14 janvier - 2ème dimanche ordinaire

Les noces à Cana

 

Isaïe 62, 1-5 ; 1 Corinthiens 12, 4-11 ; Jean 2, 1-11

 

Avec ce dimanche s’ouvre le temps des dimanches ordinaires, jusqu’au 25 février, premier dimanche de carême.

les noces de cana jarres les noces de cana jarres  L’évangile de ce jour, les noces de Cana, se prête à des interprétations multiples. La première interprétation prend au premier degré tout ce qui est écrit : Jean raconterait purement et simplement un épisode de la vie de Jésus : il a été invité ainsi que sa mère au village d’à côté pour un mariage. Il est venu avec ses amis. Sa mère a remarqué le cauchemar du jeune époux, à cause du manque de vin, expression de son manque de prévoyance. Jésus  fait venir par les serviteurs des centaines de litres d’eau qu’il transforme en vin de qualité supérieure.

 

Un autre niveau d’interprétation est permis à ceux qui connaissent les subtilités de l’évangéliste Jean, son inventivité en expressions à double-sens, sa qualité spirituelle qui voit au-delà des choses, sa connaissance de la Bible qui lui fait trouver des correspondances où nous autres ne voyons rien sans l’aide de commentateurs.

 

Plutôt que de parler de premier miracle de Jésus, Jean écrit : tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » ! Commencement est un mot qu’il a employé à la première ligne de son évangile, pour nous renvoyer au tout début de la Bible où est présentée l’œuvre de création de Dieu : par sa parole tout fut fait, Dieu dit et cela fut… Or Jésus est le Verbe, la Parole de Dieu, et il fait les œuvres du Père. Œuvres et signes sont aussi des expressions consacrées dans le Livre de l’Exode pour dire l’œuvre de Dieu envers son peuple. Sommes-nous prêts, avec Jean à reconnaître en Jésus celui qui vient accomplir pour les hommes l’œuvre de réconciliation, de re-création, de nouvelle alliance ?

 

Les noces dont il est question dans ce chapitre sont à mettre en relation avec la conviction de l’Ancien Testament, qu’un jour se réalisera la parole des prophètes : “on te nommera mon épouse, ma préférée” (2ème lecture), ou “ton créateur est ton époux, on l’appellera le Dieu de toute la terre” (Isaïe 54, 5). Plus tard, Jean évoquera le peuple des rachetés comme une jeune mariée parée pour son époux (apocalypse, 19,7 et 21,2).

 

La liturgie invite donc les croyants à reconnaître en Jésus celui qui réalise l’œuvre du Père, l’alliance (le mariage) de Dieu avec son Peuple. “Les disciples crurent en lui”, précise saint Jean. Et nous, nous arrive-t-il de fêter cette alliance où Dieu demeure au milieu de son peuple ? Savons-nous reconnaître dans l’eucharistie le moment privilégié de la fête de “Dieu au milieu de nous” ? A quels signes reconnaissons-nous la présence de Jésus et son Esprit au milieu de nous ?

 

On trouvera plus de détails d'interprétation à la page: Jésus à Cana

L'année liturgique, précisions

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