La terre, un bien commun pour tous ?

Chrétiens en rural : notre rapport à la terre.

 Une trentaine de personnes se sont retrouvées pour un temps de convivialité et d'échange sur notre manière d'être à la terre.

Interéquipe du Pays de la Lys

Le 12 février à Mametz

« La terre, un bien commun, pour tous ? »

 

Titre un rien provocateur, en lien avec la campagne de Noël Autrement et l’opportunité d’une rencontre entre Ghyslaine et Monique.

 

 

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Une trentaine de personnes, (5 équipes représentées ayant travaillées des thèmes comme la richesse, les migrants, les retraites, la dépendance, l’art d’apprécier les petites choses simples de la vie, deux jeunes et deux animateurs jeunes) se sont retrouvées pour un temps de convivialité et d’échanges sur notre manière d’être à la terre.


 

Une auberge espagnole a permis de prendre des nouvelles des uns et des autres. Nous nous étions vus pour certains à la journée de mobilisation pour les migrants de Norrent-Fontes.


 

Pour amorcer la réflexion, un temps en 6X6 sur « notre rapport à la terre » était proposé.

Dans les groupes, une grande majorité d’enfants d’agriculteurs qui gardent la passion du jardinage à plus ou moins grande échelle. La terre comme mère nourricière, que nous devons respecter. La terre qui a besoin des saisons, qui nous apprend la patience.

Avant, seul l’agrandissement était la voie de l’avenir

Attention à la grande distribution : elle imite le marché, elle propose du bio …

La transmission de l’amour de la terre passe par l’amour du jardin qu’ont certains enfants. Ils aiment récolter les produits frais. Mais certains jeunes montrent peu d’intérêt. Attendons qu’ils soient propriétaires d’un lopin de terre, on verra…


 

Deux couples d’agriculteurs ont ensuite témoigné de leur quotidien au travail et de leurs convictions :

 

Monique et Pascal France de Verton.

 

Ils ont une exploitation d’un peu plus de 3 ha en production maraichère bio. Pour se lancer, les banques ayant refusé de les financer, une trentaine de familles se sont mobilisées pour financer leur projet.

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Ils travaillent ensemble avec une personne supplémentaire pendant 9 mois par an. Ils vendent sur les marchés de Berck et du Touquet. Avantage en été : plus de clientèle au moment où la récolte est la plus importante. Ils vendent aussi au panier.

Pourquoi le bio ? Ils considèrent que le bio est le meilleur à offrir au consommateur, Pascal a travaillé 3 ans au Cameroun et a vu les effets néfastes de l’agriculture chimique : la culture du coton .

Ils ont le label «  Nature et Progrès », plus sévère que le label bio européen qui permet un bio « industriel »

Et les enfants ? Les 5 enfants partagent le choix de leurs parents, les copains passent donner un coup de main, ce sont des moments très conviviaux, on entend même la mer lorsqu’on travaille au champ !

Le couple fait partie d’un regroupement d’agriculteurs qui permet une entraide, des échanges,

Pascal et Monique expriment une conviction que chacun pourra méditer « on ne touche pas au dimanche ! ». Ils s’octroient une semaine et demie de vacances à la Toussaint.


 

Jean-Pierre et Bénédicte Dacquin de Fléchin

 

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Ils font de l’agriculture raisonnée depuis 1984 : de la polyculture et de l’élevage de vaches laitières et allaitantes. Ils transforment aussi les fruits et les légumes : ils ont un point de vente directe. Leur ferme est isolée : leurs proches voisins sont à 1 kilomètre.

Les gens viennent à eux également, grâce aux réseaux « Bienvenue à la ferme » et « Savoir Vert ».

Deux de leurs trois fils travaillent sur l’exploitation et le troisième donne un coup de main en boucherie.

Depuis l’an 2 000, s’est produit un changement dans la manière de travailler grâce au contrat territorial d’exploitation. Ils ont planté des haies, ont pu investir dans une salle de découpe, aménager le point de vente, ancien moulin.

Ce qu’ils aiment : le contact avec les clients, leur confiance. Ils aiment expliquer leur métier, trouver de nouveaux débouchés : depuis quelques années, ils transforment le lait en beurre. Cette diversité de débouchés est sécurisante pour l’avenir. Travailler en famille est agréable : le travail est bien fait, les consommateurs sont contents.

Aujourd’hui, leurs produits sont présents dans 3 magasins.


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La soirée s’est poursuivie par l’écoute de la Parole de Dieu : Mathieu 6 v25à 34 qui s’achève sur cette belle phrase « A chaque jour suffit sa peine ».


 

En guise de conclusion « on n’hérite pas la terre de nos parents, on l’emprunte à nos enfants. »

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