Les diacres en formation continue

Le service évangélique de l'humain

Formation pour les diacres permanents Formation pour les diacres permanents   Le dimanche 2 décembre 87 personnes, des diacres et épouses de diacres des diocèses de Lille, Arras et Cambrai étaient rassemblés à la MDA pour la 1ière des deux journées annuelles de formation continue.


Ayant achevé en février 2012 un cycle de 3 ans sur « Vatican II, un événement pour l’Eglise » ils ont abordé un nouveau cycle intitulé « Le service évangélique de l’humain dans les mutations du monde ». Le thème sera déployé en 3 ans, selon 3 angles d’approche : « servir la responsabilité et la liberté quand la politique est dévaluée » en 2012-2013 ; « servir la fraternité quand l’économie fait peur » en 2013-2014, « servir la vérité quand les savoirs sont éclatés » en 2014-2015.


L’intervenant Jean Yves Baziou a orienté la réflexion du matin sur l’autorité comme relation de pouvoir, l’interprétation moderne de ces notions et les critères d’une obéissance responsable à l’autorité.


L’après midi pointait davantage la responsabilité propre du politique : gérer les tensions et les contradictions d’un peuple et les faire travailler ensemble pour faire advenir un projet capable de recueillir une large adhésion ; ouvrir la voie de l’intérêt général pour que chacun s’y reconnaisse ; articuler le présent avec le passé, qui peut être source d’inspiration, et avec l’avenir pour préserver l’intérêt des enfants, anticiper le mouvements de fond de la société ; gérer, canaliser la violence inhérente à toute société ; mettre en œuvre ses convictions en tenant compte du principe de réalité ; tenir l’équilibre entre la résistance, la dénonciation de l’injustice, la recherche de règles communes et l’utopie ou l’espérance d’un autre possible.


La responsabilité du politique requière des vertus de prudence, de patience, de lucidité, d’humilité car le pouvoir rencontre les limites de la réalité et d’ambition pour ne pas renoncer à ce qui est possible. Elle appelle à la fois notre respect, notre vigilance, notre lucidité.


Ces journées sont, on le voit, très stimulantes intellectuellement et fraternellement car elle permettent de prendre des nouvelles des confrères côtoyés pendant les 6 ans de formation initiale et des absents. La célébration de la messe dans la chapelle achève ce temps fort dans la prière et le recueillement.

Geneviève Jovenet
 

Article publié par E.H. Communication Diocèse • Publié • 2516 visites