Pour vous, qui suis-je ?

24ème dimanche ordinaire

Dimanche 16 septembre 24ème dimanche ordinaire

Suivre le Christ en paroles et en actes

Isaïe 50, 5-9, chant du serviteur ; Jacques 2, 14-18, une foi vivante et agissante ; Marc 8, 27-35 Pour vous, qui suis-je ?

 

La question de Jésus, posée dans l’Evangile de ce dimanche mérite toute notre attention : pour vous, qui suis-je ? On pourrait bien sûr voir en Jésus un maître de sagesse, un homme bon aux paroles pleines de bon sens. On pourrait voir en lui un guérisseur. On peut voir en lui un prédicteur plein de talents, qui sait répondre aux professionnels de la religion juive, etc. Lorsque Pierre prend la Parole, c’est pour affirmer que Jésus est l’envoyé de Dieu, celui qui apporte le regard de Dieu sur la vie de notre humanité.

 

Le complément qu’apporte le Christ à cette parole de Pierre est d’y ajouter la place de la souffrance inhérente à la responsabilité de porter la Parole. Beaucoup souffrir, être condamné et rejeté, mourir et trois jours après ressusciter. La place de la souffrance dans la vie du Christ, dans la vie de ceux qui le suivent entraine automatiquement les “Pourquoi ?” Il n’y a pas de réponse à ces pourquoi. Isaïe l’a bien compris quand il dépeint l’envoyé comme un serviteur. (Les quatre chants du serviteur). Si Isaïe dépeint le visage marqué par les traces de rejet, il affirme en même temps l’attitude inébranlable de celui qui se sait accompagné de l’esprit de Dieu.

 

Ce chant du serviteur tout comme l’Evangile n’affirment pas que les adversaires seront écrabouillés, mais ils affirment que le serviteur de Dieu tient bon sans sa mission. On peut même dire qu’il n’est pas atteint par le doute… encore que, dans la passion nous entendons “Pourquoi m’as-tu abandonné ?”. C’est le début d’un psaume qui se termine par des paroles d’espérance : je sais que tu n’abandonnes pas celui qui a mis en toi son espérance.

 

En ce mois de septembre il est normal de s’interroger sur ce que sera cette année, sur ce que nous pourrons faire. Des doutes existent au vu de la faible influence que l’on peut avoir, au vu des maigres résultats des années précédentes. Mais il est aussi important d’avoir le cœur assuré. Non pas la garantie de l’infaillibilité, mais d’être accompagné par celui qui est venu à notre rencontre. Jésus s’est fait serviteur. Ils sont des millions et des millions à avoir mis leur pas à sa suite, et nous, nous faisons pareil : devenir serviteur les uns des autres, avoir l’œil éveillé (le veilleur selon le prophète qui annonce un possible). Un autre jour Pierre dira à Jésus : A qui irions-nous ? Tu as les paroles de la Vie; Voilà sans doute l’attitude qui nous est proposée aujourd’hui ; marcher à la suite de Jésus, de Pierre, devenir serviteur, pour la gloire de Dieu et le salut des hommes… Bonne année. Père Emile Hennart

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