Dogme de la virginité de marie

Beaucoup de gens ne comprennent pas le dogme de la virginité de Marie.

Et moi je suis un peu comme eux ...

 

Une représentation intimiste, le regard. Dialogue entre Marie et Jésus Marie  
Une représentation intimiste, le regard. Dialogue entre Marie et Jésus
Une représentation intimiste, le regard. Dialogue entre Marie et Jésus
C’est en effet difficile à comprendre pour nous.
Car l'Eglise ne parle pas d'abord, ici, de biologie ni de génétique.
Il s'agit d'un dogme, c'est-à-dire de quelque chose qui nous parle du mystère de Dieu.


Les premiers chrétiens ont découvert que Dieu s'est manifesté dans notre condition humaine en cet homme Jésus. Ce qu'ils ont découvert d'abord à partir de sa vie et de sa mort, ils l'ont exprimé ensuite aussi à propos de sa naissance et de son origine.

 

 En lisant les évangiles, nous sentons qu'il y a un lien unique et très particulier entre Jésus et celui qu'il appelait son Père. Luc l'exprime dans le récit du baptême de Jésus, où la voix du Père se fait entendre, reprenant un psaume: « Tu es mon Fils, moi aujourd'hui je t'ai engendré. »

C'est la même chose qu'il écrit d'une autre façon en racontant la naissance de Jésus. Nous fêtons l'Annonciation.

 

L'ange dit à Marie : « L'Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre» (Lc 1,J 5). Contrairement à ce qu'on pense souvent, Luc ne nous invite pas à imaginer comment va se passer la conception biologique de Jésus. Il nous dit simplement que Dieu intervient, à sa manière, qui demeure inconnaissable.

 

Je viens de relire ce qu'avait écrit le futur pape Benoît XVI en 1969, quand il était jeune théologien: « La filiation divine de Jésus ne repose pas, d'après la foi de l'Église, sur le fait que Jésus n'ait pas eu de père humain; la doctrine de la divinité de Jésus ne serait pas mise en cause si Jésus avait été issu d'un mariage normal. Car la filiation divine dont parle la foi n'est pas un fait biologique (...), elle se situe dans l'éternité de Dieu. * » Il faut donc lever un malentendu: ce n'est pas parce que Marie est vierge que Jésus est Fils de Dieu; c'est parce que Jésus, fils de Marie, a été reconnu Fils de Dieu qu'on a parlé de la virginité de Marie.


« Foi chrétienne hier et aujourd'hui », Mame, p. 192.

Père Dominique Fontaine, prêtre de la mission de France,

 

 

 

Théo, encyclopédie catholique  pour tous.

Théo résume ainsi Marie la présentation de Marie, “toujours vierge” (édition 2009, p. 914)


La tradition chrétienne, depuis le IVème siècle, n'a cessé de dire Marie « toujours vierge» (Épiphane de Salamine, + 402). Après le concile de Constantinople Il en 553, celui de Latran au VIIè siècle consacre l'expression.
Les théologiens l'expliquent de la manière suivante: Marie est vierge avant l'enfantement - Jésus n'est pas le fruit d'une rencontre charnelle avec un homme, ni avec Dieu, comme dans la mythologie grecque -, pendant l'enfantement, après l'enfantement - Jésus n'a pas eu de frères et sœurs.


Au cours de l'histoire, certains ont voulu s'intéresser au côté physique de cette virginité. Un évangile apocryphe du Il' siècle, le Protévangile le Jacques (19, 3-20, 1), raconte que la sage-femme qui accoucha Marie chercha à « vérifier» a virginité de Marie et en fut punie. Par contraste, le Protévangile de Jacques met en valeur la volontaire discrétion des véritables Évangiles et les chrétiens sur des questions gynécologiques lui, d'ailleurs, ne se posaient ni au temps du Christ ni au VIIéme siècle.


À vrai dire, l'affirmation de la virginité de Marie est analogue (et d'ailleurs, pour la pensée chrétienne, significativement liée) à l'affirmation de la résurrection du Christ. Dans les deux cas, Jésus se tient présent malgré les lois de la physique ordinaire et, dans la foi, cette présence est un don de Dieu, qui suppose le don de soi de Jésus, pour la résurrection, et, à un autre plan, le don de soi de Marie, pour la Nativité.

 

Bernard Sesbouë,

Dans Croire Droguet et Ardant 1999, Bernard Sesbouë écrit un chapitre complet pour présenter les questions et les objections habituelles en théologie. (p. 330-346). Il ne m’est pas possible d’en rendre compte totalement. Je retiens de la citation d’un exégète reconnu R.E. Brown) « La totalité de la preuve scientifiquement contrôlable laisse devant un problème non résolu ». La recherche des sciences historiques et biologiques ne peut rejoindre la réalité de la conception virginale, pour les mêmes raisons qu’elles ne peuvent rejoindre le fait de la Résurrection… Rechercher une explication scientifique est par hypothèse hors de notre portée. B.Sesbouë conclut son chapitre ainsi : « Si la conception virginale de Jésus est une donnée toujours ouverte à de nouveaux approfondissements, elle ne peut pas être considérée comme facultative au sein de la foi chrétienne… ».

 

La théologie des siècles récents a insisté sur la dimension physique de la virginité de Marie, laissant trop dans l’ombre la signification (les significations) que voulaient donner dans leurs homélies, les Pères de l’Eglise, à savoir des dimensions spirituelles. Leur exégèse se fonde sur la recherche des 4 sens de l’Ecriture qui développent la signification des textes laissés par les écrivains sacrés.

 

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