Aujourd'hui, cette Parole s'accomplit

3ème dimanche ordinaire

Néhémie 82-10 ; 1 Corinthiens 12, 12-30 ; Luc 1, 1-4 + 14-21.

 

La première lecture est une page d’histoire (remise en forme) pour exprimer la célébration juive au moment de la restauration de Jérusalem après le retour d’Exil, quand le Temple a été rebâti. L’Evangile lui propose le récit du passage de Jésus dans la synagogue de Nazareth. Après avoir expliqué pourquoi il a voulu écrire, Lus s’arrête sur la lecture et l’homélie de Jésus à Nazareth. Il faut savoir que la deuxième partie de ce récit nous présente Jésus repoussé, rejeté par les siens. Nous lirons cet évangile dimanche prochain.

 

Voici deux célébrations liturgiques, à 500 ans d’écart. Toutes deux ressemblent à nos propres liturgies, car elles intègrent le principe de relire les écrits sacrés qui constituent le cœur de la foi des croyants, ancien et, plus tard, nouveau Testament. Cette lecture est en quelque sorte un enseignement mais aussi l’affirmation que l’on transmet de génération et génération ce qui constitue l’essence même de la foi. Concernant l’Evangile on remarquera le début de la proclamation de Jésus : Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Ecriture. Ce devrait être le message après toute lecture de la vie de Jésus : Aujourd’hui, cette parole se réalise.

 

Notre méditation pourrait porter sur l’importance de prendre du temps pour lire la Bible et nourrir notre foi et notre intelligence aux sources que nous avons reçues. Il y a d’abord l’assemblée qui se rassemble pour rendre grâce au Seigneur pour son œuvre de salut. La lecture est un fait communautaire qui constitue par lui-même l’assemblée autour de la Parole de Dieu. L’une et l’autre lecture est accompagnée de commentaires qui aident à sa compréhension. C’est fait pour que l’on comprenne, interprète. Qu’est-ce que le Seigneur peut bien vouloir pour nous aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’il attend de nous ? Les anciens se souviennent qu’autrefois, avant Vatican II, on faisait lecture dans la langue sacrée qu’était le latin… On ne comprenait pas. La revendication à comprendre existait, mais il a fallu ce concile pour répondre à l’attente du peuple de Dieu.

 

Ce jour de la proclamation, et même toute célébration devrait être jour de joie et de fête, pour tout ce que le Seigneur nous donne de vivre. C’est ce qu’Esdras veut faire comprendre aux auditeurs. On retiendra aussi l’expression : ce jour est un jour consacré pour Dieu.

 

Pour l’évangile, on retiendra que Jésus n’est pas resté auprès de Jean-Baptiste, à attendre les pèlerins qui montaient vers Jérusalem. Jésus va à la rencontre des gens. C’est une caractéristique de l’annonce selon Jésus : il va au-devant. C’est cette attitude qui nous est demandée aussi aujourd’hui, ce qu’on appelle la dimension missionnaire.

 

En ce dimanche nous sommes appelés à nous reconnaître d’une même famille, appelés à former le même corps du Christ… c’est le thème de la seconde lecture : tous différents, mais appelés à former l’unique corps du Christ. E.Hennart.

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