Confiance, lève-toi, il t’appelle

30ème dimanche ordinaire

 

Jérémie, 31, 7-9 ; Hébreux 5, 1-6 ; Marc, 10, 46-52

 

La parole retenue en titre pour ce dimanche : “confiance, lève-toi, il t’appelle” est celle des disciples qui accompagnent Jésus sur la route vers Jérusalem. Dimanche dernier, nous avons vu la demande de ces mêmes disciples pour avoir la première place dans le futur royaume de Jésus. Est-ce que ces disciples avaient déjà mis en œuvre les recommandations de Jésus, c’est-à-dire devenir le serviteur des plus petits ? Peut-être, mais peu probable, puisque Marc fait remarquer que beaucoup de gens rabrouaient cet aveugle qui troublait la quiétude des lieux et celle des pèlerins. Les apôtres, autour de Jésus avaient sans doute autre chose à faire que de se tourner vers le mendiant. L’évangéliste le leur rendra bien, puisqu’il ne signale que le seul aveugle guéri qui suive Jésus sur le chemin : Aussitôt l’homme retrouva la vue et il suivait Jésus sur le chemin. Bien sûr les autres seront aussi sur le chemin !

 

Avec ce récit, Marc clôture la première partie de son Evangile : le chemin de Galilée à Jérusalem. Voici maintenant la semaine de Jésus à Jérusalem, où il sera confronté à ses adversaires, grands prêtres, scribes et pharisiens, ainsi que le pouvoir romain en place.

 

Nous pouvons méditer aujourd’hui la parole : “Confiance, il t’appelle !”. Ceci, d’autant plus qu’au cours de la semaine, nous nous rendrons sur la tombe de celles et ceux qui nous ont précédés. En fêtant la Toussaint et, le lendemain, les défunts, nous sommes appelés à nous tourner vers Dieu source de vie, un Dieu qui appelle à vivre : “Confiance, il t’appelle”.

 

C’est dans ce même sens que nous pouvons relire la première lecture, tirée du livre de Jérémie : “Faites résonner vos louanges…” Le cimetière est le lieu du deuil, mais aussi celui de l’espérance. Comme l’aveugle nous pouvons crier vers le Seigneur : Ouvre mes yeux Seigneur, que je voie les merveilles de ton amour… toutes ces personnes qui font de leur chemin terrestre un chemin de vie, de partage. Nous voyons les ravages de la haine et de la guerre mais il y a aussi les petites graines d’espérance semées contre le racisme, la misère, le refus d’aimer et de partager. Chacun peut être aveugle et ne pas voir ces pousses d’espérance… “Je suis l’aveugle sur le chemin, guéris-moi, je veux te voir. Emile Hennart

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