Christ a mené à leur perfection ceux qu’il sanctifie.

33ème dimanche ordinaire

Daniel 12, 1-3 ; Hébreux 10, 11-14.18 ; Marc 13, 24-32

Nous arrivons bientôt à la clôture de l’année liturgique, année B. Le liturge de service a utilisé des textes de style apocalyptique ; ils servent à éclairer cette fin de cycle liturgique. Ainsi les trois lectures, l’une du livre de Daniel qui évoque les tribulations du peuple d’Israël (persécution sous Antiochus Epiphane) ; la lettre aux Hébreux qui évoque l’unique sacrifice du Christ qui remplace tous les sacrifices de l’ancienne alliance et enfin, l’évangile selon Marc, ch.13, qui évoque une fin du monde où les étoiles tombent… Or il ne faut pas se tromper sur l’interprétation, car ne retenir que la catastrophe n’est pas juste.

 

L’évangéliste Marc précise que c’est le signe de la venue (du retour) du Fils de l’homme ; elle est à comparer aux feuilles tendres de l’arbre qui annoncent que l’été est proche : ce n’est donc pas un temps d’hiver qui est annoncé, mais un temps de moissons. Nous sommes ici appelés à comprendre ce qu’est la rédemption, la mission de salut réalisée par le Christ. Certains chants de Noël évoquent l’idée d’effacer le péché ou d’effacer le courroux dans lequel se trouverait enfermé le Père.

 

Ce n’est pas faux, mais il est une autre manière, positive, de considérer l’action de Jésus. Saint Jean, dans le prologue de son évangile affirme que Jésus fait de nous des fils, des enfants de Dieu, non à cause de nos mérites ou de notre volonté, mais parce que telle est la volonté du Père. Cette manière de présenter la venue du Fils “il vient faire des nous des Fils d’adoption”, nous la retrouvons chez saint Paul.

 

Rendons grâce à Dieu pour l’œuvre de rédemption, qui rend toute sa dignité à la création, à la créature que nous sommes. Dans cette présentation de la Rédemption, nous sommes bien loin des présentations faites à Port Royal, ainsi que les courants de l’Eglise gallicane : non pas effacer la tâche originelle, mais restaurer l’œuvre de Création telle qu’elle nous est présentée dans le premier chapitre de la Genèse. On peut alors se souvenir du travail de compréhension apporté par saint Irénée de Lyon : a gloire de Dieu, c’est l’homme vivant et qu’il reconnaisse son Créateur. Abbé Emile Hennart

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