EAP 2015

Assemblées de paroisses; synode Lille-Arras-Cambrai

Les textes "Actes du synode sont désormais disponibles, version provisoire"

Les journées annuelles de formation pour l’ensemble des membres des Equipes d’animation des paroisses ont été fort appréciées par l’ensemble des participants, le vendredi 13 mars à Arras, et le samedi 14 mars à Condette. L’attente était forte, en raison du synode provincial, car tous en attendent une mise en œuvre immédiate.

 

La matinée était consacrée à l’organisation des assemblées de paroisses. Une enquête avait été réalisée par le service de formation. Rassembler la paroisse une fois par an fait partie des activités rappelées dans le vadémécum. Les témoignages de trois paroisses ont introduit le sujet : la paroisse saint Jean des Monts, où l’EAP fonctionne sans la présence d’un prêtre résident ; la paroisse saint Pierre de Fruges, où il a fallu se réorganiser après le décès du prêtre ; la paroisse Notre-Dame des Tours, où le prêtre est curé de deux paroisses.

 

Trois témoignages d'EAP

 

Les différents témoignages ont fait apparaître que l’expression “Assemblée Générale, ou AG,” ne correspond pas à ce qui se vit ou voudrait se vivre lors de ces rencontres. La paroisse n’est pas seulement une association, ni une organisation de la société civile où l’on présente d’abord bilan financier, rapport moral et rapport d’activité, même si cela est nécessaire.

 

  • Ainsi Saint Jean des Monts rappelait l’importance d’un temps de relecture des activités : pourquoi cherche-ton la proximité ? Une année ce fut la mise en œuvre du document “Qu’as-tu fait de ton frère ?”. C’est encore le souci de faire s’exprimer les différentes associations services ou mouvements, pour que le souci porté par quelques-uns devienne le souci de tous. Parmi les projets il y avait la création de relais qui puissent écouter, conseiller, partager. L’attachement au clocher est interrogé par les questions sur ce que sera demain pour la paroisse et l’Eglise.
     
  • Pour saint Pierre de Fruges, l’abbé Denis rappelait l’épreuve du décès du curé précédent et la nécessité de se renouveler. Il fallait sans doute des impulsions, mais en rural, bien des gens ont pris l’habitude de s’organiser. Des équipes relais se sont créées pour plusieurs villages, avec des activités propres : ici un rallye, là le tricot d’un châle ; le choix d’ouvrir quelques églises, la rencontre dans une chapelle différente de semaine en semaine. De nombreuses activités témoignent d’une paroisse vivante par ses groupes : activité maison de retraite, service évangélique des malades, servants d’autel, maison d’Evangile, messe des familles, accueil des jeunes couples, des demandes de baptême. Demain il y aura sans doute moins de prêtre, mais pas moins d’Eglise ! Il y a ges gens autonomes, avec une EAP derrière (et  non en avant). Cette diversité témoigne d’une grande confiance en chacun et chaque groupe.
     
  • L’abbé Pierre Coquerelle rappelle l’initiation reçue de Michel Mille à Bruay, de communiquer. Dans la paroisse suivante, on faisait des assemblées par devoir. Dans sa paroisse actuelle, on lui demande : “Une AG, tu crois que c’est nécessaire ?” Et lorsqu’une AG a eu lieu : “A quoi çà sert ? il n’y a pas foule”. A quoi il répond : “et quand je fais 40 km Aller-retour, pour six personnes ?” Pour la rentrée des catés, il y a eu la messe “et” des forums qui présentaient une diversité de réalisations dans la paroisse. Mais quand on est proche d’une ville, où les villages se trouvent rattachés pour ceci ou cela aux communautés urbains proches, quand on va à la messe du samedi soir en ville, ou dans telle communauté religieuse : c’est difficile de vivre ensemble en paroisse : à la messe, il n’y a que les vieux !

 

Enquête et assemblées de paroisse

Le service de formation permanente avait proposé un questionnaire aux paroisses sur les AG. Pour 36% des répondants, il y a l’organisation d’une Assemblée Générale. Ailleurs, de nombreux problèmes différents sont invoqués pour expliquer l’absence d’AG. Le nombre de participants varie de 20 à 100 personnes, avec une moyenne de 60. L’enquête fait apparaître une diversité des manières de faire et c’est tant mieux. Il apparaît que le nom de ces assemblées devrait changer : “assemblée de paroisse” ou “assemblée paroissiale” conviendrait mieux. L’objectif de ces assemblées est que vive la paroisse, c’est-à-dire ceux déjà rassemblés, ceux qui participent occasionnellement à la vie de l’Eglise, mais aussi ceux vers qui les chrétiens sont appelés. Ainsi on sera fidèle à la grande prière de Jésus qui prie pour le petit groupe des disciples rassemblés autour de lui mais aussi pour ceux qui entendront leur parole et croiront (Jean ch. 17)

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Objectifs d’une assemblée de paroisse

“Le synode demande aux paroisses d’établir un projet pastoral élaboré pour une durée déterminée, relu et évalué régulièrement. Ce projet concrétisera les orientations synodales et diocésaines dans le contexte local, en s’appuyant sur une assemblée paroissiale régulièrement convoquée“. L’objectif de l’assemblée, rappelée par le synode est la vie de la paroisse, le discernement de ce qui fait la communion de la paroisse, c’est-à-dire ce qui fait s’harmoniser, dialoguer, grandir en fraternité, qui provoque la joie d’être ensemble. L’assemblée est à vire dans le souci de la relecture (bilan, pas seulement financier, mais relecture du partage, des activités. Parmi les objectif il y a le souci d’^tre tournés vers l’avenir et d’appeler, en interne et à l’extérieur de la communauté rassemblée. Tout ceci doit provoquer la réflexion et, éventuellement la formation.

 

Objectif : la mission

L’abbé Vincent Blin, vicaire général et secrétaire du synode rappelle que le synode a placé la mission comme premier pôle des paroisses nouvelles. Si l’on s’attardait aux difficultés, souffrances et déceptions, on n’irait pas très loin. D’où l’appel à changer notre regard, à avoir envie de réussir, tout comme le semeur… son geste est de semer, espérant des fruits en abondance. Si le découragement l’atteint, il ne sèmera pas. Le pape François a titré son encyclique : “La Joie de l’Évangile... C’est la joie qui se vit dans les petites choses de l’existence quotidienne, comme réponse à l’invitation affectueuse de Dieu notre Père.” Si l’on parle de projet pastoral, c’est bien pour la mission et non le repli sur soi ; Des choix sont à faire pour créer une dynamique pour aujourd’hui en vue d’un à-venir. L’EAP est un nouveau lieu où se prépare, se décide des chemins pour demain.

 

L’Assemblée paroissiale est une assemblée de fidèles, avertie et ouverte à la communion et à l’évangélisation, une assemblée qui sache s’émerveiller devant le travail accompli, qui reconnaît ses limites et accepte la conversion. Une assemblée qui vit la confiance, et la lucidité, mais dans un regard d’espérance. (relire Evangelii Gaudium n° 26).

 

Deuxième partie: Le Synode de la province

La seconde partie de la journée était consacrée à la compréhension du synode Lille-Arras-Cambrai, sur l’avenir de nos paroisses. Pour couper court à une polémique de type sémantique, Mgr rappelle d’abord la distinction entre synode et concile On devrait dire concile, puisqu’il s’agit de l’assemblée des évêques de plusieurs diocèses, convoquant une assemblée consultative. Cinq évêques ont participé à cette assemblée, et 180 prêtres, laïcs, religieux et religieuses. Pour cette assemblée on ne parlera pas d’abord de contenu, mais de la riche expérience ecclésiale qui s’y est vécu, une expérience qui aide à avancer dans une responsabilité partagée. Tous les problèmes des paroisses au 21ème siècle n’y ont pas été résolus, mais on a fait “un bout de chemin ensemble”*(étymologie : chemin ensemble), ce qui n’était pas gagné d’avance tant les différences étaient grandes : différences d’âge, d’aspirations, de tendances théologiques et de formation, d’habitudes différentes héritées de l’histoire locale des communautés.

 

Le devenir de la consultation.

Intervenants : Mgr Jaeger, père Vincent Blin Bénédicte Bodart, père Paul Agneray

A la consultation lancée au printemps 2013, avant le synode, dix mille réponses sont adressées et dépouillées avec soin. On comprendra aisément que chacun ne retrouve pas telle quelle la phrase qu’il a cogitée. Cela a permis l’élaboration des propositions soumises à délibération puis au vote du texte final “Pour l’avenir de nos paroisses”. Il ne s’agissait pas de refaire toute la théologie de l’Eglise, des sacrements et des ministères, mais de prendre le temps de voir ce qu’il est possible de faire, dans le contexte précis qui est le nôtre, afin que la Parole de Dieu soit proclamée, vécue et célébrée. Ce souci explique l’importance accordée à la mission de tous dans une Eglise diversifiée. Le texte a été relu par les évêques le 17 février. Il a été envoyé à Rome pour approbation. Les évêques auront l’occasion de se rendre au Vatican avant l’été. Ils en attendent un retour au début de l’été et en feront une proclamation solennelle le dimanche 27 septembre à Lille, siège de l’actuel archevêque. Le texte provisoire sera disponible dans quelques jours sur le site synodelac.fr *(http://synodelac.fr a été créé pour communiquer avec l’ensemble du peuple de Dieu sur les différentes sessions et l’avancement du synode.)

 

La consultation auprès des enfants.

Les enfants ont eu, eux aussi la parole. La présentation des résultats a été faite avec un support en images réalisées par le diacre Luc A. Non dépourvu d’humour, ces images permettent de se poser quelques question, par exemple : Nous, adultes, que donnons-nous à voir de la vie chrétienne, hormis la messe ? La communauté, l’Evangile ? Certaines réponses sont surprenantes : Qui nous parle de Jésus ? Les parents arrivent en seconde position ; ce sont d’abord les autres membres de la famille, les amis. Quant aux parrains et marraines : ils représentent 0,5% des réponses, de quoi s’interroger sur le décalage entre définition et réalité. On comprend mieux le paragraphe du Projet diocésain de catéchèse, pour qui la proposition de la foi passe moins par les familles que par les amis et les voisins, insistant sur le soutien apporté aux familles.*** Une évaluation du Projet diocésain de catéchèse sera entreprise entre mars et juillet, avant qu’il ne soit définitivement amendé et reconnu.

 

 

Présentation du document (provisoire) remis aux évêques.

Intitulé propositions “pour l’avenir de nos paroisses“, il est articulé autour de quatre chapitres :

  1. Pour que les paroisses s’orientent complètement vers la mission

  2. Pour que les paroisses soient encore plus proches des gens

  3. Pour que les paroisses soient des lieux de communion

  4. Pour que les paroisses soient des lieux de participations

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Le synode prend appui sur le N° 28 de l’encyclique Evangelii Gaudium du pape François (dans une pastorale en conversion) : « La paroisse… est communauté de communautés, sanctuaire où les assoiffés viennent boire pour continuer à marcher, et centre d’un constant envoi missionnaire. Mais nous devons reconnaître que l’appel à la révision et au renouveau des paroisses n’a pas encore donné des fruits suffisants pour qu’elles soient encore plus proches des gens, qu’elles soient des lieux de communion vivante et de participation, et qu’elles s’orientent complètement vers la mission. »

 

A l’intérieur de ces chapitres, quelques paragraphes ont été ajoutés intitulés « innovations » qui aident à la compréhension d’une proposition. En fin de document, quelques compléments ont été ajoutés, dans le souci de ne pas perdre la richesse de réflexions non retenues dans les orientations.

 

Une expérience synodale à développer en paroisses.

Le synode, est un temps où les personnes convoquées par les évêques se sont mis à l’écoute de ce que le Seigneur attend de son Eglise. La réception du document ne sera pas de devenir attentifs à la lettre de chacune des orientations (59 orientations), mais bien plutôt à vouloir vivre la même dynamique dans les paroisses : un temps de synodalité, une expérience où chacun peut prendre sa place. Objectifs : discerner là où nous sommes envoyés plus que se demander si l’on a réalisé ce qui était demandé ; se donner des priorités, enfin se définir les moyens à mettre en œuvre au service de la vie pastorale. Il faudra, pour chaque paroisse, créer les conditions pour que les plus pauvres, les jeunes, les familles puissent devenir acteurs. L’instrument premier pour que cela se réalise sera de multiplier les cellules de proximité. En langage technique on parlera d’une logique de réseau plutôt qu’une vision pyramidale ; c’est-à-dire que la paroisse propose un projet fédérateur où l’on se donne les moyens d’écouter chacun, chaque groupe. L’eucharistie de la paroisse la rend repérable, visible, comme communauté eucharistique souvent en chemin.

 

 

Mgr Jaeger : une expérience synodale à vivre au sein des paroisses.

Il revenait à Mgr Jaeger de redire toute l’importance d’une réception positive de la part des paroisses et des EAP. Son insistance portait sur l’expérience ecclésiale vécue par les membres du synode au cours des quatre sessions. Expérience que nous devons avoir à cœur de vivfe à notre tour dans les communautés des paroisses. Nous devons avoir à l’esprit et au cœur cette question : “Qu’est-ce qui est signe que la vie et la mission de l’Eglise dans l’expérience globale du synode, et que nous avons à notre tour à vivre ?”.

Tout n’est pas dit dans le texte synodal élaboré, et l’objectif dépasse de beaucoup l’exécution du des  59 propositions du texte. Il faut aussi resituer ce document dans toute une histoire. Retenons le chemin vécu et parcouru depuis mon arrivée dans le diocèse. Quoi qu’on dise le diocèse a avancé de façon cohérente. En relisant les orientations du synode, on y retrouve bien des orientations déjà pointées en février 2.000 : la proximité, les jeunes, les plus fragiles. Il faudrait y ajouter les vocations.

Un gros travail déjà réalisé et à poursuivre concerne la catéchèse.

Nous avons eu l’honneur d’accueillir le pape François, et l’on se trouve conforté dans le  chemin que nous avons emprunté. Faire mémoire de tout cela permet d’inscrire le synode dans une longue histoire. A nous d’avancer dans un Eglise communauté de communautés.

 

A partir de septembre mise un travail pour nos communautés. A nous de faire en sorte que ce soit vécu de façon synodale. D’ici là il y aura aussi consultation à propos de l’utilisation des modules catéchétiques et du projet diocésain. Par l’intermédiaire de la catéchèse.

 

Question : la paroisse c’est quoi ? Si les réponses sont multiples selon les uns ou les autres, sans doute faut-il comprendre non seulement les fidèles de toutes les assemblées, mais aussi tous ceux qui pourront entendre l’Evangile. C’est bien étendu ! Comment allons-nous partir à la rencontre de ces gens ? Cela nécessite d’avoir en nous de nouveaux schémas de fonctionnement pour l’annonce de l’Evangile. Première étape : apprendre à alléger le millefeuille de nos multiples organisations !

 

 

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Paul Agneray conclut la journée :

de Vatican II à aujourd’hui, un même dynamisme

De multiples propositions surgissent un peu partout en Eglise : Ecclesia, Diaconia, synode provincial, etc., d’où l’impression que l’Eglise ressemble à un immense supermarché aux multiples propositions, ce qui provoque un sentiment de dispersion, de découragement, d’accablement. Aussi le père Agneray nous invite à prendre un peu de recul, pour percevoir la continuité des intuitions de l’Eglise conciliaire et post-conciliaire. Il invite à repérer un triple décentrement, vers les origines, nos raines : le cœur de foi appelé kérygme ou annonce du Christ mort et ressuscité : Nous sommes appelés à nous décentrer vers les autres, nos frères, en particulier les plus faibles ; enfin nous sommes appelés à nous décentrer vers l’avenir, dans la perspective qu’une Eglise qui change dans un monde qui change. Les trois paragraphes ci-dessous évoquent les trois décentrements à l’aide de citations et de rappels d'évènements :

 

  • Vers la source

Jésus-Christ :Celui qui demeure en moi portera beaucoup de fruit, car en dehors de moi vous ne pouvez rien faire. Jn 15,5)

Vatican II. Dei Verbum insiste sur la place de la Parole de Dieu dans l’Eglise ; Lumen Gentium réaffirme la communion au Père, au Fils et à l’Esprit pour faire Eglise.

Proposer la Foi dans la société actuelle. La lettre aux catholiques de France invite à se recentrer sur le cœur de la foi, le cœur de l'Evangile.

Diaconia : le service que nous avons a remplir envers les pauvres s’enracine dans la diaconie du Christ.

 

  • Vers les autres

Le nouveau Testament fourmille d’invitations pour aller à la rencontre de l’autre, même le samaritain ou l’étranger

Vatican II. Gaudium et Spes rappelle d’abord la solidarité des chrétiens avec toute l’humanité : “les joies et les espoirs…”. L’Eglise reconnaît aussi tout ce qui est bon dans le dynamisme social aujourd’hui…elle n’ignore pas ce qu’elle a reçu de l’histoire et de l’évangélisation du genre humain” § 44

La lettre aux catholiques de France : Nous ne nous éloignons pas de Dieu en nous engageant dans le monde pour y servir les hommes…

Le Texte national pour l’orientation de la catéchèse en France : l’Esprit de Dieu est à l’œuvre dans le monde ; il nous précède dans le cœur des hommes, des femmes et des enfants que nous côtoyons.

Diaconia : osons le changement d’attitude au sein des communautés, pour que les pauvres y tiennent toute leur place.

Le Synode : le pape invite les chrétiens et les communautés à se tourner vers la mission : une conversion missionnaire… afin d’identifier les périphéries existentielles vers lesquelles elles sont envoyées.

 

  • Vers l’avenir

Dans le nouveau Testament : Jésus parcourt villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle. La moisson est abondante et les ouvriers peu nombreux

Le TNOCF insiste pour ouvrir de nouveaux chantiers, invite à porter nos efforts sur : l’accueil, la gratuité, la fraternité, l’engagement commun dans l’action, y compris à l’extérieur de l’Eglise.

Diaconia invite à se mettre en route ensemble pour construire une société juste et fraternelle, une société où l’attention auxpauvres guide toutes nos actions.

Le synode demande aux paroisses d’établir un projet pastoral

Vers l’avenir : pour le pape François, il nous faut accueillir le sens du temps : Evangelii Gaudium : la parabole de l’ivraie montre comment  l’ennemi peut occuper l’espace du Royaume et l’endommager, mais il peut être vaincu par la bonté du grain qui se manifeste en son temps.

Le décentrement demandé par Vatican II n’est pas un retour au passé, mais un enracinement aux sources de la foi pour vivre l’aujourd’hui de Dieu avec l’espérance d’un avenir promis à qui entend ce que l’Esprit dit aux Eglises (Apocalypse).

Notes de l’abbé Emile Hennart

 

A lire ou relire: le synode se termine, la réception commence ou le site http://synodelac.fr

Article publié par E.H. Communication Diocèse • Publié • 5647 visites