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Diocèse d'Arras Prier et Célébrer Bible
Les 40 ans de Dei Verbum
La quatrième et dernière session du Concile Vatican II eut lieu entre septembre et décembre 1965. De nombreux documents y furent votés, qui constituent les textes de références pour l’aggiornamento de l’Église catholique pour la seconde moitié du XXème siècle. Parmi eux, la constitution Dei Verbum Le 8 septembre 1965 était votée la constitution Dei Verbum, la “Parole de Dieu”. Ce texte redonnait toute sa place à l’Écriture, dans l’Église et le cœur des chrétiens. Cette réévaluation de la Parole de Dieu au sein de l’Église catholique a favorisé la recherche et la collaboration des catholiques avec les autres confessions chrétiennes. C’est ainsi qu’a pu voir le jour la TOB, Traduction œcuménique de la Bible. La lecture assidue de la Bible accompagnée de la prière devenait dialogue avec le Dieu révélé, que l’on écoute, que l’on prie, à qui l’on parle. Pour le 40ème anniversaire de Dei Verbum, Mgr Kasper, président du Conseil pontifical pour la promotion de l'Unité des chrétiens, a présenté le congrès international "L'Écriture dans la vie de l'Église". Du 14 au 18 septembre 2005, à Rome, 4000 personnes de 98 pays y ont participé. Quelques citations de Dei Verbum Écriture, Tradition, Église : §10 La Tradition sacrée et la Sainte Écriture constituent un unique dépôt sacré de la parole de Dieu, confié à l'Église; en s’attachant à lui, le peuple saint tout entier, uni à ses Pasteurs reste assidûment fidèle à l’enseignement des Apôtres, à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières… la Parole de Dieu est la sorce de notre foi Un peu d’histoire. L’exégèse ancienne (du 2ème au 16ème siècle) s’intéressait surtout au sens spirituel et allégorique, à la portée théologique des Écritures. Cette démarche ne perdait pas de vue « l’historicité » du contenu des Écritures, mais c’est surtout à partir du XVII que se développeront les controverses nées de la quête historique de Jésus. Richard Simon, oratorien (1638-1712), inaugure la nouvelle recherche biblique de type historique ; malheureusement, sa démarche, honorable, est discréditée par la plume acide quoique talentueuse de l’aigle de Maux (Bossuet)>>>. Les controverses s’amplifient au XIXème siècle sous l’effet conjugué des découvertes archéologiques au Moyen-Orient, des questions nouvelles des sciences humaines (histoire, sciences naturelles, linguistique) et de la critique visant à discréditer la foi des chrétiens. C’était l’époque où Foi et Raison refusaient le dialogue. La règle de vérité avait été édictée par le Syllabus (1864). Puis en 1909, La commission Pontificale Biblique, interdisait aux catholiques la poursuite des recherches exégétiques ; la lecture et l’étude de l’Écriture par les fidèles se trouve bloquées, démarquage d’autant plus grand d’avec les courants issus de la Réforme protestante, qui avaient développé la lecture et la libre interprétation des Écritures. Il s’est fort heureusement trouvé des chercheurs chrétiens qui ont poursuivi l’effort de dialogue entre les découvertes de type historique ou scientifique et questions posées à la lecture chrétienne de l’Écriture… comment dépasser la stérile opposition entre le Jésus de l’histoire et le Christ de la foi ? On pensera au père Lagrange, au père De Vaulx fondateur de l’école biblique de Jérusalem… Les premiers signes d’un printemps pour l’étude de l’Écriture nous viennent de Pie XII qui publie en 1943 « Divino afflante » où il reconnaît de l’intérêt pour les sciences sacrées. Il ouvre la compréhension de l’inspiration et reconnaît un certain rôle des écrivains sacrés dans l’écriture des textes de la Bible, sous l’inspiration de l’Esprit-Saint. Dix ans plus tard, le cardinal Liénart publiait une Bible intégrale en français. Le 15 avril 1993, la Commission Biblique Pontificale publiait un important document, préfacé par le cardinal Ratzinger : « l’interprétation de la Bible dans l’Église » (note : Documentation catholique 2085, du 2 janvier 1994) Elle incite à savoir utiliser différents outils de lectures (analyses), et met en garde contre une lecture fondamentaliste, c’est-à-dire « …l’interprétation littérale, qui entend une interprétation primaire, littéraliste, c’est-à-dire excluant tout effort de compréhension de la Bible qui tienne compte de sa croissance historique et de son développement… l’approche fondamentaliste est dangereuse, car elle est attirante pour les personnes qui cherchent des réponses bibliques à leurs problèmes de vie. Elle peut les duper en leur offrant des interprétations pieuses mais illusoires, au lieu de leur dire que la Bible ne contient pas nécessairement une réponse immédiate à chacun de ces problèmes. » De nombreux groupes bibliques se sont constitués, ayant des approches différentes (démarches spirituelles, démarches exégétiques différentes). Ils étudient les textes, s’inspirent d’eux… en font un élément de leur prière. Les uns comme les autres sont appelés à une réelle rigueur dans leurs manières de lire et interpréter les saintes Écritures. Témoignage.
Article mis en ligne par Gestion Technique Internet du Diocèse
Publié Mardi 03 octobre 2006
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