Ministères ordonnés

Petit détour par l'histoire

 

Lors de l'ordination des prêtres Imposition des mains  
Lors de l'ordination des prêtres
Lors de l'ordination des prêtres
Un brin d’histoire ne suffit pas à honorer la signification des ministères ordonnés, mais ces quelques lignes peuvent être un point de départ pour prolonger en groupe la signification des ministères pour l’Eglise et pour le monde, en prenant comme références ce que vécurent les premiers chrétiens et les différentes Réformes dans l’Eglise.

On peut se référer aux ouvrages de Jean Rigal, en particulier : "L'Eglise en quête d'avenir"

 

 

Nouveau Testament

 

Parmi les ministères dont parle le Nouveau Testament, deux groupes sont facilement repérables : les douze, les sept.

Les Douze, une institution qui préfigure le rassemblement final de toute l'humanité (Matthieu 19, 28). Le groupe joue un triple rôle, celui de témoin de la résurrection (Actes l, 1-8), celui rôle de direction (les choix par rapport aux biens, Act 4, 35-37), celui de garant de l'unité (Actes 12, 24-37)

Les Sept, sont institués parce que la communauté exprime le besoin de ne pas délaisser les personnes parlant le grec, en particulier pour recevoir l’aumône et vivre (Actes 6, 1). Nous voyons ensuite l’un ou l’autre du groupe des sept porter la Bonne nouvelle en d’autres lieux (sur la route de Gaza et en Samarie. Paul, dans les années 50, dans la lettre aux corinthiens évoque une diversité de ministères ou charismes ; devant une certaine anarchie, ou plutôt parce que chacun se pousse des coudes, il précise une hiérarchie, où l’on trouve : premièrement les apôtres, ensuite les prophètes puis et les hommes chargés de l’'enseignement. Tout ceci est au service de la communauté, en vue de l’édifier, l’exhorter, l’encourager. (1 Co 14). Par la suite, cette trilogies s’imposera. L'importance est donnée à des charges et non des personnes.

Ce qui marque cette période dans l'organisation des ministères, c'est le souci de la fidélité au Christ, le service de la communauté à faire grandir et le souci de l'unité. Une préoccupation est clairement signifiée : le discernement dans l’appel à une charge (ou ministère): qui appeler, pour quelle responsabilité (1 Timothée 3,4, 5,6). Un autre aspect apparaît, celui de l’investiture, avec le rite de l'imposition des mains (Actes 13, 3 ; 1 Timothée 4, 14 ; 2 Timothée 1,6). Un ministère, on ne se donne pas, on le reçoit. L'initiative de Dieu reste la source de l'appel.

 

D'un concile à l'autre

 

Le concile de Trente est le point de référence pour les siècles derniers. Il s’est déroulé dans un contexte de polémique avec les protestants. Parmi les insistance (en réaction aux thèses des protestants), il retient l'Ordre,  qui est un vrai sacrement (en réaction à Luther qui disait que tous sont prêtres par le baptême), la messe comme sacrifice, inséparable du sacerdoce ministériel (ceci au détriment de la parole de Dieu et de mission); les prêtres au sommet de la hiérarchie de l'Église; les évêques supérieurs aux prêtres par le gouvernement pastoral dont ils sont les dépositaires.

Le concile de Vatican II aura lui aussi quatre insistances. Mais elles sont bien différente: l'Église est le pôle d'articulation des ministères (lesquels sont situés en rapport à la mission) ; la reconnaissance d’une diversité de fonctions et de charismes; enfin, l'épiscopat reconnu comme sacrement et les prêtres comme collaborateurs des évêques. Une insistance est mise sur les liens entre parole, eucharistie, et mission, les prêtres veillant aux liens de ces trois dimensions qui font l'Église.

 

Le diaconat

C’est le concile Vatican II qui a rétabli le diaconat, oublié les siècles précédents. Entre ce qu’il fut dans les années 1960 et aujourd’hui, on peut mesurer un déplacement du service de l’homme blessé vers le service des sacrements (en particulier baptême net mariage). Le premier diacre en France fut Jean Patte, originaire d’Arras, et alors responsable du Secours Catholique.

Article publié par E.H. Communication Diocèse • Publié • 2837 visites