Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle.

3ème dimanche ordinaire

Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

Jonas 3, 1-10 ; 1 Corinthiens 7, 2+9-31 ; Marc 1, 14-20

 

Voici les tout débuts de l’Evangile de Marc, après que Jean Baptiste eut été arrêté. La parole de Jésus est résumée en une phrase : Le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Evangile ? Dans le même temps, il appelle les premiers disciples et constitue la petite équipe qui le suivra de Galilée en Judée, jusqu’à Jérusalem et au Golgotha. Pour Jésus le temps est venu. Il a invité Simon et André, Jacques et Jean. Ils marchent à sa suite. Au fil des rencontres avec les gens ils découvrent un Jésus qui apporte la réconciliation avec Dieu et la santé à ceux que la maladie a atteints. On le verra même poursuivi par les gens au point qu’il n’a aucun lieu où se reposer. Nulle condamnation de sa part à l’égard des pauvres gens qu’il rencontre, mais seulement l’annonce d’une bonne nouvelle : Dieu s’est approché de vous. Jésus suivait le modèle de certains des prophètes comme Isaïe. Il n’est pas venu pour juger ni condamner, il est venu pour donner envie de vivre, de vivre en plénitude.

 

Nous vivons la semaine de prière pour l’unité des chrétiens… Il faudrait nous rappeler tout ce qui a pu être contre-témoignage à l’Evangile de Jésus au cours des siècles. Depuis 500 ans, après Luther catholique et protestants se sont crêpé le chignon et pire depuis un siècle les catholiques ont pris un autre chemin pour annoncer la parole de Jésus ne serait-ce que le dialogue avec la société, comme l’a souhaité Vatican II. Malheureusement tous les catholiques ne l’ont pas accepté, et certains préfère la rudesse et les formule de rejet, d’ostracisme. Ce n’est pas pour rien qu’il y a deux ans le pape et les évêques ont tant insisté sur l’année de la miséricorde.

 

Le pape se trouve au Chili et au Pérou… Là aussi des témoins de l’Evangile n’ont pas manifesté à la suite de Jésus. Les papes ont eu des paroles dures contre les chrétiens d’Amérique latine. Le pape François, à lui seul ne peut redonner la tendresse de Dieu à ces pauvres alors que l’Amérique des Républicains donnait son appui à Pinochet et d’autres “bons chrétiens”. On sait que le pape François remettra à ces derniers de la société une traduction dans leur langue de l’encyclique “Laudato si’” dans laquelle il invite notre monde moderne à prendre soin de la terre et de ceux qui l’habitent. Il est toujours temps d’inviter à mettre en œuvre l’Evangile.

 

C’est ce qu’a dû faire en son temps Jonas. Il n’en n’avait pas envie, mais selon le pieux roman qui raconte son histoire, il a accepté de faire le tour de la ville. Elle s’est convertie. Cela ne lui a pas plu parce qu’il espérait que Dieu ferait un exemple de sa toute-puissance. Or, Dieu a accepté les signes de conversion et de pardon de ce peuple de païens et il lui a pardonné. Cela, Jonas ne l’a pas accepté. (Il suffit de lire à la fin de l’histoire les reproches de Jonas à Dieu !). Déjà dans l’Ancien Testament on parle d’un Dieu lent à la colère et plein d’amour. C’est cet appel que Jean-Baptiste et Jésus ont lancé : “Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle”. A nous de faire résonner aujourd’hui cette Bonne Nouvelle d’un Dieu qui espère en nous. EH.

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