Arrière Satan ! Tes pensées ne sont pas mes pensées

1er dimanche de carême

Genèse 2, 7 à 3, 7 ; Romains 5, 12-19 ; Matthieu 4, 1-11

 

Dans l’évangile, Jésus exprime son rejet face à Satan : “Arrière Satan,  selon Matthieu qui interprète les tentations du Christ. C’est une parole qui arrive en fin de parcours, quand Jésus a reconnu la source des tentations. En aurait-il été de même si Adam et Eve avaient reconnu dès le début d’où venait cette foi qui critiquait le créateur ? Nous pourrions nous demander pourquoi, au début de la Bible, comme au début des Evangiles, les auteurs des textes sacrés ont introduit un récit de tentation. Sans doute est-ce une manière de présenter notre relation à Dieu comme n’étant pas automatique.

 

Bien sûr il faut prendre ces récits avec une certaine dose d’humour et une aptitude à saisir le sens caché d’un récit composé en vue de faire réfléchir. Comment cela s’est passé ? Nous n’en saurons jamais rien. Pourquoi ces récits ont-ils été composés ? A nous de deviner une réponse juste pour notre propre existence. Tout d’abord, c’est à la fin de l’histoire que cela devient clair : Devant tout situation il y a un temps de discernement : Eve, le serpent et le dialogue d’un côté, Jésus, les propositions et le dialogue pour l’évangile. Avec Adam et Eve, il y a la parole de dieu mise en doute. Avec Jésus il y a le renvoi à la Parole de la Loi comme support au choix de Jésus. Pour l’un et l’autre récit il y a un temps de discernement, un temps pour exercer la liberté de choisir.

 

Dans la réponse du Christ, nous constatons que Jésus fait appel à d’autres que lui pour répondre : “selon l’Ecriture… il est écrit“. Nous retrouverons cette attitude de se référer aux Ecritures avec la rencontre du jeune homme riche : dans les Ecritures, qu’est-il écrit ?” (Mtt 19, 20). La relation à Dieu n’est pas uniquement relation personnelle, mais invitation à s’entourer d’autres croyants en vue de choisir son itinéraire. La lecture de l’Ecriture, le partage de vie avec d’autres croyants sont des moyens pour tracer son itinéraire.

 

L’apôtre Paul dans sa lettre aux Romains invite à voir en Adam et Eve le récit d’un échec et dans le chemin de Jésus un chemin de fidélité. Cela se traduit par la formulation : “si à cause d’un seul homme, par la faute d’un seul, la mort a établi son règne, combien plus, à cause de Jésus-Christ et de lui seul règneront-ils dans la vie ceux qui reçoivent le don de la grâce…” Ce faisant, il donne un accent dramatique à ce qui devient une lutte de la Mort et de la Vie. Or dans ce combat, à cause du baptême qui nous lie à Christ, nous sommes déjà entrés dans la Vie, c’est-à-dire reliés au Père. C’est là l’espérance de Paul qui devient la nôtre : Christ a fait notre réconciliation avec Dieu. On ne peut donc dire “égalité dans la mort avec Adam et égalité dans la vie avec le Christ”, mais plutôt certitude d’être reliés à Dieu, justifiés devant Dieu  à cause de la croix du Christ. Face au premier faux pas de l’homme Paul présente le Christ qui donne de régner avec Lui. Mais il manque au texte de ce dimanche les deux versets où Paul affirme la surabondance de la grâce sur l’abondance du péché : “là où le péché s'est multiplié, la grâce a surabondé”.

Le temps du carême est d’abord le temps de l’espérance, le temps pour renforcer notre confiance (foi) en Dieu. Ce n’est pas en comptant “nos plus et nos moins” que nous serons réconciliés, mais en confirmant intention de suivre le Christ que nous sommes réconciliés, plus encore : avant même ce que nous faisons, nous sommes déjà réconciliés avec Dieu par Jésus. Le carême est déjà un temps d’action de grâce pour l’œuvre de Jésus-Christ. E.H.

1er dimanche de carême

Genèse 2, 7 à 3, 7 ; Romains 5, 12-19 ; Matthieu 4, 1-11

Arrière Satan !

Dans l’évangile, Jésus exprime son rejet face à Satan : “Arrière Satan,  selon Matthieu qui interprète les tentations du Christ. C’est une parole qui arrive en fin de parcours, quand Jésus a reconnu la source des tentations. En aurait-il été de même si Adam et Eve avaient reconnu dès le début d’où venait cette foi qui critiquait le créateur ? Nous pourrions nous demander pourquoi, au début de la Bible, comme au début des Evangiles, les auteurs des textes sacrés ont introduit un récit de tentation. Sans doute est-ce une manière de présenter notre relation à Dieu comme n’étant pas automatique.

 

Bien sûr il faut prendre ces récits avec une certaine dose d’humour et une aptitude à saisir le sens caché d’un récit composé en vue de faire réfléchir. Comment cela s’est passé ? Nous n’en saurons jamais rien. Pourquoi ces récits ont-ils été composés ? A nous de deviner une réponse juste pour notre propre existence. Tout d’abord, c’est à la fin de l’histoire que cela devient clair : Devant tout situation il y a un temps de discernement : Eve, le serpent et le dialogue d’un côté, Jésus, les propositions et le dialogue pour l’évangile. Avec Adam et Eve, il y a la parole de dieu mise en doute. Avec Jésus il y a le renvoi à la Parole de la Loi comme support au choix de Jésus. Pour l’un et l’autre récit il y a un temps de discernement, un temps pour exercer la liberté de choisir.

 

Dans la réponse du Christ, nous constatons que Jésus fait appel à d’autres que lui pour répondre : “selon l’Ecriture… il est écrit“. Nous retrouverons cette attitude de se référer aux Ecritures avec la rencontre du jeune homme riche : dans les Ecritures, qu’est-il écrit ?” (Mtt 19, 20). La relation à Dieu n’est pas uniquement relation personnelle, mais invitation à s’entourer d’autres croyants en vue de choisir son itinéraire. La lecture de l’Ecriture, le partage de vie avec d’autres croyants sont des moyens pour tracer son itinéraire.

 

L’apôtre Paul dans sa lettre aux Romains invite à voir en Adam et Eve le récit d’un échec et dans le chemin de Jésus un chemin de fidélité. Cela se traduit par la formulation : “si à cause d’un seul homme, par la faute d’un seul, la mort a établi son règne, combien plus, à cause de Jésus-Christ et de lui seul règneront-ils dans la vie ceux qui reçoivent le don de la grâce…” Ce faisant, il donne un accent dramatique à ce qui devient une lutte de la Mort et de la Vie. Or dans ce combat, à cause du baptême qui nous lie à Christ, nous sommes déjà entrés dans la Vie, c’est-à-dire reliés au Père. C’est là l’espérance de Paul qui devient la nôtre : Christ a fait notre réconciliation avec Dieu. On ne peut donc dire “égalité dans la mort avec Adam et égalité dans la vie avec le Christ”, mais plutôt certitude d’être reliés à Dieu, justifiés devant Dieu  à cause de la croix du Christ. Face au premier faux pas de l’homme Paul présente le Christ qui donne de régner avec Lui. Mais il manque au texte de ce dimanche les deux versets où Paul affirme la surabondance de la grâce sur l’abondance du péché : “là où le péché s'est multiplié, la grâce a surabondé”.

 

Le temps du carême est d’abord le temps de l’espérance, le temps pour renforcer notre confiance (foi) en Dieu. Ce n’est pas en comptant “nos plus et nos moins” que nous serons réconciliés, mais en confirmant intention de suivre le Christ que nous sommes réconciliés, plus encore : avant même ce que nous faisons, nous sommes déjà réconciliés avec Dieu par Jésus. Le carême est déjà un temps d’action de grâce pour l’œuvre de Jésus-Christ. E.H.

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