A la Malassise avec le père Reichert

500 animateurs et éducateurs de la foi regardent l'avenir avec confiance

Assemblée Générale Catéchèse  
Assemblée Générale
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Le père Jean-Claude Reichert, directeur du service national de la catéchèse et du catéchuménat a voulu expliciter, devant une assemblée très attentive, la démarche proposée par les évêques de France au sujet de la catéchèse. Il a su, avec des mots simples et un langage imagé donner des réponses à l’attente de chacun. Deux documents ont été votés lors de la Conférence des évêques à Lourdes en novembre 2005. Quand Rome aura apposé sa signature, ces textes pourront être publiés (probablement au premier trimestre 2007)

 

Evolutions actuelles

La nouvelle approche de la catéchèse, cela semble simple, et pourtant, c’est une vraie révolution qui est introduite. En effet, quand sur les lèvres est prononcé le mot catéchèse, dans les têtes résonnent les mots de “enfants, catéchistes, catéchisme, enseignement, parcours de quatre années ”. De fait, on ne modifie pas en quelques conférences trois cents ans de pratique du catéchisme, basé sur l’acquisition de connaissances transmises à des groupes d’enfants par des prêtres et des catéchistes. 

 

Le chemin de cette révolution a commencé quand l’épiscopat a posé comme question fondamentale, non plus “comment faire ?”, mais “qu’est-ce qui est au cœur de la foi, que croyons-nous ?” Ce jour-là commençait la transformation des esprits. C’était l’objet du document Aller au cœur de la foi. De nombreux groupes de réflexion se mirent à l’œuvre. Comme eux, chaque chrétien, chaque communauté devrait d’abord faire la vérité en soi-même sur l’objet de sa foi : “Christ mort et ressuscité, qui est venu me réconcilier avec le Père. C’est Lui qui me fait vivre, c’est Lui que je désire communiquer.

 

Constats et propositions

le père Reichert responsable national Catéchèse  
le père Reichert responsable national
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La vie sociale a beaucoup modifié les manières de vivre et d’exister. La mobilité géographique des familles, l’éclatement familial et la diversité des lieux de vie des enfants, la demande de catéchèse qui se fait aussi bien à 8, 10, 12 ou 15 ans sont autant d’évènements qui viennent bousculer le sacro-saint principe des quatre années à partir du CE2. Que faire quand c’est une tribu de 9 à 13 ans qui vient s’inscrire, faut-il les séparer ? Faut-il appeler catéchèse ce qui se fait avec les ados ou les jeunes, ou lors des préparations au baptême ou mariage ? Bien des dialogues à l’occasion d’un décès sont d’authentiques moments de catéchèse d’adulte à l’occasion de cet évènement. La proposition de la foi se fait à tout âge, hors des cadres qui furent définis à une époque encore récente (Cf. Joseph Colomb, 1950 ; Pierres Vivantes, 1981).

 

Selon les situations, il est souhaité d’offrir des entrées diversifiées, selon l’âge, le lieu, le dimanche, les sacrements. Diversité quant à l’âge où l’on commence ou recommence : on en fait pas la même chose en commençant à 8 ans ou 15 ans. Diversité selon les lieux de vie : ce peut être une famille, un établissement d’enseignement catholique, une aumônerie pour des scolaires et lycéens, ou des mouvements pour d’autres. Une troisième porte d’entrée sera liée à la célébration du dimanche. Des propositions catéchétiques seront intégrées au rassemblement dominical. (Un exemple nous est proposé dans le diocèse avec “Dimanche : parole en fête”). Une quatrième porte d’entrée se situe à l’occasion des demandes de sacrements. Autour d’elles se développe une réelle démarche catéchétique, bien souvent en réponse à une attente de mieux connaître quelque chose de Dieu et de l’Eglise.

 

Ces modalités ont déjà été approuvées par la Conférence des évêques, mais ne seront publiées qu’avec le texte des fondements qui attend encore l’approbation romaine.

 

Dans la seconde partie de son intervention, le père Reichert rappelait les fondements sur lesquels on bâtit la maison catéchèse ; il le fera en explicitant la signification de deux mots : catéchèse et initiation.

 

Toute l’Eglise porte l’Evangile

L’image du seul prêtre enseignant au peuple est désormais révolue, et c’est toute l’Eglise qui porte la responsabilité catéchétique. La raison d’être de l’Eglise, c’est de porter l’Evangile*, d’annoncer le Christ Jésus. L’Eglise n’existe pas pour elle-même, mais pour aller vers les nations ; elle a vocation d’aller à la rencontre des hommes pour qu’ils entendent quelque chose de l’Evangile.

La catéchèse n’est donc plus un tiroir dans la maison Eglise, une activité offerte par quelques-uns aux 8-12 ans. La catéchèse est une manière, pour l’Eglise, de porter la Bonne Nouvelle : « Allez dans le monde entier… ». D’où l’importance de prendre en compte les lieux de vie des hommes, jeunes et enfants, car là est le terreau où poussera la semence. La catéchèse, pour exister, a besoin d’une Eglise qui célèbre, d’une Eglise qui soit soucieuse du petit ; même le témoignage silencieux apporte quelque chose à la dimension catéchétique. La dimension catéchétique est indissociable d’une qualité de vie humaine, d’une qualité d’accueil, d’attention, de respect. La dimension catéchétique a aussi besoin d’adultes qui parrainent des jeunes et des enfants. Un réel accompagnement doit pouvoir se faire par les membres de la communauté rassemblée envers ceux qui découvrent le chemin de Jésus-Christ.

 

Initiation… Dieu a l’initiative.

Le mot initier est souvent employé dans sa forme active pour signifier la mise en route d’une activité ou d’un projet (initier une loi). Il exprime aussi l’initiative par laquelle on aide quelqu’un à acquérir les rudiments de la profession, de l’art (initier au chant, à l’informatique…). Or quand l’Eglise parle d’initiation c’est au passif qu’elle emploie le mot. En ce sens, on parle des sacrements de l’initiation  Par exemple, un catéchumène demande à être initié. Initier à la liturgie, ce n’est pas la même chose que d’être initié par la liturgie. Quelque chose se joue où l’on n’est plus l’acteur de l’initiation, mais celui qui reçoit. La foi ne se transmet pas, elle se reçoit, on en fait l’expérience. Pour le sacrement de la réconciliation c’est tout autre chose de connaître ce qu’est le sacrement et tout autre chose de faire l’expérience d’être réconcilié au Père par Jésus. Il est des lieux et des moments où Dieu se communique. Ainsi en est-il de la fréquentation de la Bible ; ainsi en est-il de la participation à la veillée pascale. Elles sont expérience de Dieu qui communique sa vie.

 

Quelques conséquences 

L’accueil. Un peu partout à l’ombre des clochers se sont mis en place des lieux d’accueil. Ils sont devenus le premier lieu d’accueil des demandes, formulées bien souvent avec des mots malhabiles. Ces personnes, en accueil paroissial, c’est l’Eglise qui reconnaît que l’Esprit travaille déjà au cœur de ces personnes ; ne transformons  pas ces lieux en services administratifs !

La maturation. « Pour faire un homme, mon Dieu que c’est long », chantait Hugues Aufray. Pour que grandisse la relation entre cet homme et Dieu, il faut aussi du temps, de la maturation. Des itinéraires diversifiés seront proposés. Personne n’a la maitrise du parcours vers Dieu, mais il appartient aux communautés d’Eglise d’offrir des propositions qui puissent se développer dans la durée, tout en respectant les pèlerins qui parcourent ces chemins. C’est le rôle des équipes pastorales de veiller à l’ensemble des propositions, de coordonner les différentes initiatives prises, car c’est bien l’ensemble de l’Eglise qui est appelée à la responsabilité catéchétique  

D’après les notes de la conférence du père Reichert

 

Emile Hennart

* Evangelii Nuntiandi, encyclique de Paul VI


 

Tabga Tabga  La revue Tabga propose un numéro hors série qui présente l’orientation nouvelle de la catéchèse :plus d'explications

*** connaître l’orientation des évêques,

*** comprendre les enjeux du changement,

*** faire connaître des expériences diocésaines en cours.

 

 

 

Dans le diocèse des rencontres sont proposées, entre le 28 septembre et le 25 octobre. Le service diocésain de la catéchèse y invite prêtres et catéchistes mais aussi tous les chrétiens intéressés par la catéchèse à tous les âges de la vie. Mgr Jaeger sera présent à chacune de ces rencontres. 

 

Les Dates

Jeudi 28 septembre 2006 à Beuvry de 20 h à 22 h, Maison du Parc de la Loisne

Lundi 2 octobre 2006 à Condette de 14 h 15 à 16 h 15, Les Tourelles

Mardi 3 octobre 2006 à Wardrecques de 14 h 15 à 16 h 15, Ave Maria

Mercredi 4 octobre 2006 à Arras de 20 h à 22 h, Maison Diocésaine, 103 rue d' Amiens

Jeudi 5 octobre 2006 à Lens de 14 h 15 à 16 h 15, Salle Jean Nohain, route de Béthune

mercredi 18 octobre 2006 de 20 h 15 à 22 h à Campigneulles-les-Petites (à côté de Montreuil-sur-Mer), Salle des fêtes (en face de l'église)

jeudi 19 octobre 2006 à Ardres de 14 h 15 à 16 h 15, Salle municipale (en centre ville, près de la poste et de la mairie)

Mercredi 25 octobre 2006 à Saint-Pol-sur-Ternoise de 20 h à 22 h, Chapelle de l'église.

Article publié par Alicia Lieven - Gestionnaire technique du site internet du Diocèse • Publié • 9214 visites