Solennité du Christ roi de l’univers

Maranatha: Viens, Seigneur Jésus

Daniel 7, 13-14 ; Apocalypse 1, 5-8 ; Jean 18, 33-37
La fête du Christ Roi de l’univers vient nous dire que toute la création est transformée dans le Christ. Tout l’univers est renouvelé dans la mort, la résurrection et la montée aux cieux du Christ. [La fête du Christ Roi a été placée en fin de l’année liturgique par le pape Pie XI, en 1925 afin de mettre en lumière l'idée que les nations devraient obéir aux lois du Christ. A l’époque, le pape se considérait encore prisonnier au Vatican, depuis la guerre de 1870 et la proclamation de la République en Italie].

 

À l'origine, la fête du Christ-roi était célébrée le dernier dimanche d'octobre (c'est-à-dire le dimanche qui précédait la Toussaint, le Christ précédant et amenant tous les saints auprès de son Père). Par ailleurs, l'orientation et le nom même de la fête ont été changé : devenue la fête du "Christ Roi de l'univers", elle met l'accent sur l'idée que dans le Christ toute la création est récapitulée, selon la théologie de saint Paul.

 

Les deux lectures de ce dimanche appartiennent au langage apocalyptique et peuvent nous déconcerter. Pourtant, l’une et l’autre devraient être simples à interpréter. Toutes deux signifient la place de Dieu au sommet de l’univers. Le livre de Daniel est reçu comme annonce de la venue d’un Messie, au-delà de toutes les catastrophes qui surviennent : le Seigneur envoie “comme un Fils d’homme”. Pour Daniel comme pour Luc (dimanche 18 novembre) , les catastrophes ne sont pas la fin de tout… Il y a un après, où le Seigneur rassembee ses élus. Telle est le message de Daniel, tel est aussi le message de Jean dans l’apocalypse.

 

Le Seigneur Jésus est l’alpha et l’oméga, il est au commencement et à la fin. Cette apocalypse se termine par une prière “ Viens, Seigneur Jésus” (maranatha) qui est une parole d’espérance de la part du chrétien, parole de confiance envers celui qui est, qui était et qui vient. Notre méditation pourrait se développer sur la continuité de l’histoire des origines du monde, jusqu’à son plein épanouissement en Christ “à la fin des temps”.

 

On pourrait alors se dire grain de sable, poussière dans l’immensité infinie ; on pourrait aussi redire sa confiance en Dieu qui nous aime au point de donner son fils. Toute eucharistie est avant tout action de grâce pour cet amour manifesté par Jésus et dont nous sommes les destinataires, quoi que nous ayons fait : il a voulu nous aimer et, le premier, il nous a aimés. Cela devrait nous aider à continuer notre chemin, devant Dieu et devant les hommes, quoi qu’il arrive ! C’est ainsi que nous faisons tenir ensemble en nous : foi, espérance et amour. EH

La fête du Christ Roi a été instituée en 1925.
 

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