14ème dimanche ordinaire

Le règne de Dieu s’est approché.

Isaïe 66, 10-14   Galates 6, 14-18 ; Luc 10, 1-12 et 17-20

 

La liturgie de ce dimanche traite de la question de la mission. Isaïe parle de consolation, tout comme il a parlé de guérison. Si nous nous souvenons des petits prophètes comme Amos et Osée, nous ne pouvons pas oublier le régime de violences, de punitions. Maintenant le Seigneur envoie la paix… Amos comme Osée au temps de Ninive annonce des catastrophes à profusion. Quelle image nous faisons-nous de Dieu, celui qui envoie Jésus, celui qui sera condamné et exécuté ? L’envoi en mission des soixante-douze par Jésus est un appel à donner la paix, à guérir les malades, à créer des relations fraternelles comme on le dira plus tard.  

 

Aujourd’hui, nos esprits sont marqués par les soucis des examens que passent les jeunes ; bac, brevet, etc. au point d’en oublier toutes les injustices du monde : Chine, Yémen, RDC ; mais aussi les annonces de licenciements et fermetures d’entreprise. L’Eglise, invitée à sortir et rejoindre les périphéries se replie sur elle-même et ses problèmes (pédophilie, mauvaise gestion due au cléricalisme, etc.). Même si c’est le temps des vacances et du farniente, le monde continue à tourner. Dans ce monde, à quoi sommes-nous attentifs, comment sommes-nous porteurs de la bonne nouvelle de Dieu proclamée par Jésus : “guérissez les malades et dites-leur : le Règne de Dieu s’est approché de vous !” C’était la consigne aux soixante-douze.

 

Quand Paul souhaite être une création nouvelle, c’est sans doute à cela qu’il pense. Ce faisant, ce n’est pas sur la distinction entre purs et impurs (circoncis et incirconcis) qu’il insiste, mais sur l’aptitude à rejoindre tout homme. Fier de porter la croix du Christ il ne veut pas de signe distinctif qui l’identifierait comme un être à part. Au contraire, comme le demande Jésus dans l’Evangile : devenir serviteur de tous afin que tous aient part à la gloire du Christ. E.H

 

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