Parce que tu m’as vu, tu crois !

Deuxième dimanche de Pâques

Actes 5, 12-16 ; Apocalypse 1, 9-19 ; Jean 20, 19-31

 

Les lectures qui commencent ce temps d’après Pâques nous invite à découvrir des figures de croyants. Tout d’abord, voici Pierre et les proches disciples tout auréolés, déjà considérés comme “hors sol“, guérisseurs, hommes à part. Il faudra par la suite que Pierre ramène ses auditeurs à plus de simplicité et de réserve : je ne suis qu’un homme dira-t-il à Corneille, à Césarée. Bref, ce que nous lisons aujourd’hui correspond au début d’une littérature de valorisation des premiers témoins. Saint Luc nous présente les débuts de l’annonce comme une épopée glorieuse où les disciples sont à l’image de leur maître, Jésus, parcourant villes et villages. En fait nous ne savons pas grand-chose des tout débuts, alors que la séparation entre Juifs et Chrétiens n’est pas encore effectuée.

 

La seconde lecture évoque l’auteur de l’Apocalypse. On a coutume de dire de c’est l’œuvre de Jean. C’est une parole rédigée pour soutenir les chrétiens alors qu’ils ont traversé diverses persécutions. Le livre de l’Apocalypse décrit moins le temps présent des premiers chrétiens que l’avenir de la nouvelle Jérusalem où ils habiteront, là où il n’y aura plus de larmes ni de guerre, ni de mort. Mais les chrétiens d’aujourd’hui oublient de lire la fin de l’Apocalypse, en particulier les paroles d’espérance, ainsi que la prière : Viens, Seigneur Jésus (Maranata).

 

L’évangile nous rappelle l’histoire de Thomas, celui qui n’était pas au Cénacle, celui qui ne croit que ce qu’il voit. La parole de témoignage des autres disciples ne le convainc pas. Il lui faut voir et toucher les blessures du crucifié pour qu’il croie. C’est à la suite du dialogue avec Jésus que survient cette affirmation de Jésus : “Parce que tu as vu tu crois ! Heureux ceux qui croient sans avoir vu”. La résurrection est objet de foi. On ne peut exiger des miracles pour obtenir le don de croire. S’il a été donné à quelques-uns de croire en la résurrection de Jésus. La foule des croyants est celle qui a cru aux merveilles de Dieu, un Dieu qui donne la vie et non la mort. Quand nous pensons à Colombo et au Sri Lanka, de quel Dieu sont témoins ces islamistes, sinon un Dieu de mort. Ce n’est pas le Dieu des chrétiens. Déjà dans la toute première partie de la Bible, avant même Abraham, Dieu refuse la vengeance, la vengeance de ceux qui voudraient tuer Caïn. Un signe est posé sur lui par le Dieu de la Bible pour le protéger.

 

La résurrection du Christ est une manière d’affirmer que la mort ne peut pas avoir le dernier mot. Comment pouvons-nous entendre cette autre parole dans l’Evangile :“La paix soit avec vous !” Salam aleikoum. Dans la langue de Jésus comme dans celle de l’Islam, c’est la même expression : Salam. Faut-il donc que les islamistes aient oublié Dieu qu’ils aient ainsi osé enlever la vie à des centaines d’hommes, de femmes et d’enfant en ce jour où l’on fête Pâques, la Résurrection. Il serait temps que les prédicateurs de l’Islam rectifient l’enseignement de mort qui a été décrété par les descendants du prophète. Il y a quelques semaines, le pape François se rendait au Maroc ; quelques semaines auparavant il s’était rendu en Arabie Saoudite. Quand donc le dialogue deviendra-t-il un dialogue pour donner la vie ? EH.

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