CMR et levée de l'excommunication

Après une rencontre avec l'équipe nation ale, Pierre Neuts écrit

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Je voudrais dire deux choses :
 

  • - Notre prise de position (celle des mouvements) ne doit pas nous faire oublier ce pour quoi nous sommes faits : des militants d’action catholique dans l’esprit de Vatican II. Tout ce qui cherche a déstabiliser cela, doit nous laisser calmes et déterminés. Nous sommes attendus dans la vie, au quotidien, auprès de ceux qui œuvrent pour un monde plus fraternel et plus solidaire des plus petits, et pas dans des belles théories ou des débats stériles qui font perdre le temps. Cette pratique a fait la force du Christ en son temps, elle doit faire la notre en ce XXIème siècle. A la lecture de l’évangile, nous savons très bien où cela peut nous mener. A la différence des détracteurs, nous avons notre espérance, nos convictions, et cette « chose » qui déplace les montagnes quand il faut. L’Eglise est faite d’hommes, à l’image de la société dans laquelle elle est présente. A ce titre là, elle a droit à l’erreur, comme la démocratie de notre pays… Charge au peuple de Dieu de lui rappeler fraternellement qu’elle se trompe de chemin, qu’elle se met en danger ou qu’elle se marginalise. Mais l’Eglise c’est nous aussi : il nous revient de mettre en pratique nos convictions au jour le jour, au nom de notre foi au Dieu libérateur. Il faut que ça se voit, que ça se sente, que ça pose question, que ça dérange.
     
  • - Il nous faut être sans relâche du côté de l’unité du genre humain, de l’unité des chrétiens, du dialogue inter religieux, du côté des bâtisseurs et non des démolisseurs. Dans un monde où certains marchent sur la tête, à leur profit, avec des moyens destructeurs, nous devons marcher à la suite de tous ceux qui ont fait des choix qui sauvent, qui redonnent espoir, qui construisent la fraternité dans le respect des différences, qui proposent de vivre au souffle de l’Evangile, simplement, sans « casser la baraque », avec joie ! (St François). Il nous faut nous positionner plus clairement : le bien ou le mal, le bonheur ou le malheur, la, vie ou la mort, … (cf Deutéronome 30). Pour cela nous aurons à rester la main tendu envers ceux qui sont différents (à l’image de l’Homme de l’évangile), ouvert à tout dialogue avec ceux qui nous font du tort ou qui pensent radicalement différemment ( ce qui se passe actuellement dans l’Eglise ou au Moyen-Orient, en Afrique ou en Extrême-Orient). Durant les siècles passés, la société a marché à reculons, l’Eglise s’est empêtrée dans des histoires abracadabrantes, en refusant comme cette fois, l’oxygène apporté par des prophètes, par Vatican II cette fois-ci. Pourtant, peu à peu, patiemment, des petites choses avancent, trop petites bien sûrs quand on est des impatients comme nous, mais l’Esprit n’attend pas après nous : il nous devance. Il nous appartient d’en chercher la trace là où nous vivons, de le montrer avec plus de fougue afin que le monde sache que ça vaut le coup d’en vivre pleinement et que avons été choisi pour être à son service. Le monde nous attend, ne ratons pas le coche !

Je suis comme tous, déçu de l’amalgame qui se fait autour de cette histoire. Je préfèrerais tellement que l’on dépense autant d’énergie au service des mouvements et services d’Eglise, des associations qui œuvrent sans bruit au quotidien au service des hommes, désintéressés et efficaces. « ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites. » (St Jean ou Matthieu 25).


Cela me donne encore plus d’envie de militer, de mettre modestement en pratique mes convictions et d’éviter de perdre mon temps dans des débats qui ne mènent nulle part.

J’ai confiance. En la société où il n’y a pas que des fous. En l’Humanité où des « chercheurs » sont force de propositions. En l’Eglise où des « aventuriers de l’amour » témoignent de Jésus-Christ contre vents et marées.
 

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