Pourquoi garder le latin ?

Un trésor à redécouvrir

La liturgie latine et le chant grégorien sont considérés comme un trésor, non seulement pour l’Église, mais pour l’humanité toute entière.

Le latin dans la liturgie romaine est un moyen au service de la prière, un signe manifeste et splendide d'unité de l’expression de notre foi.

 

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  • signe d’un enracinement historique :

Le latin : langue vénérable et intemporelle. Pendant plus de quinze siècles, en Occident, la foi a grandi et s’est développée dans le berceau de la culture romaine, en langue latine. Conserver le latin, c’est reconnaître que nous recevons notre foi de cette longue chaîne de transmission : " lien idéal grâce auquel l'Eglise d'aujourd'hui se rattache à celle d'hier et à celle de demain " (Saint Jean XXIII Constitution apostolique Veterum Sapientia).

 

 

  • signe de l’unité de l’Eglise :

L'usage du latin est un moyen pour maintenir l'unité de l'Eglise. Il permet à de nombreux chrétiens d’avoir une expression commune de la foi : il relie les fidèles par-dessus les nations et les frontières. Le latin est aussi notre langue maternelle : l’église romaine est notre mère, elle veut rassembler tous ses enfants dans l’unité d’une même langue.

 

 

  • signe du sacré :

Le latin est enfin une langue sacrée, une langue différente de la langue de tous les jours, réservée à Dieu, qui exprime la transcendance de la liturgie. Le latin manifeste la dimension verticale, ascendante du culte rendu à Dieu : les prières ne sont pas adressées aux hommes mais à Dieu.

 

 

     Il est bon de se rappeler aussi que la participation active est avant tout l’association au sacrifice du Christ. Souvent, ce n’est pas tant une langue étrangère qui empêche la véritable participation, mais l’habitude des paroles qu’on a déjà entendues très souvent. En ce sens, il est profitable de suivre la messe dans un missel de fidèles, ce qui est vrai pour le latin autant que le français. Ainsi on dépasse l’écoute par habitude et on prie plus facilement avec le prêtre, au lieu d’écouter des paroles vaguement connues par cœur.

 

     De nombreux Papes ont encouragé les monastères à conserver et à faire vivre ce trésor de l'Eglise. Ainsi, le Saint Pape Paul VI écrivait : " Permettez-Nous, même malgré vous, de sauvegarder votre bien. L'Église, qui pour des raisons pastorales, c'est-à-dire pour le bien du peuple ignorant le latin, a introduit les langues du peuple dans la liturgie sacrée, vous donne mandat de garder la traditionnelle dignité, la beauté, la gravité de l'office choral dans sa langue comme dans son chant." (Saint Paul VI Lettre apostolique Sacrificium Laudis)

 

     Les hôtes qui participent à notre liturgie sont souvent très sensibles à l’atmosphère sacrée qui en résulte. On sort du monde profane dans lequel nous sommes plongés, pour entrer dans le monde de Dieu, pour participer avec les anges à la liturgie du ciel.

 

     Ainsi, dans la liturgie, le ciel et la terre se rejoignent. Notre vie quotidienne, concrète, est ainsi vraiment sanctifiée par la liturgie.

VaticanII VaticanII     Concile Vatican II

 

  • « L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins. » (n°36)

 

  • « Le trésor de la musique sacrée sera conservé avec la plus grande sollicitude. » (n°114)

 

  • « L’Église reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine ; c’est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d’ailleurs, doit occuper la première place. » (n°116)

 

(Constitution Sacrosanctum Concilium du 4 décembre 1963)

Article publié par ABBAYE SAINT PAUL DE WISQUES • Publié • 729 visites