Il fallait bien festoyer et se réjouir

4ème dimanche de carême

Josué, 5, 10-12 ; 2 Corinthiens 5, 17-21 ; Luc 15, 1-32

 

En cette année de la miséricorde, il nous est donné d’entendre l’Evangile du père prodigue (autrefois on disait plutôt du fils prodigue). Ce changement de titre est l’occasion d’attirer notre regard et notre méditation sur la figure du père, davantage que sur la confession du fils à son retour. Deux, autres textes précèdent cette parabole, celle de la brebis égarée et celle de la pièce retrouvée (ch. 15 de Luc).

 

Voici donc un père qui respecte pleinement la volonté de ses enfants … même lorsque cela entraine la séparation. Le père s’emploie à rendre toute sa dignité au fils. L’attitude du second fils, l’aîné qui refuse d’entrer et de participer à la fête doit aussi nous faire réfléchir. Sans doute Jésus et Luc pensent avant tout au peuple Juif, l’ainé, qui refuse d’entrer dans les sentiments de Jésus et des communautés chrétiennes à sa suite. C’est sans doute de cela, de cette miséricorde qu’il est question, au moment où nous pouvons faire l’anniversaire des manifs parisiennes contre ceux qui ne pensent ni ne vivent comme les bons chrétiens qui défilèrent alors… Miséricorde d’un côté, refus de laisser passer de l’autre, voilà des chrétiens écartelés entre raison et amour.

 

Laissez-vous réconcilier avec Dieu demande Paul dans la seconde lettre aux Corinthiens... et avec nos frères pouvons-nous ajouter. E.H.

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